Stray From The Path au Download Festival France 2017

Alors que Suicidal Tendencies sévissait sur la mainstage, Stray From The Path se trouvait sur la petite scène du warbird stage. Aussitôt la prestation de leurs amis d’Architects finie, les natifs de Long Island commencent leur show pour quarante minutes de pure folie.

La foule n’est pas immense devant Stray From The Path, mais composée pour la plupart de connaisseurs. Ces derniers savent donc à quoi s’attendre, car chaque concert des Américains est d’une violence inouïe. Le hardcore bien trempé du quintet ne peut laisser personne indifférent, et surtout pas en live.

C’est une ribambelle de morceaux bien connus des premiers rangs -même si parler de rang n’est pas judicieux tant le public saute et pousse- et scande les paroles de « The New Gods ». Sur chaque morceau ou presque, les circle pit sont d’actutalité, comme sur « Black Friday », si reconnaissable à son introduction signée Thomas Williams.
 


Le son est d’ailleurs un tantinet brouillon et fort sur la Warbird, mais l’ambiance, elle, est au rendez-vous. Ce sont essentiellement des titres du dernier opus de Stray From The Path qui constitue la setlist du jour, avec des morceaux comme « Snap » qui n’offre aucun répit aux spectateurs.

Drew York est l’un des frontman les plus charismatiques de la scène actuelle et le démontre encore ce dimanche. Avec son phrasé et sa voix unique, il braque sur lui tous les regards et captive.
 


Les Américains sont très engagés, à l’instar de groupes comme Stick To Your Guns, faisant d’eux des dignes héritiers des punk réactionnaires aux paroles très critiques. « D.I.E.P.I.G » n’en est qu’un des nombreux exemples, la chanson traitant des violeurs, les « predators » de la chanson, et le discours du chanteur fait mouche car il attise davantage la foule passionnée.

L’heure passe à une vitesse et lorsque la dernière chanson commence, « First World Problem Child », on se met à espérer que Sam Carter viendra rejoindre ses amis sur scène. Une pointe de déception se fait sentir car cela n’arriver pas. De plus, le groupe finit son set dix minutes plus tôt que prévu.
 


Stray From The Path a livré encore une fois un show où la brutalité et l’enthousiasme des membres comme du public sont de mise. On retient surtout l’emballement qu’a provoqué ce concert plus que la performance, même si les deux vont de paire et font de ce groupe un cador de la scène hardcore actuelle.
 

Photographies : © Marjorie Coulin 2017
Toute reproduction interdite sans autorisation du photographe.



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