Turisas au Hellfest 2017

Samedi – 18h35 – Temple

En ce début de soirée où la température commence à être acceptable, les festivaliers sont déjà nombreux et agglutinés sur le devant la scène prêts à ovationner Turisas qui, pourtant, n’a pas sorti de nouvel album depuis quatre ans. Mais quand on aime on ne compte pas! Leur discographie actuelle suffit à faire trépigner d’impatience les festivaliers.

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Attendant la venue des mythiques Finlandais représentatifs du viking metal, cela nous laisse le temps de contempler la splendide bannière en fond.Il s’agit de l’un des backdrop les plus admirables du Hellfest.
Représentant une iconographie d’inspiration religieuse revisitée, l’homme figuré au centre présente un étrange air de famille avec Mathias « Warlord » Nygård , voix du groupe. Des éléments propres à la culture viking comme les anneaux aux oreilles de l’homme ou l’épée sont mélangés avec des symboles chrétiens tels que l’index et le majeur levés vers le ciel ou l’auréole encadrant la tête du personnage central. Enfin, le nom du groupe Turisas écrit en alphabet cyrillique (ce qui donne «TYPICAC ») vient parfaire cette illustration.

Soudain une voix céleste venue de nulle part s’exprime et un violon se fait entendre. Les fans reconnaissent l’introduction classique jouée à chaque concert des Finlandais. Puis le premier viking fardé de rouge et de noir s’avance, les autres grimés de la même manière suivent et c’est un véritable brasier qui consume la foule ! Ils sont là ! C’est l’acclamation générale pour accueillir le premier titre de ce set « To Holmgard and Beyond ». Les notes au clavier s’enchaînent accompagnée du violon, contrastant avec une voix barbare et les accords bruts des guitares.

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Olli Vänskä, violoniste, semble habité par son instrument, emportant le public dans sa folie. Chacun des musicien regarde les spectateurs droit dans les yeux ! Ces derniers, bras levés, entonnent un cri de guerre ; ce n’est plus un public mais une armée prêtant allégeance à ses chefs.

Warlord a les yeux exorbités, comme possédé par un démon. Il déambule et ondule avant de se replacer en chef de clan et d’appeler ses soldats à lever le poing au son du refrain. Après un début du feu de Dieu, le deuxième morceau se veut plus calme. Les chœurs à sonorité presque religieuse apaisent les soldats. Sur cette musique mélodieuse la batterie vient s’imposer, accélérant le rythme. Les chœurs reprennent avec ferveur, Warlord motivant ses troupes de plus belle ! Joignant le geste à la paroles, il désigne l’horizon et nous invite à taper dans un mur imaginaire. Les guerriers suivront leur chef jusqu’au bout du monde pour la victoire !

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Les lumières d’un bleu vert éclairant les musiciens donnent l’impression de traverser un vitrail. Pourtant nous ne sommes pas dans un lieu de sacre paisible, nous sommes en guerre et le public gargarisé par la musique de Turisas se déchaîne ! Les slams se multiplient, la foule bouge telle une houle poussée par le vent. Pour ceux qui se seraient crus emportés vers de lointaines contrées, une bouée géante en forme de licorne les ramènera les pieds sur terre.

L’ambiance évolue de manière crescendo. Déjà en ébullition, avec « Fields of God » c’est la débandade. Fini l’armée disciplinée. Le chanteur attrape son guitariste par le bras pour se lancer dans une danse country, tournant sur eux-même bras liés, pendant que devant la scène les pogos pullulent. La vague humaine emporte tous les festivaliers sur son passage. Assister à ce concert c’est du sport, qu’on le veuille ou non, il faut bouger et se déplacer au rythme des morceaux sous peine d’être emmené au large à l’extérieur de la Temple !

L’apogée de ce set sera bien entendu au moment de jouer le renommé « Stand Up and Fight ». C’est le grand final, une explosion de joie au sein de la foule crée une vraie tempête sous la tente au point de se demander si la structure va arriver à contenir un tel engouement.

Cependant toute les bonnes choses ont une fin, le calme après la tempête revient. Il faut une bonne gorgée de bière fraîche (ou de breizh thé glacé pour les no-alcool) pour se remettre de ces péripéties !
Turisas a su nous emmener sur son drakkar, pour vivre des aventures épiques que certains attendent de revivre avec impatience (tout du moins après avoir récupéré l’usage de leurs jambes et un poumon de rechange). 

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Crédit photographies :  Lionel Born 666 2017
Toute reproduction interdite sans autorisation des photographes 

Setlist : 

To Holmgard and Beyond
A Portage to the Unknown
Cursed Be Iron
Fields of Gold
In the Court of Jarisleif
Five Hundred and One
The Dnieper Rapids
Miklagard Overture
Stand Up and Fight



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