Longlive Rockfest 2017 : Jour 1

Après une édition 2016 ratée en terme d’affluence, bien qu’extrêmement réussie niveau programmation, le Longlive Rockfest de Lyon a redressé la barre cette année avec une affiche moins imposante mais toujours remplie de noms de qualité. Sur deux soirées de festival bien réparties entre pop punk, hardcore et metalcore, le public était nombreux à venir acclamer les groupes qu’ils soient locaux ou mondialement connus.

Lors de cette édition du Longlive Rockfest, nous avons eu droit à deux journées bien distinctes en terme de style puisque le lundi était sous la couleur du pop punk avec des groupes comme Whist, As It Is, State Champs, Sleeping With Sirens, Issues ou encore Pierce The Veil sur lesquels nous reviendront par la suite. Le mardi quant à lui était plus axé sur le hardcore et le metalcore avec la présence de Of Mice & Men, Architects, Landmvrks, Motionless in White ou bien Shvpes.

Dans cet article nous allons nous concentrer uniquement sur le premier jour et vous parler de la totalité des groupes qui se sont produits de 18h jusqu’à 23h sans interruption.

 

WHIST


C’est Whist, jeune combo lyonnais, qui a la lourde tâche de donner le top départ du Longlive Rockfest édition 2017. Si il y a de l’appréhension chez eux avant de démarrer leur set, on peut les comprendre vu le peu de public présent devant les premiers groupes de l’édition 2016. Et bien ça sera la surprise pour eux de voir la Clubstage remplie à craquer du sol aux balcons dès le début de leur concert. Whist nous le rend bien en jouant en premier lieu un nouveau morceau inédit à paraître sur leur prochain EP prévu pour septembre. C’est avec une setlist explosive à coups de “My Worst Enemy”, “True Lies, False Pretenses”, “Save Your Breathe” mais aussi deux nouveaux morceaux, “Echoes” et “Growing Stronger”, que Whist enflamme le Transbordeur, générant applaudissements vifs et cris entre chaque titre.

Prestation plus que réussie pour le quintet lyonnais qui ouvre de la meilleure façon un Longlive Rockfest 2017 qui s’annonce mouvementé.

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ROAM


C’est au tour des Anglais de Roam d’entamer leur set de 6 titres. Dès le début le groupe délivre une énergie folle sur le titre « Warning Sign », faisant même sauter la foule au son des premiers accords. Il faut dire que le public semble être composé de fans, qui reprennent très rapidement les paroles des chansons et tapent dans leurs mains sur les passages plus calmes. Les cinq garçons originaires de Eastbourne donnent toute l’énergie qu’ils ont et le public lui rend bien, les titres s’enchaînent, essentiellement avec leur album Backbone sorti en 2016. Le public du Longlive aura même le droit à un petit featuring avec Benjamin de As It Is sur le titre « Head Rush ». Après un passage plus calme avec « Tracks » le groupe termine son set par deux titres plus énergiques, dont « Deadweight, » sur lequel un circle pit est lancé ! Bien que court, ce set de Roam donne le ton de cette première journée Pop/Punk du Longlive Rockfest. Energie, circle pit et communion avec le public !

 

AS IT IS


A 19h30, c’est au tour des anglais d’As It Is d’entrer sur la Clubstage. Ayant l’habitude de jouer dans des festivals plus metal et hardcore que leur style de musique, les 5 membres du groupe ne se démontent pas et assument pleinement leur pop/punk. La setlist fait la part belle aux morceaux de leur dernier album Okay. mais As It Is jouent aussi des classiques, tels que « Concrete » ou « Cheap Shots & Setbacks ». L’ambiance est à son comble et une partie du public semble déjà connaître les paroles par cœur, ce qui plaît beaucoup au leader Patty Walters, qui demande à la foule de chanter chaque refrain. Deux titres plus violents viennent pimenter un peu la grosse demie-heure de show, et As It Is finiront par un de leur plus gros succès : « Dial Tones ».

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ISSUES


C’est au tour de la bande à Tyler Carter de faire son apparition et celle-ci n’est pas moindre puisque le combo américain qui nous vient d’Atlanta a pour rôle d’inaugurer le Mainstage de ce Longlive. Et comme Issues ne fait pas les choses à moitié, ils nous proposent d’entrée de jeu “Flojo” qui mélange agréablement djent et pop punk. Pas de chance pour le concert d'entrée sur cette scène principale, le son n'est pas très net et le public peu réceptif à une musique qui ne lui procure pour le moment rien d'exceptionnel. Pour le moment nous avons droit à une setlist classique pour Issues avec “COMA”, “Stingray Affliction” ou bien “Never Lose Your Flames”.

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Le mélange musical de Issues a le mérite d'être intéressant, cependant il manque quelque chose ce soir. Peut-être plus de régularité au niveau du chant, ou bien un peu plus d'envie de la part des américains et du public. Néanmoins la musique du groupe permet une bonne transition entre les deux journées de festival mais surtout avec Crown The Empire qui arrivera juste après.

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CROWN THE EMPIRE


On reste aux Etats-Unis avec l’arrivée de Crown The Empire sur la scène de la Clubstage. C’est un Andy Leo haut en couleur qui balance son premier scream sur “Zero” qui met plus ou moins tout le monde d’accord dès le titre d’ouverture. Les américains ne sont pas là pour rigoler et le public l’a bien compris en lançant des mosh pits virulents d’entrée de jeu. Le post hardcore “symphonique" et le metalcore de Crown The Empire est très convaincant, ce qui nous vaut la chance d’assister au set le plus violent de la soirée. Le quatuor aurait tout autant pu jouer le lendemain que personne n’aurait râlé.

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La pression redescend un peu avec “Voices” qui se rapproche d’un post hardcore plus en adéquation avec le reste du line-up, et encore, les parties de scream très sombre peuvent nous faire mentir. Le combo continue dans cette lignée avec “The One You Feed”, “Hologram” et “The Fallout” avant de terminer sur une dernière dose de violence avec “Machines”. Performance remarquable pour Crown The Empire qui s’est adapté à une scène de petite taille en poussant sa qualité sonore au maximum pour un set explosif.

 

SLEEPING WITH SIRENS


Les Américains de Sleeping With Sirens sont les seconds à jouer sur le Mainstage. Un avantage certain puisque le son de cette scène est tout simplement énorme ! Ce qui rend clairement service au groupe dont les chansons prennent toute leur ampleur dans ces conditions avec les harmonies entre les 3 guitares et la voix de Kellin. Le public est au rendez-vous et il ne tarde pas à chanter les paroles des chansons.

Le groupe semble s’amuser et à leur habitude, les musiciens courent sur l’ensemble de la scène utilisant tout l’espace disponible. Justin Hills à la basse jette même parfois son instrument en l’air entre deux passages de chanson. On peut voir quelques circle pits sur les anciens titres comme « If I’m James Dean, You’re Audrey Hepburn ». Kellin s’amuse aussi beaucoup à faire participer le public. En résumé ce set de Sleeping With Sirens c’est un son incroyable, beaucoup d’énergie et une setlist avec des titres piochés dans chaque album du groupe ! Simple et efficace, tout pour plaire aux fans.

STATE CHAMPS


Le dernier groupe à se produire sur la Clubstage est sûrement l’un des plus attendus du jour que ce soit par le public mais aussi par les autres artistes. State Champs entame avec “Remedy”, “Losing Myself” et “Shape Up” qui nous lancent dans une setlist plutôt basique pour le groupe mais qui ne déçoit pas les fans tant l’efficacité de chaque titre est percutante en live. C’est un amas de personnes qui s’accumule devant la Clubstage en scandant les paroles de chaque chanson. Quelques mètres derrière les pogos vont de bon pas sur ce pop punk à l’américaine très entraînant. State Champs prend le temps de nous jouer dix morceaux sur une durée de quarante minutes, de quoi ravir le public du Transbordeur. Simple et efficace est le créneau du groupe américain, dont la dernière sortie d’album date de 2015 avec Around The World And Back. Vivement un prochain album afin qu’ils puissent apporter plus de variété dans leur setlist.

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PIERCE THE VEIL


C’est aux Américains de San Diego de clôturer cette journée en tant que tête d’affiche d’une soirée orientée pop punk. Les fans sont au rendez-vous et attendent le groupe avec impatience bien qu’ils n’aient que 45 minutes de set. Dès le début Pierce The Veil viennent assommer leur public dans le bon sens du terme avec une grosse entrée en matière puisqu’ils ouvrent sur « Texas Is Forever » issue du dernier album Misadventures. La scène est épurée avec pour seul décors la batterie et les amplis des guitares. Tout le travail du son se fait donc en backstage.

Officiant comme gros groupe du jour, Pierce The Veil se produit sur la scène principale et bénéficie donc de la qualité sonore de cette dernière. Et autant vous dire que le résultat est incroyable. Le groupe est survolté tant bien au niveau de l’exécution que de l’énergie, le public aussi d’ailleurs. C’est une grosse prestation que nous livre Pierce The Veil.

Coté setlist ce sont des titres sortis essentiellement de Misadventures et Collide With The Sky mais on a aussi le droit à « Caraphernelia » tiré de Selfish Machines. Niveau prestation, Vinc Fuentes s’autorise quelques similitudes avec Billie Joe en nous faisant faire quelques « Hey Ho ! » et le public est plutôt réactif. De son côté Jaime Preciado à la basse danse, court, saute, tourne et s’agite sur scène comme à son habitude. Il fera même tomber la plateforme sur laquelle il monte dans le pit photo à force de sauter dessus !

Le set se termine avec « King For A Day » et puisque que Kellin Quinn est dans le coin, on a même le droit au duo ce soir. Cette première journée se clôture donc sur ce set survolté d’un Pierce The Veil que nous n’attendions pas à ce niveau. Une excellente surprise donc pour terminer ce lundi. 

Photos : Florentine Pautet
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