Avatar – Avatar Country


Seulement dix-huit mois après Feathers & Flesh un album au concept fort et qui a un peu plus assis Avatar sur le podium des étoiles montantes du metal actuel, voilà que le combo nous revient déjà avec son successeur. Intitulé Avatar Country, c’est encore un album concept que nous dévoile le combo mais cette fois-ci porté sur leur pays et leur roi, le guitariste Jonas Jarlsby. Tout un programme une nouvelle fois pour un album qui, heureusement, nous comble autant que son prédécesseur.

A l’annonce de la sortie imminente du septième album d’Avatar seulement dix-huit mois après Feathers & Flesh, une certaine inquiétude s’est un peu emparée de nous. Et si le groupe s’était un peu trop précipité pour profiter au maximum du succès acquis depuis 2013 et au final nous sortir un album assez décevant ? En y regardant de plus près on se rend vite compte que la durée entre chaque nouvel opus ne dépasse guère les deux ans d’habitude pour le combo, pas de grand chamboulement.

Feathers & Flesh était un concept album sur l’histoire d’une chouette voulant tuer le soleil, totalement dans l’imagerie du conte à l’instar des Fables de La Fontaine par exemple. Avec Avatar Country, le quintet continue de nous raconter une histoire mais cette fois-ci beaucoup plus farfelue. Si vous avez déjà vu Avatar en concert alors vous savez que Johannes Eckerström (chant) aime inviter le public présent dans « Avatar Country », un pays fait pour les fans du combo. C’est donc tout naturellement qu’après dix-sept ans de carrière, Avatar nous raconte l’histoire de son pays et surtout nous présente son Roi !
 


Composé de dix morceaux (enfin plutôt neuf si on exclut "Glory To Our King" qui est une intro d'une cinquantaine de secondes) tous tourné autour du mot "King" d'une manière ou d'une autre, Avatar Country reprend là où Feathers & Flesh nous avait laissé musicalement parlant. Ne vous attendez pas à une vraie révolution, ni même à une quelconque évolution comme nous avions pu avoir entre Hail The Apocalypse et Feathers & Flesh. Mais parfois la continuité est une bonne chose, Avatar impose son empreinte et sa patte sonore petit à petit et c'est ce qui fait le succès du combo.

Introduit par "A Statue Of The King" et plus récemment par la pépite "King After King", Avatar Country est un album à la construction très intéressante. Premièrement, on se retrouve avec le titre le plus long de l'album - "Legend Of The King" - comme premier vrai morceau. Deuxième, on clôt l'album avec deux titres totalement instrumentaux ce qui est une prise de risque considérable pour un groupe dont une grande partie de son succès repose sur le talent vocal de son chanteur. Et enfin troisièmement, Avatar nous pose en plein milieu de l'album un titre absolument grotesque avec "The King Speaks" qui n'est pas du tout une chanson mais plutôt un discours traduit en anglais ! Ainsi sur dix morceaux, Jonannes Eckerström ne chante que sur six d'entre eux.

Comme nous le disions un peu plus haut, il n'y a pas de bouleversement drastique sur le style des compositions de ce nouvel album. On reste dans un heavy teinté de death mélodique qui ne révolutionne pas grand chose mais qui reste d'une efficacité indéniable. Si on prend par exemple le riff de "The King Wants You", ce n'est pas le plus complexe que vous allez entendre en 2018 mais il fait si bien le travail qu'on se retrouve à le chantonner toute une journée au bureau (testé et approuvé) sans réussir à s'en dépatouiller.
 


Avatar Country se clôt avec "Silent Songs Of The King Pt.1: Winter Comes When The King Dreams Of Snow" et "Silent Songs Of The King Pt. 2: The King Palace", deux titres qui n'en font en fait qu'un seul mais qui sont assez différents pour que le choix de les avoir scindés ne paraisse pas aberrant. Le premier est une ode à la synthwave des années 80 - très loin du Avatar que l'on connait - tandis que le second est un titre plus classique mais le côté instrumental nous permet de nous focaliser en tout point sur le travail du duo Jonas Jarlsby - Tim Öhrström.

Avatar continue son petit bonhomme de chemin avec ce nouvel opus et prouve qu'on peut sortir deux concept-albums de suite sans pour autant se vautrer et être trop sérieux. Avatar Country est un album grandiloquent voire granguinolesque parfois mais les Suédois savent ne pas franchir la ligne rouge pour ne pas perdre l'auditeur. 

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NOTE DE L'AUTEUR : 9 / 10



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