Motocultor Festival 2017 – jour 2 (19.08.2017)

Après une nuit agitée et pleine d’embruns, nous revoilà devant la grande scène pour bien se remettre rapidement dans le bain…


SAMEDI 19 AOÛT :

 

Interment – 12h45 – Dave Mustage

C’est au death metal old school d’Interment que revient la lourde tâche d’ouvrir la seconde journée du Motocultor. Malgré la difficulté de l’horaire, il faut avouer que le groupe s’en sort très bien. Dans la foule déjà nombreuse, on voit clairement des fans de la première heure qui n’auraient voulu sous aucun prétexte rater ce show. Et quand aux autres, ils ont vite compris où ils ont mis les pieds !
Efficace, brutal, incisif. Rien à redire !

 

Insanity Alert – 13h35 – Supositor Stage


Le thrash déjanté des Autrichiens d’Insanity Alert est parfait pour digérer. A vrai dire, il vaut mieux n’avoir rien mangé auparavant pour être sûr de rester digne dans le mosh pit. Remercions au passage les dieux de la pluie pour avoir préalablement humidifié le sol jeudi, juste assez pour éviter un tourbillon de poussières.
Heavy Kevy est comme à son habitude frénétique sur scène et n’hésite pas à montrer des panneaux au public l’invitant à la fête. Dans le style, difficile de faire mieux à l’heure actuelle, mais ce n’est que mon humble avis.

 

Vallenfyre – 15h55 – Dave Mustage


Un repas plus tard, et nous voilà déjà en pleine après-midi. Je me pose dans l’herbe et je profite tranquillement du spectacle qui se déroule au loin sous la tente. C’est aussi ça le Motocultor, on peut se trouver une petite place peinard, voire faire une petite sieste. Certes, le death metal des Britanniques n’est peut-être pas le plus adapté à cette activité, mais cela fait du bien également de pouvoir se reposer un peu.
Comment ça, je ne parle pas du concert ? Ah mais j’avais prévenu que ça allait être mon vécu de festivalier, pur et brut. Oui, j’assume.

 

Toter Fisch – 17h40 – Dave Mustage


Nous revoilà au deuxième grand rendez-vous des fans de folk metal. Les pirates locaux de Toter Fisch font tente pleine et l’ambiance est chaude. La scène est organisée comme le pont d’un navire, avec un gouvernail. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’embarcation tient largement la route !

Il faut dire que ce jeune groupe sait s’y prendre. Outre des titres variés et de grande qualité, ils ont clairement l’esprit à la fête. A ne pas en douter, on entendra encore parler de ce groupe français dans l’avenir.


Sons of O’Flaherty – 18h30 – Massey Ferguscene


Un groupe breton dont le nom vient du pub dans lequel ils aimaient se retrouver ne peut qu’être bon. Et en effet, mon intuition ne m’a pas trompé. Pour ceux qui aiment les Dropkick Murphy’s et les Dubliners, ce groupe est fait pour eux. Un peu de musique plus légère, sans riffs death de temps à autre, cela soulage l’oreille et la nuque. Certes, les jambes continuent à souffrir devant la gigue endiablée qu’entraîne immanquablement leur musique.

Igorrr – 19h25 – Dave Mustage


La France produit bon nombre d’extra-terrestres musicaux, et Igorrr (avec trois R) en fait clairement partie. Certains hurleront à l’hérésie, d’autres au génie, d’autres encore se contenteront d’apprécier l’originalité et le jeu de scène. Quoiqu’il en soit, mélanger du black metal avec de l’électro/trip hop et du chant lyrique peut sembler  incongru, voir déplaisant, mais le résultat se laisse regarder. En effet, le show est également visuel. Je ne sais pas si je pourrais vraiment apprécier ce mélange tranquillement affalé dans mon canapé, mais ici, en concert, je trouve le concept très fort.

Laure Le Prunnec a clairement de la voix. N’est pas chanteuse lyrique qui veut, et visiblement le vouloir et l’être se combinent en sa personne. Elle sait également occuper l’espace, et ses mouvements et danses sont très expressifs. Le duo vocal qu’elle forme avec Igorrr, au nom bien choisi, est impeccable tant le côté bestial de son comparse et le chant black metal contraste avec sa grâce naturelle et sa voix de diva. Certes, la folie semble également la guetter, ce qui rend encore plus fort le show.
Ils n’hésitent pas à descendre à tour de rôle serrer les mains du public, ou plus précisément leur hurler dessus avec leurs chants quelques peu démentiels.
Sur la scène, un batteur apporte la puissance nécessaire pour contrebalancer les éléments musicaux synthétiques, formant ainsi un fragile équilibre musical.
On aime ou on n’aime pas, mais l’originalité du concept mérite de faire un détour si par malheur on ne les a pas encore vus sur une scène.


Paradise Lost – 21h20 – Dave Mustage


La soirée arrive, et avec elle son lot de têtes d’affiches. Paradise Lost ne fait pas exception à la règle et présente un show attendu par une bonne part du public. Il est vrai qu’entendre des morceaux comme « True Belief » ne peut qu’évoquer de nombreux souvenirs aux fans de la première heure et plaire au jeune public. Notons la présence dans la setlist d’un morceau inédit qui figurera sur leur prochain album qui sortira en septembre, « The Longest Winter ».

Obituary – 22h20 – Supositor Stage


Les choses sérieuses commencent pour moi avec les légendes du death metal que sont Obituary.
Je regrette un peu d’avoir raté Radio Moscow dont on m’a dit beaucoup de bien, mais on ne se refait pas. John Tardy et sa bande étaient clairement en forme, malgré quelques problèmes de son en milieu de concert, Obituary a totalement rempli son contrat pendant presque une heure d’extase et de lourdeur.

Kreator – 23h15 – Dave Mustage


Un des grands moments de cette édition 2017 du Motocultor est sans doute Kreator.
« Satan is Real », je n’en doute pas, et les tubes s’enchainent devant un public très nombreux qui déborde de la tente. Des chefs d’oeuvres comme « Enemy of God » déclenchent très logiquement des vagues de slams.
En ce qui me concerne, je n’ai qu’un seul regret, c’est qu’après le dernier morceau, « Pleasure to Kill », il n’y a pas eu un traditionnel « Flag of Hate » qui aurait conclu à merveille ce concert.
Mais le mieux est l’ennemi du bien, n’est-ce pas ?

1349 – 00h25 – Supositor Stage


Ma seule grosse déception du festival. Le son manquait clairement de présence et j’avais l’impression de n’entendre qu’un brouhaha. Pourtant j’attendais ce groupe avec impatience. J’ai essayé de me déplacer à plusieurs reprises, mais rien n’y a fait. Tant pis, ça sera pour une prochaine fois !

Discharge – 00h25 – Massey Ferguscene


Tant pis donc pour 1349, mais il y avait Discharge sur l’autre scène avec du punk metal bien sympathique !


Primordial – 1h15 – Dave Mustage


Ce que j’aime particulièrement, ce sont les groupes qui se permettent de commencer leur set avec un tube qui pourrait très bien le terminer. Au moins, ça met tout le monde d’accord d’emblée.
Primordial nous jouent donc « Where Greater Men Have Fallen » dès le début. J’ai du mal à décrire l’affection que je porte à ce morceau, mais pour moi, c’est incontestablement le meilleur titre de Primordial.
Le reste n’a presque guère plus d’importance tant le concert était parfait pour terminer la journée. Le charisme scénique d’Alan Averill m’impressionnera toujours dans sa régularité, quel que soit le show. La puissance qui se dégage de son chant fait son effet, et le public hurle à tue-tête les paroles que la bière et la fatigue font oublier, mais tant pis, on essaie quand même et c’est tout ce qui compte !

Primordial, pour terminer la soirée, c’est vraiment l’idéal.
Vivement les quelques heures de sommeil plus ou moins réparateur, pour pouvoir attaquer le dimanche dans de « bonnes » conditions !

Thomas Orlanth
 

© Nidhal Marzouk http://nidhal-marzouk.com/
© Thomas Orlanth  – galeries complètes sur le site internet: www.thomasorlanth.com / Facebook
© Tiphaine Zanutto / Facebook

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