Therion (+ Imperial Age – Null Positiv – Midnight Eternal) au Trabendo, Paris (16.02.2018)


Un petit peu plus de deux ans après son dernier passage en France dans cette même salle du Trabendo, Therion est de retour pour nous présenter quelques morceaux de son immense opéra plus un best-of de son immense carrière. Pour le coup ce sont les Russes de Imperial Age, les Allemands de Null Positiv et les Américains de Midnight Eternal qui vont assurer les premières parties de cette soirée qui commence très tôt, aux alentours de 17h45.
 


NULL POSITIV
 

Nous avons raté la prestation de Midnight Eternal et Null Positiv a déjà commencé son concert quand nous mettons les pieds dans un Trabendo qui est encore bien vide pour le moment. En provenance d’Allemagne, Null Positiv est un quatuor qui chante dans sa langue natale, et même si on ne comprend absolument rien aux propos de Elli Berlin (chant), on ne peut que saluer le groupe pour cette prise de risque. Il faut souligner que la langue allemande se prête très bien à notre musique comme le montrent depuis de nombreuses années des groupes comme Rammstein, Oomph ou We Butter The Bread With Butter.
 

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Maquillés au niveau des yeux et avec en plus des drapeaux avec le logo du groupe de chaque côté de la barrière, il est impossible pour Null Positiv de cacher musicalement et visuellement son attachement pour Arch Enemy. On est loin de la technicité et du sens de la mélodie des compositions des Suédois mais on ressent la même approche sur les mélodies ainsi que sur le chant de la frontwoman qui sans être incroyable possède son charme.
 

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Les compositions du groupe ne font pas décoller le public à part quelques fans et on trouve même le temps un peu long car Null Positiv n’invente rien et ne réinvente rien. On dodeline de la tête à certains moments grâce à des breaks assez efficace mais c’est tout ce que nous inspire la musique du combo malheureusement.

Setlist:
Als ob wir Götter wären
Unvergessen
Labyrinth
Amok
Trauma
Unschlagbar
Zukunft ungewiss
Koma
Scars
Greets Micha


IMPERIAL AGE
 

Il y a deux ans, Imperial Age était le premier groupe à fouler la scène du Trabendo et ce soir c’est en qualité d’invité très spécial de la tournée que nous les retrouvons juste avant Therion. Il faut dire que l’acoquinage entre les deux n’est plus un grand secret étant donné que le maestro Christofer Johnsson est derrière la production de The Legacy Of Atlantis, le troisième album des Russes qui vient de voir le jour.
 

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Le line-up a lui aussi changé depuis 2016 mais ce n’est pas très choquant quand on sait que le groupe repose principalement sur les épaules de Alexander Osipov (chant) et Jane Odintsova (chant, claviers). On reste donc sur un chant partagé en trois entre deux voix féminines et une voix masculine (une autre particularité qui nous ramène directement à Therion) pour un metal symphonique un peu cliché mais qui fait quand même fortement bien son travail. On sent que le groupe a énormément progressé scéniquement en deux ans que ce soit sur le plan du visuel tout comme de la qualité de la prestation proposée. 
 

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Centré en grande partie autour de The Legacy Of Atlantis, le set de Imperial Age nous permet aussi de voir que les compositions de ce nouvel opus tiennent grandement la route sur scène. Alexander Osipov a progressé au niveau de son chant qui est maîtrisé tandis que Anna Moiseeva (chant) complète bien Jane Odintsova sur les parties féminines du chant. Les trois musiciens du groupe ne font pas grand chose pour se faire remarquer mais en même temps les parties musicales de Imperial Age sont plus centrés sur les parties symphoniques (sur bande ce soir) que sur le trio guitare/basse/batterie.
 

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Imperial Age est en train de grandir dans la scène du metal symphonique qui n’a pas eu de vraie révélation depuis un paquet d’années. Avec un peu plus de maturité et moins de clins d’oeils aussi appuyés à Therion, il n’est pas déconnant de penser que les Russes seront capable de revenir en tant que tête d’affiche dans peu de temps.

Setlist:
The Awakening
The Legacy of Atlantis
The Monastery
Domini Canes (March of the Holy Inquisition)
The Escape
Death Guard
Aryavarta
Anthem of Valour
And I Shall Find My Home

THERION
 

Deux ans seulement après son dernier passage dans la capitale, et avant qu’on ne retrouve le combo en tête d’affiche du vendredi sur la Temple au Hellfest 2018, Therion est déjà de retour au Trabendo pour nous proposer des extraits de son monstrueux opera metal qui aura donné du fil à retordre pendant de longues années à Christofer Johnsson. Avec ses quarante-six morceaux, Beloved Antichrist est un mastodonte dont le groupe aura décidé de nous offrir cinq titres ce soir autour des quatre singles plus « My Voyage Carries On ».
 

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Aucun chichi sur scène, Therion fait dans la sobriété et entame son set par « Theme Of Antichrist » afin de mettre tout le monde dans le bain. La salle n’est pas pleine mais il y a quand même du monde pour applaudir le combo suédois et cet opera metal est au coeur de toutes les discussions autour de nous, nous avions regardés la setlist en amont du concert mais ce n’est pas le cas de tout le monde et une partie du public semble penser que la moitié du concert sera réservée aux nouvelles compositions. Que nenni au final puisque la grande majorité des morceaux proviennent de la très longue carrière pré-Beloved Antichrist.

On sera d’ailleurs heureux de voir apparaître des titres qui ne sont pas très souvent joués ou qui n’ont pas été joués depuis un moment comme « Der Mitternachtslöwe » (absent depuis 2010) ou « Din » qui fait son apparition pour la première fois. Bien sûr les grands classiques sont présents mais au moins chaque album important de la carrière de Therion se voit offrir un peu de lumière ce soir.
 

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Pas de changements par rapport à 2016, le chant est toujours assuré par le trio Thomas Vikström, sa fille Linnéa Vikström et l’Italienne Chiara Malvestiti. Linnéa Vikström prend de plus en plus de place sur scène et c’est assez incroyable à voir dans sa palette vocale du lyrique au growl est impressionante. On retiendra notamment ses performances sur « Typhon » ou encore « the Khlysti Evangelist », la chanteuse réussisant clairement à nous faire oublier Katarina Lilja et Lori Lewis par sa prestance vocale qui contrecarre celle de ses compères mais nous fait un peu penser à celle de Snowy Shaw par moment.

Grimé en costume, chapeau et lunettes de soleil comme à son habitude, le maestro reste finalement assez effacé tandis que Sami Karppinen (batterie) est lui complètement caché et avaché sur sa batterie ce qui fait qu’on verra finalement son visage que lors de la fin de « To Mega Therion » au moment où l’ensemble du groupe vient saluer le public.
 

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Le son du Trabendo est plutôt correct même si ce n’est jamais assez pour apprécier toutes les subtilités de la musique de Therion, le public est lui plutôt calme mais chacun semble apprécier la musique dans son coin. Les compositions du combo ont quelque chose de très introspectif alors on chante à tue-tête, on dodeline de la tête ou on tape du pied les bras croisés au rythme de la musique mais ce qui est sûr, c’est que rien ne nous laisse bien indifférent devant cette prestation maitrisée.
 

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Les cinq extraits de Beloved Antichrist passent bien l’épreuve du live et on espère surtout revoir le groupe avec une setlist beaucoup plus orientée dessus tant il y a des pépites en masse sur ce très long opus. Et nous sommes tous capables de voir Therion au moins une fois sans les grands classiques que sont « The Blood of Kingu », « An Arrow From The Sun » ou « Lemuria » pour ne citer que ceux-ci au profit d’une tournée spéciale.
 

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Après un petit moins de deux heures de concert, il est temps pour Therion de quitter la scène mais pas sans nous avoir offert « To Mega Therion » qui est définitivement le morceau qui à l’applaudimètre aura une nouvelle fois fait bondir le plus le Trabendo. Pas de reprises de France GallChristofer Johnsson prenant la parole pour nous annoncer qu’il ne se sentait pas d’honorer sa mémoire avec une chanson qu’elle n’aimait pas (en parlant de « Les Sucettes ») et donc pas de rappel, Therion rentrant aux vestiaires directement.

Setlist:
Theme of Antichrist
The Blood of Kingu
Din
Bring Her Home
Night Reborn
Nifelheim
Ginnungagap
Typhon
Temple of New Jerusalem
An Arrow from the Sun
Wine of Aluqah
Lemuria
Cults of the Shadow
The Khlysti Evangelist
My Voyage Carries On
The Invincible
Der Mitternachtslöwe
Son of the Staves of Time
Rise of Sodom and Gomorrah
To Mega Therion

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Merci à Garmonbozia pour les invitations.
Toutes les photos sont la propriété de Nidhal Marzouk, toute reproduction est interdite sans l’accord du photographe.



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