Winterfylleth au Hellfest 2012

Temple – Dimanche 17 Juin 2012 – 12H15

« Si-si, je vous l’assure » ; on n’est pas obligé de mettre du Corpse Paint, du sang de porc sur la tête ou des clous de 20 centimètres au bras, ainsi que des pentagrammes et des croix retournées tout autour de la batterie pour faire du Black Metal.

 

Winterfylleth

C’est ce que font très bien les Winterfylleth dans un Black Metal teinté de touches Folk et Pagan faisant honneur aux terres de leur pays, c’est-à-dire du English Heritage Black Metal…

Le look ils s’en fichent éperdument et c’est un C. Naughton en baggy et casquette vissée sur la tête plutôt en vu sur la Warzone qui se place au milieu de la scène pour nous envoyé une musique d’une finesse et d’une intelligence gorgée de mélodies païennes partageant la voix avec N. Wallwork à la basse.

Le mot Winterfylleth représente en Ancien Anglais le mois d’Octobre. C’est en gros le temps qu’on a cette année à Clisson. En ce dimanche, c’est tout de même devant un parterre non négligeable que se produisent les gars de Manchester. Simples comme des mecs que vous pourriez rencontrer dans un pub anglais lors d’une finale de Champions League autour de pintes de bière et de shots de Vodka.

 

Winterfylleth

Leurs chansons évoquent les moments épiques de leur histoire faites de riffs puissants, de blasts toujours à propos, entrecoupées de passages lents et calmes assez aériens tout en gardant un esprit Folk. Ils commencent par un « Mam Tor (The Shivering Mountain) » qui de suite place l’auditeur dans l’univers particulier des anglais.

 

Winterfylleth

On aura le droit un « Void of Light » très relevé et un épique « Gateway to the Dark Peak & The Wayfarer Pt. 1 – The Solitary One Waits for Grace » et c’est après 30 minutes qu’ils quitteront les planches du Temple avec « Defending the Realm » soutenu par des fans connaissant bien les paroles…

Visiblement très heureux de fouler pour la première fois une scène française, on sent l’émotion les envahir.

 

Winterfylleth

Donc, au vu de l’accueil que leur réserve le public et ce, assez tôt pour un festival (12h15) on imagine qu’ils ne vont pas tarder à revenir par chez nous, ici, de l’autre côté de la Perfide Albion.

Si les anglais continuent de nous étonner comme ils nous l’on fait avec leur deux sublimes albums The Ghost of Heritage (2008) et le dernier en date The Mercian Sphere (2010), on est sûr de les voir monter rapidement dans l’échelle de Richter des horaires de la Hellfest les années à venir.

En 2012 ne ratez pas la sortie de leur 3ème album The Threnody of Triumph, j’ai comme un pressentiment que l’on va en parler en des termes élogieux…

 

Lionel / Born 666

 



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