Anaal Nathrakh au Hellfest 2012

Anaal Nathrakh au Hellfest 2012

Dimanche – 16:45 - The Temple

Anaal Nathrakh sont des mots que l'on scande en faisant participer ses tripes. C'est aussi comme ça que l'on regarde l'un des concerts de ce groupe Anglais de Birmingham. Si vous me dites qu'Anaal Nathrakh sonne comme une bombe à l'intérieur de vous, je vous croirai sans sourciller. Pour moi, pratiquement chaque écoute CD finit en larmes, avec un sentiment de vide. C'est la première fois que cela s'est en revanche produit à l'un de leurs concerts. Ce concert quasi unique du dimanche pour moi a suffit à m'user, me lessiver, me vider de toute substance.

 

Certains chialent à des concerts de Lana Del Rey ou de Justin Bieber. Ce qui est plus con c'est de  lâcher littéralement toutes ses larmes sur Anaal Nathrakh. L'avantage, c'est de s'en foutre royalement et de hurler à la mort au milieu de la foule en délire. Je mettrai facilement une heure à m'en remettre après le show, tenant à peine sur mes pieds.

Un putain de show malgré un son un peu brouillon. Selon les dires de l'ingé son du groupe, « le son était à chier ». Mais je ne suis pas tout à fait d'accord avec ces propos pour deux raisons. En 2008 c'était bien pire et je crois qu'il faudrait s'appeler Merlin l'enchanteur pour régler le son d'Anaal Nathrakh à la perfection. La musique est faite pour être surblastée (et d'ailleurs le batteur a souvent du mal à suivre !), hurlée (et le vocaliste Dave Hunt est particulièrement bouleversé et bouleversant) et expulsée ! En tout cas si vous la vivez comme ça, c'est que vous avez tout compris au groupe.

 

Les gratteux dont Mick Kenney (qui écrit la musique) sont au beau fixe, tout comme le petit nouveau, particulièrement doué. Vous l'aurez compris, l'ancien guitariste Dan Rose (que certains d'entre vous se rappellent avoir fait slammer au Klub dans un concert d'envergure) a dû quitter le groupe, parce qu'il « ne collait pas », selon les dires de Dave Hunt.

 

Les samples sont tout à fait audibles et les morceaux reconnaissables. Certains dans le pit (dont je me tiens éloignée parce que cette musique, moi, je la vis sans interactions), les ont bien reconnus et il n'est pas rare de voir un circle pit ou des hommes voler au dessus des têtes.

Le choix des titres est judicieux, normal, les plus beaux titres ont été joués ! « Do not Speak » est annoncé par les mots que tout le monde connaît et hurle à la folie avec David !

« If you want a picture of the future, imagine a boot stamping on a human face forever ! »

Dès l'entrée du set, les titres les plus sublimes comme « Drug Fucking Abomination » nous sont crachés à la gueule, la bassiste est à fond et vit littéralement la musique avec nous.

 

La surprise, révélée pendant le set, est que le groupe a déjà enregistré un nouvel album que nous attendons avec impatience. Nous aurons même droit à un titre en exclusivité ! David Hunt nous dit qu'il sonnera comme l'album In the Constellation of the Black Widow mais en plus dingue.

 

Et enfin juste un mot pour rendre hommage à David Hunt, personnage hors pair et tous ceux qui l'ont vu aux concerts de Benediction ou avec Anaal Nathrakh ne diront pas le contraire. Un des plus grands vocalistes dans le Metal Extrême, mélangeant voix claires, growls ou voix criées, un des rares êtres capables de se donner entièrement sur scène.

C'est vraiment ce que j'appelle un Immense concert.

 


 

Katarz
 


Setlist :

1.Drug-Fucking Abomination
2.(Upcoming Album)
3.More of Fire than Blood
4.Bellum Omnium Contra Omnes
5.Between Shit and Piss we are born
6.Do not Speak
7.Submission is for the Weak
8.Pandemonic Hyperblast

 



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