Bruce Dickinson – Soloworks (1990 – 2005)

Si Bruce Dickinson est largement populaire dans et hors de la sphère metal du fait de sa place au sein d’Iron Maiden, il est en revanche moins connu pour ses travaux solos, qui se sont échelonnés pendant la période Blaze de la Vierge de Fer, et même après la reformation de son line-up historique.. Après des rééditions vinyles sous forme de trois coffrets pour Iron Maiden, c’est maintenant la carrière solo du vocaliste qui est revisitée, via un coffret de six vinyles. Décortiquons-le ensemble sans plus attendre.

Ceux qui ont eu entre les mains ou rangé dans leur bibliothèque les coffrets successifs de rééditions des vinyles d’Iron Maiden se sentiront d’emblée en terrain connu lorsqu’ils déballeront ce nouveau sésame. La structure du coffret est similaire à celle de ses prédecesseurs: même carton, même finition mi brillante/mi-mate. En revanche, le graphisme est plus recherché, avec six miniatures rappelant les univers des six albums de Bruce Dickinson, et un disque ésotérique en arrière-plan assez plaisant à l’œil. Le résultat s’en retrouve donc plus agréable, et même assez classe au final.

A l’intérieur, aux côtés d’un magnifique poster double-face de l’Air Raid Siren, ce sont les six albums Tattooed Millionaire (1990), Balls To Picasso (1994), Skunkworks (1996), Accident Of Birth (1997), The Chemical Wedding (1998) et Tyranny of Souls (2005) que l’on retrouve. Les deux premiers sont représentés par des vinyles similaires à ceux pressés lors de leur sortie, à la différence près que le disque est un 180g. Les deux suivants sont pour leur part transformés en double LP, dans le but avoué d’améliorer la qualité sonore légèrement diminuée par la compression des sillons lors de leur sortie. Enfin, les deux derniers albums se trouvent pour la première fois disponibles sur le support vinyle, pour notre plus grand plaisir.

bruce dickinson, soloworks, 2017, boxset

La densité accrue des disques par rapport à leurs pressages originaux est devenue monnaie courante depuis quelques années, et le gain est ici bien sensible : sur une platine de qualité, la régularité de la rotation est plus marquée, avec un pitch qui en ressort également bien plus constant. Un régal pour les oreilles ! Au niveau du son, rien ne saute aux esgourdes mis à part la conversion en double album de Skunkworks et Accident Of Birth : rien de surprenant, quand on sait que les pressages ont été fait à partir des masters originaux des albums, sans aucun travail de remastering.

Si comme toute réédition, ce coffret n’apporte rien de bien neuf en termes de contenu, il s’agit sans contestation possible d’un bel objet, que tout fan appréciera à sa juste valeur. Une valeur sûre à déposer au pied du sapin par exemple, en compagnie de l’autobiographie « What Does This Button Do ? » de Bruce Dickinson, sortie la semaine et passée et dont nous vous toucherons un mot prochainement. « Scream for me Santa Claus ! »

NOTE DE L'AUTEUR : 9 / 10



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