Deathspell Omega – Drought (EP)

Phil Anselmo disait dans le Rock Hard de Mai dernier lorsqu’on lui proposait de conclure l’interview :

« Je voudrais adresser un message au combo français Deathspell Omega : vous êtes l’un des meilleurs groupes de Black Metal au monde et sans l’ombre d’un doute l’un des plus créatifs et originaux ! J’adore votre musique ! »

Quel bel éloge d’un groupe qui ne fait que nous étonner depuis bientôt 8 ans.

Le dernier album Paracletus (qui nous avait ébloui par tant de créativité et d’intelligence alloué à une musique extrême qu’est le Black Metal) était considéré comme le dernier chapitre d’une trilogie initiée en 2004 avec Si Monumentum Requires, Circumspice, suivi de Diabolus Absconditus, mais il fallait sortir un dernier EP afin de conclure la fin d’un cycle pour Deathspell Omega.

La trilogie étant donc finalement découpée ainsi :

I - Si Monumentum Requires, Circumspice / Kénôse
II - Diabolus Absconditus / Mass Grave Aesthetics / Fas – Ite, Maledicti, in Ignem Aeternum
III - Paracletus / Chaining the Katechon / Drought

 

Deathspell Omega

Ici les poitevins explorent un Black Metal plus orienté vers les ambiances sur des titres assez courts auquel DsO ne nous avait pas habitué… 6 titres pour une durée totale de 21 minutes !

On débute par « Salowe Vision » lourd à souhait, Doom dans l’esprit et suffisamment gras pour nous emmener dans une sécheresse palpable. Car ici, la chaleur, le manque d’eau est le thème de cet EP. Tout y est !

Sur le sable « Sand » se croisent des scorpions « Scorpions & Drought » et des serpents « Fiery Serpents » sur un sol craquelé par manque d’humidité, ainsi on comprend mieux l’artwork pour illustrer Drought.

Mais rassurez-vous cela reste du DsO, ils ne se sont pas perdus dans les Desert Sessions au Rancho de La Luna pour nous faire du Stoner. La touche DsO est toujours là et ce des les premières notes, ces interventions dissonantes des guitares, ces rythmiques déjantées et expérimentales. Ils ont su faire un concentré, en ne gardant que l’essentiel de leur couleur musicale.

« Fiery Serpents » est puissant en riff dans un Brutal Death étourdissant aux dissonances faisant ici des merveilles avec cette voix abrasive de Mikko Aspa ou l’étourdissant « Scorpions & Drought » sur lequel la batterie ne laisse que très peu de répits dans une ambiance oppressante. Avec « Sand » l’auditeur reprend le peu d’oxygène que DsO daigne bien lui laisser avant de replonger dans un mur sonore implacable avec un « Abrasive Swirling Murk » magistral possédant un break défiant toutes les logiques musicales nous tirant par les pieds dans un chaos insoupçonnable.

Vous ne repartirez pas sans un « The Crackled Book of Life » au riff envoutant et étourdissant vous faisant dire que le groupe n’a rien perdu de sa superbe et que l’étonnement et le respect est toujours de mise à chaque sortie des français, proposant un Black Metal d’une intelligence et d’une originalité hors norme…


Lionel / Born 666

1.  Salowe Vision  03:45  
2.  Fiery Serpents 04:15
3.  Scorpions & Drought  03:10 
4.  Sand  01:40
5.  Abrasive Swirling Murk 03:50
6.  The Crackled Book of Life 04:20  

Note: 4,5/5

 

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NOTE DE L'AUTEUR : 9 / 10



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