Metalfest 2012 à  Loreley en Allemagne (du 07.06.2012 au 09.06.2012)


*Le Besf Of des Meilleurs Moments du Metalfest Loreley 2012 (Allemagne)*

L’Allemagne est bien connue pour son metal, la qualité de celui-ci (enfin souvent, oubliez Nachtblut), mais aussi pour ses grands festivals, et surtout un : le Wacken !

Sauf que cette fois-ci, nous ne vous parlerons pas du Wacken. C’est d’un autre festival qu’il s’agit, et qui d’ailleurs se retrouve dans 7 pays différents, dont deux fois en Allemagne (à l’Est, et à l’Ouest). Mais bien sûr ! Nous parlons bien évidemment du Metalfest !

Aaah le Metalfest … pas la peine d’en faire un historique, mais ce festival assez important sur 3 jours regroupait pas mal de gros noms sur son affiche, que vous trouverez un peu plus bas. Mais surtout, moi-même et quelques autres personnes nous sommes rendus à son édition d’Allemagne de l’Ouest, dans la petite ville de Loreley, sur le bord du Rhin, dans un cadre donc tout ce que vous pouvez imaginer de plus magnifique. Nature et fleuve à perte de vue, montagnes tout autour, bref, un décor de rêve tout simplement.

Il faut savoir qu’il s’agissait de la première édition en Allemagne de l’Ouest car avant, c’était à Dessau dans l’Est uniquement. Maintenant, c’est les deux. Pratique, n’est-ce pas ?

Mais comme toute première édition, il y a eu des légers problèmes d’organisation … dont un très important : la file d’attente. 2h30 de file pour pouvoir montrer son ticket et obtenir son bracelet, pour ainsi entrer. Du coup, pas de Sapiency, Turbowolf, Skull Fist et Alestorm le Jeudi, nous sommes entrés un peu avant le début du show de Moonspell, que je tenais absolument à voir ! Ce problème mis à part, aucun reproche particulier, sauf le manque de lumières sur le parking, pour retrouver où on est garés dans le noir, c’est très, trèèèès amusant …
A part ça nous remercierons le Metalfest de nous faire profiter d’un aussi beau cadre et surtout, d’une superbe mainstage !

Car il fallait absolument souligner ce point : la mainstage est merveilleuse ! Un vieil amphithéâtre, où l’on peut s’asseoir quand on est crevé, et même si au regret de certains, il sera difficile de pogoter, voir impossible, les festivaliers comme les artistes se sont accommodés de cette scène vraiment bien conçue !

Bref, à part cela, l’affiche est ici :

Metalfest 2012

Maintenant, bavez.

Votre serviteur n’aura cependant vu que 24 groupes, ce qui est finalement pas si mal, au total, sachant que 9 groupes se succédaient sur la mainstage chaque jour, avec également la petite scène, sous forme d’une tente, qui avait aussi son lot de formations.

Liste des groupes vus :

Moonspell
Nachtblut
Legion of the Damned
Hypocrisy
Blind Guardian
Megadeth
Omnium Gatherum
Triptykon
Huntress
Vader
Grand Magus
Saltatio Mortis
Powerwolf
Eluveitie
Behemoth
My Sleeping Karma
Septic Flesh
Kreator
Swallow the Sun
Steelwing
Death Angel
Asenblut
Dark Tranquillity
Ensiferum

(+ un petit bout d’Epica, mais je ne le compte pas et en plus, c’était mauvais. Tellement que même des fans sont partis voir Asenblut pendant leur set).

Comme vous aurez le droit à du bien copieux bientôt avec le Hellfest, j’ai décidé de raccourcir un peu ce live-report : ainsi, vous aurez le droit au top 10 des meilleures prestations.

10ème position : VADER

Les polonais de Vader débarquaient le Vendredi pour 45 minutes d’un show qui ne laisse pas de répit !
Leur death metal est carré, puissant, technique et professionnel de bout en bout. Le reproche est que, parfois, quand comme moi vous ne connaissez pas très bien les œuvres studios de nos amis de l’Est, l’enchaînement semble de temps en temps répétitif, et un poil linéaire. Un défaut qui sera évidemment gommé par le plaisir de la découverte et d’une vélocité exemplaire.

Vader ne laisse pas vraiment de répit, il faut le dire : avec eux, tout s’enchaîne vraiment très vite ! Les morceaux ne déméritent pas quant à la qualité de la composition, et sont même bien partis pour vous rester en tête une petite partie de la journée, ou, du moins, s’en souvenir vous permettra de bien patienter jusqu’au show suivant. Et le public est très réactif : ça headbang, les cornes sont en l’air, et la foule prend vraiment plaisir à entendre les hurlements d’un Piotr, charismatique chanteur, qui ne fatigue jamais.

Les guitares sont très en avant, pour notre plus grand plaisir, car les parties instrumentales sont fort bien exécutées.

Il serait mentir de dire que la prestation des polonais était mauvaise. Vader est un groupe qui s’est donné à fond pour nous offrir un bon spectacle, et le pari est réussi ! Un très bon moment, qui s’achèvera sur le thème de Star Wars.

9ème position : TRIPTYKON

Cette fois-ci, ce ne sera pas sur la mainstage, mais sur la petite scène, tard dans la nuit (bon, ok, seulement à minuit mais après un jour de fest, on est quand même un peu fatigués), que le groupe suisse Triptykon, connu pour avoir l’ex-Celtic Frost dans ses rangs, montera sur scène pour nous offrir une heure de black metal intense et riche en émotions. Bon, je vais être complètement honnête, je n’ai vu qu’une partie du concert, la faute à la fatigue qui nous a forcé à partir un peu plus tôt. Mais qu’est-ce que c’était bon !

La musique est lente, monolithique, mais d’une grande intensité ! C’est loin d’être ennuyeux, réellement captivant et en plus de cela, le maquillage de Thomas Gabriel Fischer fait penser à Alice Cooper.

Triptykon

Nous nous retrouvons donc très rapidement happés dans cet univers sombre, obscur et menaçant, avec ce chant hurlé oppressant mais terriblement accrocheur, une rythmique de basse envoûtante, un tout qui vous reste dans l’esprit pas mal de temps. Le charisme du frontman / guitariste reste d’ailleurs l’un des points positifs, car l’homme sait comment s’y prendre pour que le public soit acquis à sa cause assez rapidement, sans même avoir besoin de communiquer. Que ce soit par des regards, ou simplement par son chant, difficile de rester de marbre devant la prestation d’un Triptykon qui gagne en intensité minute après minute.

Encore un très bon groupe ce soir-là, qui nous a offert une prestation de qualité. Seul bémol : quelques longueurs parfois dispensables.


8ème position : HUNTRESS

Huntress, formation américaine menée par la blonde Jill Janus, est le groupe qui fait le buzz en ce moment. Considéré comme beaucoup comme uniquement un phénomène de mode, un produit sans intérêt ou n’ayant son succès qu’à cause de la chanteuse qualifiée par certains détracteurs de « bimbo », le scepticisme pouvait donc s’emparer de vous avant que leur show commence. Car peut-être les miracles de la technologie ont-ils effectivement transformés ce combo sans intérêt en bon groupe … ben non. Huntress, c’est vraiment bien, même sur scène.

Et parlons tout de suite de l’objet du scandale : Jill Janus. Nous sommes à des années lumières de la pouf sans talent, bien au contraire. Car Jill est une frontwoman qui possède un vrai jeu de scène, très inspiré par le danois King Diamond, tout comme sa manière de chanter. Elle en fait beaucoup, possède une réelle versatilité mais maîtrise dans de nombreux domaines avec un sacré coffre ! Que l’on aime ou non, il faut reconnaître à la jeune femme des qualités indéniables en tant que frontwoman, et une très bonne tenue de sa voix, que ce soit dans un registre heavy rocailleux vraiment accrocheur, ou des growls / cris qu’elle passe comme une lettre à la poste, et le tout de manière très intense.

En plus, elle est souriante, communique avec le public, complice avec ces musiciens qui eux même le sont entre eux, l’impression qu’Huntress laisse sur scène est vraiment positive, même quand, au milieu de « The Tower », elle descend dans la fosse pour littéralement growler sur une photographe, juste devant son nez.
Et puis musicalement, c’est un heavy peu original mais vraiment carré et bien foutu, qui ne relâche pas la pression, le tout porté par la très belle voix de Jill Janus. On se laissera vite prendre au jeu, ainsi que le public. D’ailleurs il est fort probable que la formation ait de nouveaux fans, la frontwoman étant descendue dans la fosse plus tard pour serrer des mains, un appel auquel beaucoup répondront présent.

Huntress n’est pas qu’un coup marketing. Il s’agit vraiment d’un groupe solide et performant, qui peut aller très loin !

Setlist :

Senicide
Sleep and Death
The Tower
Spell Eater
Night Rape
Eight of Swords


7ème position : SALTATIO MORTIS
 

Les allemands de Saltatio Mortis débarquent le Vendredi sur la Mainstage pour un concert qui ne laissera pas de marbre.

Leur folk metal / rock, accompagné par des instruments traditionnels, passe relativement bien, même quand on ne connaît pas et l’usage de la langue allemande est très loin de choquer.
Mais c’est également un certain dynamisme et beaucoup d’énergie qui se dégagent de la musique du groupe. On ne s’ennuie vraiment pas, et aucune place n’est laissée aux creux et aux temps morts, tant on est entraînés dans la fougue de cette formation vraiment intéressante scéniquement, qui nous offre tout ce que l’on pouvait attendre d’eux.

Mais le plus énergique, c’est le chanteur. Dès son entrée. Mais également ses poses acrobatiques qui impressionnent, quand même. Et puis, il chante bien. Juste, avec précision, modulé, il n’a pas à rougir de sa performance vocale et physique non plus, d’ailleurs. La preuve, il va même jusqu’à s’octroyer un bain de foule … mais vraiment. Il chante, porté à bout de bras par le public, et réellement. Il vient DANS le public, vole de main en main, voilà qui étonne !

Un show comme on pouvait en rêver, et un très bon groupe !

6ème position : BLIND GUARDIAN

Le mythique groupe Blind Guardian est le sous-headliner, et leur show est le meilleur d’eux que j’ai vu jusqu’à présent, après un plutôt bon au Knockout Festival à Karlsruhe, et un extrêmement décevant au PPM Festival de Mons.

La formation joue ses plus grands classiques, comme « Majesty », « Valhalla » ou « Mirror Mirror », tous repris à chaque fois par un public acquis à la cause de la formation allemande. Leur power metal est toujours aussi bon, incisif et puissant, et diversifié également. Le groupe reprend d’un peu tous les albums, en commençant bien sur par le dernier et la chanson « Sacred Worlds » en ouverture, qui fonctionne toujours à merveille.

Hansi Kürsch est vraiment en voix, et c’est un plaisir de le voir aussi en forme. Il communique très régulièrement et semble beaucoup plus souriant et heureux d’être là que les deux précédents concerts du groupe auquel j’ai assisté (mention spéciale en Belgique où on approchait le « je tire la gueule et je ne vous aime pas »). De plus, tout en voix, il se permet des extravagances de haute volée, à la réussite certaine et quelques growls bien placés. S’il s’agit d’une mode de s’y mettre, alors force est de constater qu’il n’a pas à se sentir gêné par rapport à bien d’autres, ce qui fait plaisir à constater !

Et puis, là où auparavant j’ai toujours aperçu lors de leurs prestations un groupe froid et distant, ici, c’est tout l’inverse : beaucoup de présence, et un côté très humain. Voilà qui pourra me réconcilier avec le combo.

Blind Guardian a été tout simplement excellent, et mérite sa réputation. A revoir bien vite !

5ème position : SEPTIC FLESH

Petit détour en Grèce, et à nouveau sur la petite scène, pour aller voir nos amis de Septic Flesh pendant que les allemands d’Edguy jouent sur la mainstage (c’est à ce moment là que Tib doit me détester).

Premier regret : la petite scène porte bien son nom, et nos grecs sont serrés comme des sardines, et c’est bien dommage car ils mériteraient de disposer d’un espace beaucoup plus conséquent pour pleinement se déployer et profiter de l’espace. Mais en fait ce sera le seul regret car musicalement, maintenant qu’ils ne sont plus malades (car au PPM Fest ils n’étaient pas en forme), ils sont capables de donner le meilleur d’eux-même, et tant mieux !

Évidemment, les albums privilégiés sont « Communion » et « The Great Mass », surtout le second. Que ce soit les « Pyramid God », « Anubis », « Communion » et autres morceaux devenus maintenant culte, l’épreuve du live est passée avec succès, d’autant plus que pour une fois sur la petite scène, le son est plutôt bon ! L’ambiance noire et prenante qui s’invite sur album est parfaitement restituée, et les samples symphoniques ainsi que les choeurs ne sont pas oubliés, parfaitement audibles.

De plus, même si le public n’est pas nombreux (jouer en même temps qu’Edguy n’aide pas), ils répondent présent aux interventions et appels d’un Seth motivé à ne pas se laisser décevoir par le peu de présence. Celui-ci possède toujours une voix aussi caractéristique, et ce soir, il est très en forme, et nous le fait comprendre.

Encore une fois, on passe un excellent moment avec Septic Flesh, l’un des groupes qui a le potentiel pour monter encore et encore. Et c’est tout ce que l’on souhaite aux grecs.

4ème position : DARK TRANQUILLITY

Le Samedi, Dark Tranquillity vient envahir la mainstage de son death mélodique puissant !

Dark Tranquillity sur scène, c’est des heures de headbang et un show carré mais impressionnant de dynamisme, de professionnalisme, mais aussi de bonne humeur. Mikael Stanne est souriant, heureux, et irradie d’aura. D’ailleurs, question présence scénique, il est absolument génial, allant partout sur la scène, voir même dans le public, toujours avec ce naturel et ce chant excellent qui caractérise le chanteur, l’un des meilleurs de la scène death, cela ne fait aucun doute.

Et musicalement, Dark Tranquillity, en live, c’est imparable. Entre des riffs accrocheurs, des mélodies prenantes, une grande communication et complicité entre les membres du groupe et le public, tout est fait pour que le moment que l’on passe soit inoubliable. Entre « In My Absence », « The Mundane and the Magic » ou « The Misery’s Crown », quelques uns des morceaux les plus connus seront donc joués, même si le combo privilégie les opus récents aux anciens, et que l’on aurait peut-être pu souhaiter deux-trois titres d’albums antérieurs. Mais on ne peut pas tout avoir, et ce que l’on a passe déjà relativement bien. Même si les samples de voix de Nell Sigland (To Cast a Shadow, ex-Theatre of Tragedy) sont un peu noyées au début.

Bien évidemment, la foule répond présente immédiatement. Les ovations sont nombreuses, ce qui contraste avec l’ambiance morte d’Epica (faut dire qu’au moins, DT n’arrive pas 10 minutes en retard sur scène et 15 minutes en retard à sa signing session), pour un public conquis mais certainement déjà acquis à la cause des suédois, au vu du nombre de t-shirt à l’effigie de Dark Tranquillity qui étaient présents ce jour-là.

Un excellent moment, un groupe souriant, spontané et carré, ne manquez surtout pas le groupe s’ils passent près de chez vous !

 

3ème position : MOONSPELL

un show de Moonspell, s’ils sont en forme, c’est un grand moment. Et là, ce sera encore plus que ça.

Entrée sur scène avec un masque de fer pour le morceau « Axis Mundi » qui passe sans aucun problème l’épreuve du live, Fernando Ribeiro et son charisme naturel font mouche dès les premières secondes de show. L’homme tient la scène avec une facilité plus que déconcertante, et surtout, sa voix ne faiblit pas une seconde. Excellent dans tous les registres, capable de varier à chaque instant, de nous transporter dans une atmosphère ou une autre, il sait tout faire, et ce n’est pas son mythique tambourin sur « Trebaruna » qui lui donnera un aspect ridicule, ou quoi que ce soit. Ce chanteur est incroyable, et l’un des meilleurs dans le monde du metal.

Bien sûr, musicalement, 3 albums sont mis à l’honneur : le dernier « Alpha Noir », le premier « Wolfheart » et bien sûr, le culte « Irreligious ». Un tiercé gagnant me concernant car ce sont les trois que je préfère de la part des portugais. Et les titres d’Alpha Noir passent vraiment bien scéniquement, ils semblent même être taillés pour ça : si on peut regretter l’absence de « Grandstand », par exemple, on se consolera sur la piste éponyme, ou surtout l’excellente « Em Nome Do Medo » qui donnerait presque envie d’apprendre leur langue.

Ceux de Wolfheart sont très différents, plus atmosphériques, mais prenants : on est tout de suite plongés dans l’ambiance, surtout la magnifique « Alma Mater », qui n’est pas culte pour rien. Même s’il est vrai que le choix de « Trebaruna » est assez surprenant, cette dernière passe bien sur scène, même si à mon goût, il s’agit de la moins efficace du set. Quant à Irreligious, c’est la bien connue « Opium » et la sympathique « Awake » qui représenteront l’album. Un choix vraiment bien pensé, tant leur potentiel scénique est énorme !

Moonspell sur scène, c’est dévastateur et le public ne s’y trompe pas, répondant présent aux appels de la formation. Un show bien trop court en ce Jeudi, et on aurait vraiment souhaité que ce soit plus long ! A revoir au plus vite !


2ème position : ENSIFERUM

Le Samedi débarque Ensiferum et … c’est la guerre.

Les finlandais et leur folk / death metal envoient du lourd, et ne nous laissent aucun répit ! Une musique puissante, déchainée, avec même un nouveau morceau : « The Burning Leaves », qui en fait est le moins bon de tout le set car un poil mou.

Qu’importe ! A part ça, leur musique est puissance, directe, accrocheuse et le public ne peut s’empêcher d’headbanguer, de danser ou de tenter de se bouger, ce qui, sur un amphithéâtre, est assez dur ! Ce qui aura pour conséquence une demande étrange de la part des finlandais : celle de nous faire tourner sur nous-même. Soit …

Mais Ensiferum, c’est que du fun ! Leur musique est guerrière, enjouée et on est pris au jeu immédiatement ! Pas le temps de fatiguer car une fois un hymne terminé, on enchaîne sur un autre, et la formation semble ne pas nous lâcher, déterminée à offrir un excellent moment à son public. Le chanteur est en voix, et dans leurs tenues très … folkloriques (sauf la claviériste plus habillée, et fort jolie en plus … mais pas autant que la bassiste de Triptykon, haha), ils incitent la foule à se prendre au jeu, ce qui sera fait avec plaisir.

Plus que pour la qualité des compos, pourtant présente, le show d’Ensiferum est excellent pour son ambiance ! Vraiment, une excellente surprise, et un groupe à revoir absolument. Enfin, je n’ose quand même imaginer dans la fosse à quel point ce doit être parfois difficile de profiter quand on est devant, car c’est vrai qu’ici, être devant en amphi ne posait aucun problème.

1ème position : POWERWOLF

Mes chouchous de Powerwolf à un fest ? Il faut que j’y aille ! C’est déjà ce que j’ai pensé au PPM Fest, et la prestation a été la meilleure du festival (même si la concurrence était rude entre Accept, Freak Kitchen, Septic Flesh ou Nightqueen qui avaient été excellents eux aussi). Et au Metalfest, c’est encore les meilleurs.

Une étoile montante, et certainement pas filante. Commençons par le seul regret : les lumières. Powerwolf est un groupe duquel on profite mieux en intérieur, tout simplement car le jeu de lumière est partie intégrante de leur show, ce qui manquera un peu ici … dommage, cela contribue à l’ambiance religieuse et à l’imagerie qu’ils souhaitent donner.. A part ça, tout y est : le calice, les costumes, rien n’est oublié. Sans parler du maquillage, blanc et livide, et des aspects « loups » du guitariste et du bassiste. Ils ne laissent rien au hasard et surtout pas la musique.

Joyeux, communicatifs, voilà deux mots qui caractérisent à merveille les allemands. Des blagues constamment (même si en allemand, je ne comprends pas grand chose), un public qui chante, et voilà une foule déjà dans la poche. Il faut bien avouer que leur musique est ultra prenante : entre des « Werewolves of Armenia » et ses ouh-ha, un « All we Need is Blood » où le refrain est repris par le public, tous ces morceaux, tubesques et puissants, sont des bombes. La setlist va piocher dans « Lupus Dei » avec « Saturday Satan » ou « Lupus Dei », morceaux que, personnellement, j’aime un peu moins que les autres, mais passons. Car en live, ils ne déméritent pas, ça, c’est certain !

D’ailleurs, le groupe est vraiment soudé. Le claviériste est dynamique, enjoué, et vient souvent rejoindre le chanteur pour nous narguer, ou jouer avec nous. D’ailleurs, la voix d’Attila Dorn est absolument excellente. D’une maîtrise réelle, on sent un chanteur avec une formation complète, et une technique imparable. A classer dans le palmarès des meilleures voix du heavy/power, et peut-être même sur le podium, tiens, même s’il subira au début du set quelques problèmes avec son micro, dont il se joue. Il est là pour nous faire passer du bon temps, et les problèmes techniques n’auront pas raison de leur moral.

Powerwolf nous montre qu’ils peuvent aller très loin, et s’imposent comme une référence du genre. All we need is BLOOD BLOOD BLOOD !

Metalfest

Le crâne du Metalfest, symbole du festival

Un festival agréable, qui vaut largement son prix (hé oui, c’est bien moins élevé que le Hellfest), bien situé … que rêver de mieux ? Je crois qu’en 2013, je sais où j’irai.

Bonus : quelques photos de Diane d’autres artistes.

LEGION OF THE DAMNED

EPICA

ELUVEITIE

DEATH ANGEL

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Photos : © 2012 Diane Rx  / Diane Rx Photography
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