Helloween au Zenith de Paris (15.11.2017)

C’est un événement auquel on ne croyait plus. En effet, il aura fallu attendre plus de vingt ans avant de revoir Michael Kiske et Kai Hansen fouler de nouveaux les planches en compagnie de leurs anciens comparses d’Helloween. Et comme les Allemands ne font pas les choses à moitié, la formation actuelle (Michael Weikath, Andi Deris, Dani Löble, Markus Grosskopf et Sascha Gerstner) est également de la partie pour un Pumpkins United tour qui restera longtemps dans la mémoire des fans. Retour en mots et en images sur une soirée qui s’est révélée épique à tout point de vue.

Le Zenith de Paris n’est malheureusement pas comble ce soir pour cette soirée qui promet pourtant beaucoup. Mais les fans de la formation hambourgeoise n’en ont que faire car sans première partie prévue et dès que résonne l’introduction, c’est l’hystérie dans la fosse et les gradins. « It’s Halloween ! » et débarquent alors sur scène les musiciens d’Helloween accompagnés de Kai Hansen (guitare) et Michael Kiske au chant. Alors que beaucoup de monde se trouve sur la scène du Zenith, on aurait pu craindre de voir un groupe étriqué. Ce n’est pas le cas, en partie grâce à l’avancée scénique que les musiciens foulent à loisir, pour aller directement à la rencontre de leurs fans.

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D’autre part, dès les premiers titres historiques du combo (« Halloween », « I’m Alive » ou encore « Dr. Stein », on ne fait pas mieux pour se mettre le public dans la poche), on s’aperçoit que chacun des membres du combo reformé prend beaucoup de plaisir à être sur scène. La complicité entre Kiske et Deris est évidente, et le large sourire qu’arbore Kai Hansen sont des signes évidents que cette reformation est en premier lieu motivée par l’envie et la passion.

Les deux vocalistes se partagent le chant de façon équitable, soit en duo, soit en interprétant chacun les titres représentatifs de leurs périodes respectives, avec toujours beaucoup de justesse. Andi Deris est certes plus communicatif que Michael Kiske, mais ce dernier parvient sans problème à atteindre les notes les plus hautes du répertoire pourtant exigeant vocalement de la formation. Seul Michael Weikath semble plus en retrait, foulant un peu moins l’avancée scénique, à l’exception de duels de guitares menés avec Sascha Gerstner et Kai Hansen.

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Les tubes de la formation s’enchaînent, Helloween n’omettant pas les morceaux récents, à l’image de « Waiting for the Thunder », tiré du très bon Straight out of Hell (2013), ou encore « Are You Metal? » sur lequel Andi Deris est bien accompagné par le public qui clame haut et fort son bonheur d’assister à cet événement. Kai Hansen est également comme un poisson dans l’eau, même sur les titres auxquels il n’a pas participé dans le processus de composition. Le leader de Gamma Ray bénéficie d’ailleurs d’un instant privilégié lorsqu’il entame en medley les premiers titres d’Helloween, sur lesquels il prouve également ses grandes qualités vocales (« Starlight » est d’ailleurs l’un des temps fort de ce set). Même « Kids of the Century », pourtant issu du décrié Pink Bubbles Go Ape, récolte un beau succès. Il faut d’ailleurs préciser que les animations projetées sur l’écran du fond ajoutent une plus-value indéniable à ce concert et renforcent la scénographie de l’événement. 

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A ce sujet, la setlist est entrecoupée de petits interludes vidéos, au cours desquels deux citrouilles animées font référence au glorieux passé de la formation. Le combo n’oublie d’ailleurs pas de rendre hommage à Ingo Schwichtenberg, le premier batteur du groupe décédé en 1995, avec un duel de batterie entre ce dernier et Dani Löble, où le respect est manifeste.

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Mais c’est la fin du set qui va réellement prendre un tour épique. En effet, en mettant l’accent sur le diptyque Keepers of the Seven Keys, Helloween s’assure de rendre cette fin de concert mémorable. Le titre éponyme de 13 minutes est entonné à la guitare par Sascha Gerstner qui se révèle l’une des pierre angulaire de la formation actuelle, avant que Michael Kiske et Andi Deris ne fasse preuve de toute la puissance vocale dont ils sont capables. Le public est ainsi plongé avec délectation dans la période la plus prolifique du groupe, artistiquement parlant.

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Et pour achever les spectateurs déjà conquis, rien de tel que le duo « Future World »/ « I Want Out », deux des tubes qui ont contribué à l’explosion d’Helloween sur la scène internationale. Sur ce dernier, Kiske et Deris jouent longtemps avec le public, qui chante à tue-tête, alors que des ballons gonflables tournoient dans la fosse. Un lâcher de confettis vient parachever ce set monumental et donner une touche épique à ce rappel explosif. Près de trois heures de concert, une setlist qui a fait la part belle aux premiers opus sans oublier les titres récents de la discographie d’Helloween, un public impliqué et deux leaders en grande forme vocale. Voilà ce que l’on retient alors que le concert est passé très rapidement en dépit de sa longueur. Tout juste peut-on regretter que « March of Time » n’ait pas été joué, mais ce petit point négatif n’est que peu de chose et ne peut entamer le bonheur du public qui ressort avec un large sourire et qui a retrouvé ses quinze ans le temps d’une soirée. Il ne reste plus qu’à souhaiter que cette tournée ne soit pas un événement isolé et que Kiske et Hansen retrouvent les citrouilles également en studio pour continuer à écrire cette belle aventure, qui dure déjà depuis plus de trente ans.

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Setlist : 

Halloween (Deris, Kiske, Hansen)
Dr Stein (Kiske, Deris)
I’m Alive (Kiske)
If I Could Fly (Deris)
Are You Metal ? (Deris)
Kids of the Century (Kiske)
Waiting for the Thunder (Deris, Hansen)
Perfect Gentleman (Deris)
Starlight/Ride the Sky/Judas (Hansen)
Heavy Metal (Is the Law) (Hansen)
Forever and One (Neverland) (Kiske, Deris)
A Tale That Wasn’t Right (Kiske, Deris)
I Can (Deris)
Drum Solo (Ingo Vs Löble)
Livin’ Ain’t not a Crime (Kiske, Deris)
A Little Crime (Kiske)
Why ? (Kiske, Deris)
Sole Survivor (Deris)
Power (Deris)
How Many Tears (Deris, Kiske, Hansen)

Eagle Fly Free (Kiske)
Keepers of the Seven Keys (Kiske, Deris)

Future World (Kiske, Deris)
I Want Out (Kiske, Deris)

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Photographies : © Arnaud Dionisio/ Ananta 2017
Toute reproduction interdite sans l’accord du photographe
Merci à Roger Wessier pour nous avoir permis de relater cette belle soirée. 



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