Dropkick Murphys au Hellfest 2012

*Merci à La Folle Fougère, une fan rencontrée sur place, pour le report*

Vendredi 15 juin, 22h05 – Mainstage 2

Dropkick Murphys au Hellfest, voilà une nouvelle étonnante ! Le groupe de punk rock croisant la puissance de cette musique avec des influences celtiques, est là pour un objectif : mettre le feu au Hellfest !

Petite précision sur la mise en scène : comme toujours avec Dropkick, les éléments principaux de leur rock sont, eux, mêlés à des instruments traditionnels, dans le but de faire ressortir à merveille l’aspect celtique, chanson à boire, de leurs morceaux. Et, soit dit en passant, on voit que le dernier opus en date est plutôt bien représenté, ne serait-ce que par la grande bannière juste derrière les musiciens, ou du côté de la setlist, avec 1/4 des morceaux provenant de Going Out in Style (soit 4 sur 16, bien qu’on aurait attendu peut-être davantage …).

Et en live, Dropkick, c’est de la balle. C’est puissant et carré, tout en étant, à la fois, fun et enjoué. Vous mélangez la rage dévastatrice et ces touches folkloriques, et vous prenez un avion direction l’Irlande tout de suite. Et quand je parle de folklore, vous y incluez tout ce qui va avec, c’est à dire banjo, mandoline, et surtout, une magnifique violoniste blonde, là, dans le fond, et qu’est-ce qu’elle est jolie ! Bon, si musicalement, ça semble peut-être un peeeeeuuuuu répétitif, qu’importe. Le groupe américain (oui, et pourtant, on jurerait des irlandais), lui, balaye tous les défauts qu’on peut trouver par cette joie, ce côté communicatif, festif, presque familial, finalement. Ambiance taverne assurée, ça doit être sympa, un concert des Murphys, avec une chope de bière. Quoiqu’il vaut mieux qu’elle soit descendue bien rapidement, car vous ne risquez pas de la tenir bien longtemps.

Dropkick Murphyz Live at Hellfest 2012 / Mainstage 2 / La Grosse Radio

En fait, l’ambiance Dropkick, c’est tellement la guerre que vous avez l’impression de vous retrouver en plein cœur d’un match de rugby de l’Irlande. Et ça, pour les plus fragiles, c’est pas l’idéal. Mais on ne peut qu’apprécier, malgré tout, la convivialité d’un public qui réagit, lui, fort bien à ce combo et à ses incitations à boire. Et si c’est pas les mouvements de foule qui vous font tomber votre boisson, c’est les slams, car là, croyez bien que ça n’arrête pas une seule seconde ! Dropkick Murphys c’est un groupe qui met l’ambiance, et Clisson est très réactif ce soir-là, plus même que j’aurais pu l’espérer ! L’accueil a été si chaleureux pour la formation américaine qu’ils semblaient toujours de plus en plus enjoués sur scène, bien décidés à ne plus lâcher un public totalement acquis à la cause des musiciens.

Et puis avouez, Dropkick sans le charisme de son chanteur Al Barr, ce serait pas pareil. Il fait tout : il donne envie de bouger, tant il est actif, il fait tomber la veste dès le premier morceau (je suis sûre qu’il avait trop chaud), et bon sang, il n’est peut-être pas un pro de la technique, mais sa voix est carrément géniale. Parfois éraillée, parfois plus douce, j’ai été étonnée par cet homme. Et aussi par les autres, hein, mais surtout par lui. Non pas parce que je suis une fan depuis quelques temps du groupe, mais bien pour sa performance de ce soir, tout simplement géniale. Sur un « Black Velvet Band », ou « Going Out in Style », un titre que j’adore, j’ai juste pris de grosses claques ! Sans oublier la reprise du classique folk traditionnel « The Irish Rover » ! Franchement, c’est tellement bien foutu que, sérieusement, qui n’aimerait pas ? (non, interdit de répondre que vous n’aimez pas).

Al Barr, Dropkick Murphys Live at Hellfest - Mainstage 2 - La Grosse Radio

Non je crois que j’ai assez blablaté pour aujourd’hui. De toute façon Dropkick, je suis tellement accro, que je pourrais en parler des heures. Donc je préfère vous laisser quelques lignes, à la place. Et puis, pour faire un résumé (si j’y arrive), Dropkick Murphys c’est une putain de claque en live, à chaque fois, on s’y éclate comme on ne s’éclate pas ailleurs, et c’est le sourire au lèvre, une bière à la main et collé à son voisin qu’on en profite. Alors allez les voir, sinon vous risquez vraiment de manquer quelque chose.

La Folle Fougère

 

Setlist :
 

Intro / The Foggy Dew de Sinead O’Connor

– State of Massachussets
– Captain Kelly’s Kitchen
– Sunday Hardcore Matinee
– Black Velvet
– Bastards on Parade
– Johnny, I Hardly Know Ya
– Deeds Not Words
– Going Out in Style
– The Dirty Glass
– Worker’s Song
– Citizen CIA
– Rose Tattoo
– The Irish Rover (Reprise d’un chant traditionnel)
– Your Spirit’s Live
– TNT
– I’m Shipping Up to Boston

 
Pour visiter le site de notre photographe, un seul lien :
http://www.yog-photography.com

Photos : © 2012 Nidhal Marzouk  / Yog Photography
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.

 



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