Blink-182 au Download Festival France 2017

C’est  avec le soleil que l’on retrouve après cinq ans d’absence les Californiens de Blink-182 sur la base aérienne 217 à Brétigny-sur-Orge pour la deuxième édition française du Download Festival. Après avoir fait saliver les fans français en annonçant une immense tournée américaine en 2016, le groupe de Mark Hoppus était l’un des plus attendus ce week-end.

Leur arrivée sur scène est à leur image: explosive, avec une introduction sur la musique de Stranger Things pour violement passer aux premiers riffs de « Feeling This » ; une entrée en la matière qui décape ! Connu pour son humour un peu borderline, le groupe arbore fièrement un immense affichage  « fuck » en feu (déjà présent dans leurs sets les années précédentes) dès la première chanson. S’enchaînent directement après ce tube, deux chansons de Take Off Your Pants and Jacket ; « The Rock Show » ainsi qu’ « Anthem Part Two ».

Contrairement à ce que l’on aurait pu imaginer, ce passage au Download Festival parisien n’est donc pas l’occasion de défendre corps et âme leur opus de 2016 California, premier enregistrement avec Matt Skiba depuis le départ du guitariste et chanteur Tom DeLonge. Et pour cause, au total sur les 22 chansons jouées, seules sept proviennent du nouvel album. De quoi réjouir les fans un peu plus « old school » ! Cette concession des nouvelles chansons au profit des anciennes vient surement compenser le fait que la formation ait boudé la France pendant des années entières, et essaie de se faire pardonner à coût de « What’s My Age Again ? ».


« Cynical » est la première chanson de California mettant en valeur la voix de Matt Skiba sans avoir en tête les anciennes performances de Tom Delonge. Si certains détracteurs du musicien admettent que son chant n’est pas assez précis, cette remarque semble alors injustifiée puisqu’à peine trente minutes de set permettent au spectateur de se rendre compte que la justesse du chant n’a jamais été une préoccupation chez Blink-182, pas plus que chez Mark Hoppus.

D’autre part, les variations et la mauvaise gestion des niveaux sonores font souffrir les oreilles de plus d’un festivalier, mais encore une fois, on mettra ça sur l’aspect « punk crado’ », et puis, en définitive on s’amuse bien quand même. Outre ces précisions, il est néanmoins notable que le nouvel arrivant ne se rappelle parfois plus des paroles de tracks aussi cultes que « Miss You » mais on lui pardonne !

Pour la dernière chanson, « Dammit », Travis Barker laisse sa place à son fils Landon déjà un professionnel de la batterie du haut de ses 13 ans. En effet, un petit tour sur les réseaux sociaux nous apprend que le batteur est venu par la mer avec ses deux enfants (Landon et sa sœur Alabama) depuis les Etats-Unis pour la tournée européenne, vu l’expérience traumatique avec son crash en 2008.

Musicien hors pair à l’instar de son papa (et après on ose encore nous dire que tout cela n’a rien à voir avec la génétique !), celui-ci suiit le rythme avec brio, acclamé par la foule pour finir en beauté un set qui a totalement ravivé les souvenirs des kids nés dans les nineties. 



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