Code Orange au Download Festival 2017

De passage il y a quelques mois à l’Olympia en compagnie de Gojira, la formation de Pittsburg, Code Orange, est revenue ce samedi sur la scène Warbird du Download Festival avec …  violence ! Récemment signé chez Roadrunner, le groupe n’en est pas à ses coups d’essai, avec un style s’étant affirmé au fil des albums Love is Love/ Return to Dust  et I Am King. Cette année fut l’année d’une nouvelle sortie avec un troisième album, Forever, beaucoup plus violent avec un hardcore tirant presque vers le death.

L’ambiance angoissante de cette dernière galette se ressent d’autant plus en live pour une prestation pleine de sueur. Leurs influences sont tellement diverses que leur style en devient presque indéfinissable. S’il fallait regarder le set dans sa globalité, il est clairement impossible d’épingler la bande, avec des pistes assez douces, par la voix de Reba Meyers, mais également des chansons où l’excitation est clairement à son comble comme la première track à lancer le groupe sur scène « Forever » (single du nouvel album).

A peine arrivé le bassiste, armoire à glace, tendra son poing en l’air en regardant avec insistance la foule. De quoi faire peur aux fans qui ne sont pas au courant de sa pratique sur scène. Les musiciens sont incontrôlables, les highs kicks s’enchaînent, les headbangs ne s’arrêtent plus, on a presque l’impression d’être dans une salle de sport.


Après « Forever », le groupe enchaîne avec une autre chanson, « Kill The Creator », qui nous démontre tout le potentiel live de cet album. La track est des plus agressive avec des passages de scream puis un arrêt presque total des guitares .. pour reprendre de plus belle, un vrai rollercoaster. Une gestion un peu plus attentive du son aurait peut être permis d’entendre d’avantage Reba Meyers, qui possédait pourtant un rôle conséquent à la guitare et à la voix.

« Bleeding In The Blur » instaure une pause dans  la mêlée, avant de recommencer de plus belle avec des pistes explosives comme « My World » et « Spy ». La contradiction et les traits antagonistes caractérisent la majorité de l’attrait de Code Orange et c’est ce qui rend leurs spectacles passionnants et surtout imprévisibles.


Pour finir, il est clair que Code Orange, malgré ses années d’activité, ne fait que commencer (si ce n’est re-commencer). On pourrait voir à travers cette prestation comme une troisième version de nos Américains en neuf ans, une pour chaque album. De par cette renaissance, Code Orange reste donc un groupe à surveiller de près dans la scène musicale actuelle.

Photos : Marjorie Coulin 2017
Toute reproduction interdite sans autorisation du photographe

 



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