While She Sleeps (+ Mate’s Fate + Resolve) au Clapier de Saint-Etienne (20/08/2017)

C’est le 20 août dernier dans l’ancienne gare du Clapier de Saint-Etienne que nous ont donné rendez-vous While She Sleeps pour une date 200% metalcore. Pour cette seul et unique date française hors festival bien sûr, ce sont les deux combos lyonnais de Resolve et Mate’s Fate qui ont été choisis pour l’ouverture de ces grands de la scène coreuse. En plein milieu des vacances scolaire le public s’est pourtant réuni en masse dans cette salle étriquée mais qui promettait une grosse ambiance. La température ambiante était lourde à l’extérieur, celle de la salle est devenue une véritable fournaise.

Resolve

C’est à 19h30 pétantes que les membres de School’s Out Prod ouvrent les portes pour ce premier concert qu’ils organisent dans le stéphanois. L’organisation lyonnaise nous laisse une heure avant le début des hostilités, nous permettant de prendre le temps de descendre une ou deux pintes tout en déambulant dans cette salle atypique mais chaleureuse. C’est l’occasion de découvrir l’accès au balcon et sa proximité immédiate avec les loges des artistes, nous pouvons entre autres y voir Aaran McKenzie et Sean Long se préparant pour leur passage à venir. Les trois frères montent enfin sur scène, suivis de près par Anthony le seul à se démarquer sur scène avec son t-shirt sans manche clair.

Resolve 1

« Rapture » ouvre le bal et le moins que l’on puisse dire c’est que ça commence très fort. On sent que le combo à la volonté de marquer ce début de concert de son empreinte. Choisir leur troisième single ayant eu le droit à une belle mise en avant toute récente avec le vidéoclip datant du 30 juillet dernier est un choix plus que judicieux. L’enchaînement avec leur tout premier single qu’est « Exposed » est tout aussi efficace. Deux/trois notes légères introduisent le morceau et c’est parti pour la guerre. Les cymbales de Nathan volent en l’air sous la violence des coups assénés. Aurélien et Robin quant à eux reprennent en cœur le gros unclear d’Anthony qui nous montre qu’il en a dans le coffre.

Resolve 2

Révélation du dernier Longlive Rockfest où ils ont évolué le 13 juin dernier aux côtés de The Devil Wears Prada, Every Time I Die, Of Mice & Man et surtout Architects, les Gones nous montrent qu’ils ont faim de live. « Navelgazing » suit, les bons gros riffs bien saturés en break et les nombreux tours sur lui même de Robin violentant à souhait les cordes de sa pauvre basse font l’effet escompté : les premiers headbang naissent dans la fosse. Sous les yeux d’un Lawrence Taylor prenant la température dans la fosse, « Abyss » le second single de Resolve résonne entre les murs de la salle étriquée du Clapier.

Resolve 3

Le pit est timide en ce début de soirée mais au fil du set, il ne cesse de se remplir petit à petit. « Binarity » clôture les 25 minutes du set des Rhodaniens. Alternant entre déchaînement de violence et intermède instrumental permettant de reprendre ses esprits, cet ultime piste finit de la plus belle des manière leur passage. Aurélien et Robin se relaient au chœur avant que le premier ne mette fin aux débats avec un dernier scream surpuissant. Resolve laisse le champ libre à leurs compatriotes de Mate’s Fate venus eux aussi ici pour en découdre.

Resolve 4

Line up :

Anthony : Chant
Aurélien : Guitare
Robin : Basse
Nathan : Batterie

Tracklist :

1 – Rapture
2 – Explosed
3 – Navelgazing
4 – Abyss
5 – Binarity

Mate’s Fate

Le ton de la soirée est donné, et c’est dans cette ambiance qui commence peu à peu à monter en intensité que les cinq compagnons d’armes de Mate’s Fate font leur entrée dans la fosse au lions. C’est le titre éponyme de leur nouvel EP A home for all qui débute leur passage. Inspiré à souhait par Beartooth, dont ils joueront un de leur morceau un peu plus tard dans la soirée, ce premier titre nous fait partir à la découverte de la palette vocale de Mathieu allant du clear au scream avec un facilité déconcertante. Les cymbales de Nicolas subissent elles aussi les blast plus percutants les uns que les autres pendant que Quentin et Yoan nous balancent des riffs saturés comme on les aime en pleine face.

Mate's Fate 1

Matthieu chauffe la salle avant « Undercover », lui aussi tiré de leur dernier EP, qui suit, et ça marche. Le premier stage diving de cette soirée placée sous le signe du metalcore est réalisé. Le frontman navigue tel un animal en cage de long en large sur les devants de la scène. C’est quand un énorme wall of death est lancé naturellement par la fosse que l’on se dit que ça y est, les choses sérieuses peuvent commencer. La température monte encore d’un cran quand la voix puissante de Matthieu fait chavirer le public avec « Alone » où les riffs et blasts de ses quatre compères font le reste du travail. Nicolas arrache littéralement ses fûts sous la violence des coups qu’il leur inflige pendant que Thibault se dévisse le cou tout en nous livrant de superbes lignes de basse.

Mate's Fate 2

Avant « Hopeway » tout ce gentil petit monde fait une petite pause fraîcheur avant d’obtenir ce que Matthieu a allégrement demandé, à savoir : « Foutre un énorme bordel ». Le public stéphanois ne se fait pas prier, et ça frappe vraiment fort dans le pit. Ce n’est pas les deux morceaux suivants qui vont nous prouver le contraire. « In Between » d’abord, reprise des mastodontes américains de Beartooth, pendant laquelle la fosse s’époumone, se frappe gentillement les clavicules et réalise d’énormes jumps calqués sur ceux du combo lyonnais. « Sickurity » ensuite, est acceuillie de la meilleure des manière : par un énorme circle pit des familles. Ça bouge, ça saute et sur scène ça balance de gros headbang généraux pendant la fin du morceaux qui est tout bonnement tonitruante.

Mate's Fate 3

Après des remerciements plus que mérités pour School’s Out Prod l’ingé son et lumières et While She Sleeps, Matthieu fait asseoir la totalité du pit. Et la suite, on la connaît : comme le fait Slipknot en live avec « Spit It Out », dès que les riffs et blasts violents pleuvent, les coups de la fosse en font de même. Vu du balcon, l’effet est total et à l’intérieur du pit l’atmosphère est irrespirable. Mate’s Fate fait vraiment bien le taff. C’est un énième titre de leur dernier EP qui clôture leur set. « Souvenirs » est l’occasion pour les Lyonnais de foutre un ultime « gros bordel » sur les terres de leurs voisins Stéphanois. La puissance vocale de Matthieu est énorme, son scream rauque fait mouche et le solo en tapping de Yoann termine le morceau avec une marée de horns et d’acclamations.

Mate's Fate 4

Le chemin est désormais bien déblayé pour les stars de la soirée. Les deux combos lyonnais plein d’avenir ont su nous prouver qu’en matière de metalcore les Français n’étaient pas en reste face aux combo australiens, britanniques et américains. Ce set d’un petit peu plus d’une demi-heure a mis le feu aux poudres. Ça va valser par la suite, on a hâte !

Mate's Fate 5

Line up :

Matthieu Delage : Chant
Quentin Raberat : Guitare
Yoan Larme : Guitare
Thibault Chemineau : Basse
Nicolas Ammollo : Batterie

Tracklist :

1 – A home for all
2 – Undercover
3 – Alone
4 – Hopeway
5 – In between
6 – Sickurity
7 – Prison of silence
8 – Souvenirs

While She Sleeps

L’heure tant attendue est arrivée, les natifs de Sheffield marquent leur retour en terre française après leur passage au Hellfest cette année et celle du Warmaudio de l’année précédente. Et à la surprise de pratiquement tous, c’est la salle du Clapier de Saint-Etienne qui a été choisie pour accueillir cette date unique en France, le combo partant à l’abordage de la Suisse, des Pays-Bas et enfin leur terre natale. C’est avec leur dernier opus ne faisant pas l’unanimité auprès de tous les puristes du genre qu’ils débarquent en masse sur scène, un Loz plus motivé que jamais en chef de file, devant une foule chauffée à blanc désireuse de découvrir ce qu’ils ont à proposer.

WSS 1

A l’instar de leur dernière galette en date, « You are we » lance les hostilités. Les violons en bande son sont de sortie et Loz hurle un « You are we » qui, repris en choeur par toute l’assemblée, en fait trembler littéralement les murs de la salle. Les parties chantées de Mat ont beau appporter une harmonie toute particulière au morceau, le fond et la forme collant à la peau de WSS restent de la violence et de la saturation à l’état pur. Et la fosse le leur rend bien les wall of death, slam et autres stage diving sont légion. Ce n’est pas la piste suivante, elle aussi issue de ce dernier effort studio qui déroge à la règle. Mat toujours présent au chant en contrebalance des gros unclear puissant de Loz. Ce sont des stage diving en pagaille qui prennent la scène d’assaut et les jumps et pogo finissent de chauffer la fosse.

WSS 2

Le set des Britaniques est bel et bien lancé et sur des chapeaux de roue. « Seven Hills » issu de leur premier album studio ayant maintenant pas loin de cinq ans est toujours un modèle d’efficacité. C’est la guerre dans la fosse, la température monte d’un coup et l’atmosphère devient bien vite irrespirable. Mais malgré cela le frontman tend le micro aux courageux du premier rang reprenant avec eux les refrains martelant nos tympans. C’est au tour de « Brainwashed » titre éponyme de leur excellent second opus de nous passer à la moulinette. Les épaules deviennent de plus en plus endolories devant les circle pit et slam réalisés au milieu de cette fournaise. Mais le fait le plus marquant reste quand même l’énorme wall of death qui clôture de la meilleure des manière ce titre.

WSS 3

Debout sur le retour, Loz décide de faire hurler la fosse par l’intermédiaire de nombreux « ohohohoh ! » pendant que Sean et Aaran sillonnent les planches de long en large sur « Empire of silence ». Le groupe est en communion totale avec le public et ça fait plaisir à voir. Les gros jumps s’enchaînent et Mat nous livre un énorme solo technique à souhait en breakdown avant une fin dantesque. C’est juste avant « Our Courage Our Cancer » que Lawrence en profite pour remercier les deux groupes précédents, le reste du combo profitant de l’occasion pour se rafraîchir de quelque manière que ce soit. Dès que le rythme reprend, c’est un déferlement de violence tant par le son que dans le pit. Aaran tente bien de refroidir les esprits de tous ceux se situant à proximité de lui en leur crachant à la face le contenu d’une bouteille d’eau, mais rien n’y fait, la chaleur est intenable.

WSS 4

Devant cette débauche d’énergie, Loz décide d’arroser la fosse et prend même le temps de récupérer un portable perdu dans la fosse annonçant à son propriétaire qu’il l’attendait à la fin de leur set. Il quitte le haut nous dévoilant son torse maculé de tatouages et c’est « Feel » qui résonne. C’est une boucherie dans le pit, un énorme wall of death marque le début alors que tout le monde frappe amicalement la tronche sous les riffs et unclear plus violents les uns que les autres. Après une énième pause fraîcheur, la vitesse et la force des blast de Sav entrent en scène. Additionné à la bande son qui passe, tout le monde aura reconnu « This is the six ». Le circle pit lancé par le public lui rend la monnaie de sa pièce. C’est au beau milieu de tout ça que Loz décide de quitter ses compagnons et de tout simplement se jeter du haut du balcon dans la fosse en contrebas.

WSS 5

La fin du set des Anglais est titanesque. Le morceaux le plus fédérateur du groupe est entonné. Les stage diving et autres slam s’enchaînent pendant que ceux qui sont en dessous chantent à l’unisson le refrain de « Four walls ». Faute de la présence d’Oli Sykes pour « Silence speaks » c’est le public en nage qui répond à Lawrence. La totalité de cette dernière est reprise à l’unisson, preuve que chacune des pistes de «You are we » a bien sa place en live. En tendant un peu l’oreille sur son outro, on aura aisément reconnue l’instru de « One Step Closer » hommage léger mais poignant suite au décès malheureux de Chester Bennington qui aura tant marqué toute une génération de metalheads.Enfin, après un set de pas loin d’une heure et quart de brutalité assumée, « Hurricane » met fin aux débats. Un véritable ouragan s’abat sur la salle stéphanoise. Comme un ultime salut, le pit donne tout, sa manière à lui de remercier WSS pour le show de ce soir.

WSS 6

On aurait bien repris une heure supplémentaire de While She Sleeps. Le quintet nous a encore une fois prouvé qu’ils étaient des bêtes de scène mais surtout une valeur plus que sûre de la scène hardcore mondiale. Tout le monde rentre chez soi, des bleus plein le corps, des vêtements plein de sueur et les oreilles bourdonnantes pour quelques jours mais avec la satisfaction d’avoir passé LA soirée metalcore rhône-alpine de l’année.

WSS 7

Line up :

Lawrence « Loz » Taylor : chant
Sean Long : lead guitar
Mat Welsh : rhythm guitar
Aaran McKenzie : basse
Adam « Sav » Savage : batterie

Tracklist:

1 – You are we
2 – Civil Isolation
3 – Seven Hills
4 – Brainwashed
5 – Empire of silence
6 – Our Courage Our Cancer
7 – Feel
8 – This is the six
9 – Four walls
10 – Silence speaks
11 – Hurricane

Crédit photos:

Encore merci à toi Jérémy Girard pour avoir la gentillesse de me laisser utiliser tes superbes clichés pour ce report. Venez visiter son site et sa page facebook, vous ne serez pas déçus. 



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