Entretien avec Whist au Longlive Rockfest 2017


Lors du Longlive Rockfest 2017 à Lyon, nous avons eu la chance de nous entretenir avec Whist, un jeune groupe lyonnais dont nous avions chroniqué le second EP, Square One (ICI). Cette interview a eu lieu juste après leur passage sur scène. Avec un nouvel EP qui devrait sortir courant septembre, l'occasion de découvrir plus en profondeur ce groupe à l'avenir prometteur était immanquable !

Salut Whist et merci de nous accorder un moment pour cette interview juste après votre concert au Longlive ! Si on commençait par des petites présentations personnelles ?

Philippe : Ok j’attaque ! Moi c’est Philippe Silva, 23 ans, bassiste, graphiste free lance depuis février 2017. J’ai passé mon Bac SSI, comme nous tous dans le groupe d’ailleurs, en 2012. Par la suite j’ai fait un DUT Multimédias et Internet jusqu’en 2014 où j’ai eu mon diplôme puis j’ai fait un an de service civique à la MJC Ô Totem en tant que technicien son lumière et plateau. Ensuite j’ai rien fait et maintenant je suis graphiste.

Merci pour cette courte présentation, Juliette tu peux faire plus simple si tu as envie !

Juliette : [rires] Alors moi je m’appelle Juliette, chanteuse de Whist ! J’étais en mécanique, packaging etc… en dehors de ça il y avait la musique, j’ai toujours été en répétitions depuis que j’ai 7 ans. J’ai commencé par le violon alto puis la guitare électrique et après quand le prof de guitare m’a dit de chanter je me suis exécutée. Donc maintenant je chante et je passe un diplôme DEM à l’école de musique.

Jules : Donc, Jules, guitariste du groupe, je suis le même cursus que Juliette qui a un an d’avance avec Théo (batterie). J’ai fait un BTS audiovisuel à côté et c’est grâce à ça qu’on a rencontré Mars qui a rejoint le groupe il y a deux ans. Et sinon mes heures perdues, enfin non ce ne sont pas des heures perdues, je suis le plus grand fan des Black Eyed Pease de France.

Théo : Et bien je suis Théo, batteur de Whist, j’ai 22 ans. Je chante aussi un petit peu et ce que je fais dans la vie, hum chômage ! Mais je suis en train de passer mon diplôme en DEM comme les autres à l’école de musique.

Mars : Et moi c’est Mars, j’ai 22 ans, comme l’a expliqué Jules je l’ai rencontré au BTS audiovisuel c’est comme ça que je suis entré dans le projet Whist. Je fais de la guitare dans le groupe et voilà ! Ah et de l’électro aussi, et je suis technicien vidéo avec un grand artiste Français [rire général du groupe]. Christophe Maé oui on peut le dire voilà !

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De gauche à droite : Mars, Philippe, Jules, Juliette, Théo.


Vous avez déjà sorti deux EP. Un fait maison il y a quelques années puis Square One l’an passé. Il y a une grosse différence entre les deux, qu’est ce qui a changé chez vous pendant ce temps ?

Juliette : C’est Mars la différence ! A l’époque on était un groupe de potes qui faisait de la musique entre les cours.

Théo : Voilà et après on a décidé de faire quelque chose de plus sérieux, plus professionnel. Donc en fait il faut savoir qu’on avait entendu parler d’un gars qui mixait sur Marseille, qui est maintenant un très bon pote, Flo Salfati (chanteur de LANDMVRKS) de Homeless Records, avec qui j’avais mixé pour un autre projet (Deep Merries). Donc j'ai tanné les autres un moment en leur disant “sérieusement les gars faut qu’on aille bosser avec ce mec”. Et Flo a réussi à vraiment nous faire sonner et on s’est dit qu’on allait vraiment essayer de passer un pallier.

Juliette : Avant on prenait toutes les idées qu’on avait et on en faisait des morceaux, maintenant on sélectionne et on essaie de faire le meilleur et ce qui nous correspond le plus, toujours sans se mettre de barrières mais en nous limitant a vraiment faire du son qui sonne.

Et l’arrivée de Mars a jouée un grand rôle dans votre évolution ?

Mars : La possibilité de faire d’autres choses. Avant Juliette était au chant et à la guitare, maintenant elle peut se concentrer uniquement sur le chant. Après rien que le changement d’avoir une personne de plus dans le groupe peut peut-être apporter plus de maturité.

Théo : Tu nous a apporté aussi une autre vision de la musique et de la façon de travailler.

Mars : Oui mais c’est un état d’esprit, c’est pas spécialement MA vision des choses en particulier?

J’avais aussi entendu parler des compos deathcore retravaillées pour s’intégrer à votre “pop punk alternatif” non ?

Théo : Vrai vrai vrai vrai !

Juliette : Carrément, le côté metal dans nos nouvelles compositions vient principalement de Mars. Et il a aussi apporté le côté sérieux a une simple bande de potes qui faisaient de la musique ensemble depuis qu’ils avaient seize ans.

Philippe : Et puis pour les influences de deathcore oui on parle vraiment au sens littéral du terme puisqu’il est arrivé de son ancien groupe de deathcore justement avec un riff qu’on a mis dans une de nos musiques. Le riff principal du morceau “True Lies, False Pretenses”.

Jules : On est arrivés en répèt’ il était en avance, donc il était en train de jouer ce riff, Théo l’a suivi à la batterie et puis moi “wah c’est trop metal c’est dégeulasse” et au final on en a fait un morceau.

Mars : Ouais t’as rajouté le refrain un peu plus pop.

Et donc toi Juliette, le fait d’avoir pu lâcher la guitare ?

Juliette : Ah bah ça m’a libérée. Je me cachais vraiment derrière et puis ce que je voulais vraiment faire c’était chanter. Là le fait de pouvoir monter sur scène et aller de partout avec mon micro, ca change la donne. Même au niveau des parties de chant j’ai pu vachement évoluer puisque je n’étais quand même pas super forte à la guitare donc gérer les deux n’était pas évident. Je n’arrivais pas à jouer des gros riffs et chanter correctement en même temps donc je voulais me concentrer sur une seule chose. Je voulais chanter mieux !

Théo : Ce qui ne l’empêche pas d’être une super zicos qui continue à gratouiller à ses heures perdues et elle touche pas mal les claviers sur scène aussi.

Juliette : Et puis même scéniquement, ça rend mieux de pouvoir bouger, aller vers le public etc…

En parlant du chant justement, vous aimez bien presque tous chanter, Théo, Jules et Philippe ont leurs parties vocales. Mais du coup, Mars chante si mal que ça ?

Juliette : Ah il veut pas ! On l’a forcé pourtant on lui a dit que si il voulait entrer dans le groupe il devait chanter.

Mars : Je pense que je chant pas si mal que ça (ndlr : avec beaucoup d’hésitation). Rythmiquement déjà ça devrait aller…

Théo : Putain mec tu viens de crever un abcès ! Il fallait cette interview, c’est un moment historique, Mars vient de dire qu’il pourrait éventuellement chanter !

Mars : Non non non ! Je m’occupe déjà trop de choses et ça serait le bordel sur scène [rires]

Juliette : Après oui on a assez de voix pour prendre des libertés dans des styles différents. Théo scream, Philippe rap un peu et fait des choeurs, Jules apporte le côté rap

Jules : Rap US, de ouf.

Mars : Et du coup, justement on peut déboucher sur le fait que pour nos compos et notre jeu en live on ne va pas se dire “ah bah tiens lui chante bien alors il va chanter”, non, on va penser au rendu global et par exemple si moi il y a un riff que je fais qui est bon mais que dans le rendu global il ne colle pas, on ne va pas le faire. C’est pareil avec le chant. Donc on a pas forcément besoin d’une voix en plus.

Vous avez sorti pas mal de covers sur Youtube (Paramore, PVRIS, Red Hot, Twenty One Pilots…). Il y en a d’autres de prévues ?

Théo : C’est des choses qu’on continue à écouter même si on écoute tous des choses très différentes. Après ces covers datent un peu mais c’était des choses qu’on aimait avant qu’il y ait tant d’engouement autour. Twenty One Pilots et PVRIS par exemple je venais de découvrir ça, ça ne passait ni à la radio ni à la télé et on a direct accroché dessus. On a moins le temps maintenant parce qu’à chaque fois on essaie d’illustrer le morceau avec une mise en scène etc. On préfère se concentrer sur notre EP qui devrait sortir en septembre si tout va bien !

Tu anticipes mes questions ! Vous avez commencé à bosser dessus un peu ?

Théo : On vient d’enregistrer quatre sons pour le moment, à Homeless Records chez notre pote Flo Salfati et on y retourne bientôt pour enregistrer encore cinq ou six sons.

Vous avez des groupes qui vous influencent alors avec ce mélange de metal, rock et pop que vous proposez ?

Mars : Et bien il n’y en a pas vraiment en fait. Enfin pas un seul groupe quoi. Après chacun a son groupe de référence.

Juliette : J’écoute pas mal de groupes à chanteuses donc Paramore, Marmozets et Tonight Alive avant ou encore PVRIS.

Philippe : Ouais j’écoute pas mal de pop punk en ce moment, mais surtout Enter Shikari. Enter Shikari qui restent ma plus grosse influence. Sinon tout ce qui passe là au Longlive quoi, Roam, State Champs, Issues

Jules : Je suis celui qui apporte le côté pop, limite commercial au groupe mais c’est sûrement parce que je suis naïf et que je me fais happer par la musique commerciale, donc j’écoute la radio. Mais du coup j’aime bien, surtout en été avec tous les tubes. Mais vous avez sûrement noté, on a pas encore l’influence JUL dans nos morceaux, possible que ça vienne plus tard !

Théo : Oui, j’aime beaucoup Issues par exemple. Mais de base j’écoute énormément de pop punk et le punk californien des années 90. J’écoute aussi beaucoup de musique emo, et oui je suis l'élément fragile du groupe !

Mars : Et bien moi, je n’apporte pas ma touche d’influences. Parce que j’adore Pink Floyd, Liam et Noel Gallagher. Même si j’apporte le côté metal dans nos compos.

Vous avez sorti “Growing Stronger” il y a quelques jours. Vous nous prévoyez du nouveau pour bientôt avec les titres inédits joués pendant votre set d’aujourd’hui ?

Juliette : Il y avait trois nouveaux morceaux aujourd’hui oui ! Le premier qu’on a joué, qui n’a pas vraiment de titre encore. On a joué “Echoes” et “Growing Stronger” aussi.

Théo : Et on vous balance l’exclu, vous êtes la troisième interview et vous êtes les seuls à qui on le dit ; “Echoes” va sortir en clip cet été !

Incroyable, merci ! Et aujourd’hui vous avez joué au Longlive Rockfest, à Lyon, devant un public nombreux, au Transbordeur en plus. Un petit ressenti ?

Juliette : On avait jamais joué au Transbo, on a toujours pas réalisé

Théo : Je pense qu’on réalisera que ce soir quand on ira se coucher en fait

Mars : Non ce soir je pense que je réaliserai pas, je pense que je serai rond [rires]

Théo : Quand on a appris ça un soir à deux heures du matin, qu’on devait jouer ici, on était comme des dingues ! On a eu la pression, mais une pression positive qui nous a poussé à bosser notre set du mieux possible.

Jules : Le concert s’est super bien passé, il y avait du monde en plus

Juliette : Oui on avait un peu peur à ce niveau à cause de la faible affluence de l’an passé. 

Théo : Mais les gens ont super bien réagis, on entendait crier et applaudir entre chaque morceau.

Mars : Il y a un côté impressionnant dans cette salle avec les balcons remplis de gens aussi, c’est hyper sympa.

Jules : On a vraiment hâte de retourner sur scène en tout cas !

En parlant de retourner sur scène, si vous deviez tourner avec le groupe de votre choix vous choisiriez… ?

Whist au complet : Enter Shikari ! Les papas du rap un peu électro, metal, pop, un style qui part dans tous les sens, c’est génial !

Et bien merci beaucoup pour cette riche interview, bonne continuation et à bientôt sur La Grosse Radio !

Merci à toi ! Salut !



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