Moonsorrow au Hellfest 2012

Moonsorrow au Hellfest 2012

Vendredi 15 juin, 20:30 – Temple

 

Les fans de pagan metal n’avaient pas grand chose à se mettre sous la dent cette année au Hellfest.
Bon, d’accord, il y avait tout de même l’imposante présence suédoise avec Amon Amarth, mais aussi, dans un genre plus proche du black metal, les excellents bretons de Belenos.

Moonsorrow a donc attiré tout ce qui portait kilt, torque, marteau, hache et corne. Ce qui, dans un festival metal, représente ce que l’on pourrait appeler une minorité visible.

La musique très mélodique de nos finlandais, portée par les hymnes guerriers de Ville Seponpoika Sorvali, propices à chanter en choeur avec eux (pour peu évidemment que vous maîtrisiez les langues fenniques) a rapidement entraîné le public dans leur monde de poésie et de sang.

 

Certes, il n’y aura pas de wall of death et de circle pit endiablés, mais après tout, quand on vient à un concert de Moonsorrow, c’est surtout pour admirer la magie du grand nord. Et très sincèrement, il n’y a rien à redire du show qui nous a été proposé. C’est carré et ça glisse comme une épée bien graissée dans un foureau.

C’est peut-être un peu d’ailleurs ce que je reproche à ce groupe, pour les avoir déjà vu plusieurs fois, j’ai toujours la même impression globale: c’est propre et bien rôdé, la musique est envoûtante, mais il me manque ce petit quelque chose qui ferait sortir le viking en moi. Les esprits chagrins diront que c’est un peu trop propre et convenu, malgré le faux-sang qui tâche les musiciens.

Attention, ne vous méprenez pas sur mes paroles, j’apprécie beaucoup Moonsorrow, mais davantage leur musique que leur jeu de scène.

 

Cependant, on ne peut pas nier le pouvoir de titres comme Jotunheim, Aurinko ja kuu (« le soleil et la lune »), Kivenkantaja (« le porteur de pierres ») ou Huuto (« le cri ») qui ne peuvent pas laisser indifférents ! Les mélodies sont toujours aussi magnifiques et entraînantes, allant jusqu’à un mid-tempo propice à la chevauchée guerrière. Les alternances de voix claires, en choeur ou hurlées rythment merveilleusement le show. 

 

Les quelques chansons jouées (rappellons que la plupart des morceaux approchent la dizaine de minutes) présentent bien le répertoire des finnois, allant des anciens albums comme Voimasta Ja Kunniasta jusqu’au dernier, répondant au doux nom de Varjoina Kuljemme Kuolleiden Maassa, ce qui signifie en passant « comme des ombres, nous marchons dans le pays des morts ».

Je vous dis ça, non pas pour vous suggérer de regarder les traductions de leurs chansons, mais pour vous rappeler que le lyrisme exotique de leurs textes expliquent beaucoup de choses quant à l’ambiance qui se dégage de leurs prestations.

En tout cas, Moonsorrow nous a rappelé que la glace et le sang pouvaient donner naissance à la magie de la musique…

 

 

Thomas « Orlanth »

Photos : © 2012 Thomas Orlanth

Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe. 



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