Turbonegro – Rock N Roll Machine

Vingt ans jour pour jour après Apocalypse Dudes et six ans après Sexual Harassment, arrive dans les bacs le nouveau Turbonegro venu de l’espace. C’est aussi le deuxième album avec Tony Sylvester (a.k.a. The Duke Of Nothing) dont l’intégration fut des plus naturelles, et le dizième de leur carrière.
 

Avec toujours cet humour décalé et pince sans rire, Turbonegro nous explique le concept de l’album en ces termes : « Tout le monde a été intrigué et effrayé par tous les débats sur l’I.A. et la robotisation de la société ces derniers temps. Nous voulons donc amener ces discussions technologiques sur le terrain du boogie rock et arrêter de trop réfléchir à demain. » et d’ajouter « Rock N Roll Machine » a toutes les caractéristiques du rocker classique : il tient toute la nuit mais reste abordable et, malheureusement, légèrement imprévisible (selon certaines critiques). Et Tony de rajouter « Nous avons passé les dernières années à perfectionner nos compétences, la musique que nous publions est plus distillée, plus raffinée, plus pointue, plus puissante, nous avons voyagé vers l’avenir et c’est ce que nous avons entendu à la radio! »

Turbonegro


En revanche, en plus de l’humour qu’ils savent aussi distiller à grande échelle, faire du rock n’ roll avec des tubes qui vous touchent instantanément ne leur font pas peur à commencer par leur single éponyme « Rock N Roll Machine » (décrite par eux-mêmes comme – « une chanson à cheval entre le spirituel et le stupide, sans jamais tomber dans la demi-mesure. Beaucoup de choses ont été dites à propos de Malcolm Young ces dernières semaines, et ce morceau pourrait être une espèce d’hommage par coïncidence. »)

Au-delà d’AC/DC, l’album est un hommage au rock, au hard rock et aussi au hair metal des années 80, à commencer par l’intro qui n’est pas sans nous évoquer « Jump » de Van Halen, « Chrome Ozone Creation » sans oublier le cinquième degré du titre « Skinhead Rock&Roll ». « John Carpenter Powder Ballad » nous fait penser à du Cinderella, Great White ou Poison période « L’Oréal parce que je le vaux bien » voir même Autograph ou autre perruquier de l’époque.

Turbonegro


Mais Turbonegro a la classe quand il veut rendre hommage aux Australiens à coup de rythmiques qui feront mouche sur scène comme sur « Hurry Up & Die », ou « Hot For Nietzsche » dont la ligne mélodique du synthé est un bon copier coller de « Won’t Get Fooled Again » des Who.

Au-delà de leur look qui prêtent à sourire mais qui ravira toujours la horde de Turbojugend, les Norvégiens sont de grands musiciens : malins, drôles et intelligents. Derrière la dérision et un troisième degré décomplexé, ils savent vous balancer des hits en puissances qui vont bercer toute votre année 2018.
 

Lionel / Born 666

 

Photos : © 2018 Lionel / Born 666
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.

NOTE DE L'AUTEUR : 9 / 10



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