Darkspace au Hellfest 2012

Darkspace au Hellfest 2012

Vendredi 15 juin, 16:35 – Temple

Un faisceau de lumière dans la galaxie peut il la traverser de part en part ? Cela dépend de beaucoup de choses… tous ces objets, ces perturbations, ces gaz… font que notre univers n’est pas tout vide.

La musique de Darkspace s’inspire de l’infini et des mystères que regorge notre univers.

Les trois membres du groupe, venus de Suisse, vêtus de noir, ressemblent à des créatures extraterrestres avec leurs coiffures bizarres et leur maquillage Black Metal. Un grand mystère plane sur leur identité réelle et sur la vie du groupe en soi, la manière de composer etc. puisque le groupe ne donne pas d’interviews. Tout ce que l’on sait, c’est que chaque album, intitulé Dark Space, et il y en a eu trois, contient des chansons numérotées et planantes, rarement en deçà de 5 minutes chacune. Cette année, un quatrième opus sortira de l’ombre, encore une fois enregistré dans le plus grand secret.

 

Ni les deux guitaristes, Wroth et Zhaaral, ni la jolie Zorgh à la basse ne communiqueront de la sympathie envers le public. Se contenant de se vriller autour de leurs instruments, ils sont distants comme des créatures impalpables. Et pourtant le trio arrivera à séduire la plupart des gens sous la Temple.

Le public s’est déplacé et à cela rien d’anormal. Ils ont découvert le groupe sur des sites comme Youtube et ont immédiatement coché cette découverte bizarre en se demandant ce que cela rendrait sur scène. De nombreuses personnes me demandent :
– « tu connaissais ? ».

Bien sûr que je ne connaissais pas ce combo et la surprise a donc été de taille de voir le Hellfest inviter un groupe aussi « avantgarde ».

 

Mais passons aux présentations, Darkspace joue donc un Black Metal Avantgarde, atmosphérique et planant avec de nombreux samples, dont des passages de films marquants comme « 2001 l’Odyssée de l’Espace », et sur fond de boîte à rythmes, ce sont les garçons qui chantent en voix Black. N’essayez pas de les situer entre Limbonic Art, Paysage d’hiver et… Jean Michel Jarre (?), mais plutôt ailleurs, dans un style qui leur est particulier.

La belle Zorgh ? Elle se contentera de participer un peu au chant et de hurler une seule fois durant le concert, mais avec une voix si monumentale, que la moitié de la salle écarquille les yeux tant la surprise est de taille.

 

Seules les intros durèrent cinq minutes chacune, je veux donc bien croire les setlists publiées sur internet qui font office de trois morceaux joués cette après midi là. Il s’agirait de « Dark 1.2 », « Dark 2.10 » et « Dark 3.16 », tirés donc respectivement des trois premiers albums. Le groupe ne se risquera donc pas à nous faire découvrir des titres de leur nouvel opus, mais se contenteront de jouer ceux que le public connaît (?)

Le jeu de scène est donc particulier et entraînant, et le talent des musiciens est indéniable. Les passages atmosphériques mettent la salle en transe très rapidement.

Les seuls reproches que l’on peut faire c’est de ne pas avoir apporté un meilleur soin au réglage des instruments, puisque le long solo de Zorgh à la basse est totalement inaudible de ma position et certains passages de guitares sonnent vraiment très très brouillon.

 

Mais on pardonne immédiatement, conscients que Darkspace n’est pas un groupe de scène mais un groupe qui se découvre sur album et ce, dans un état particulier. On pardonne, tant la découverte que nous a réservée le Hellfest est géniale.

 

Katarz

 



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