Steel Panther (+ Fozzy) à  l’Olympia, Paris (28.01.2018)

Qu’est ce qu’on peut bien faire un dimanche de Janvier à Paris ? Rester à la maison. Certes. Mais rien d’original. L’équipe de La Grosse Radio a une solution pour parer à la morosité : on prend notre matos, nos couilles et nos boobs (est-il utile de préciser qu’on était deux ?), et on se dirige lentement (bah oui, y’a des bouchons même le dimanche à Paris !) mais sûrement vers l’Olympia pour interviewer Steel Panther. Tout ça pour vos beaux yeux !  Bon, on avoue, c’est aussi pour notre Wilhem nationale, qui trépignait d’impatience de se retrouver sur un canapé entre Michael Starr et Lexxi Foxx.. D’ailleurs, vous pouvez retrouver ça ici : Interview Steel Panther : Michael Starr & Lexxi Foxx

 

FOZZY
 

La soirée débute avec les Ricains de Fozzy, menés par un Chris Jericho plutôt expressif mais pas forcément en grosse forme ce soir.



Peu après la sortie de leur nouvel album répondant au doux nom de Judas, Fozzy nous délivre un set assez énergique, son frontman arpentant la scène dans toute sa largeur, pendant que ses comparses Billy Grey & Rich Ward à la guitare s’en donnent joie en maltraitant leur instrument le plus possible. « À l’americaine » si l’on peut dire ainsi.



Un set sans originalité, mais bien en deçà de celui qu’ils ont donné par exemple à la Maroquinerie quelques années auparavant. Au final, ce n’est pas une reprise de « SOS«  de Abba – bien qu’assez originale – noyée dans quarante-cinq minutes d’un heavy US assez classique qui permet à la formation de faire réagir la salle : le public reste plutôt mou, mis à part les quelques premiers rangs qui comptent vraisemblablement des fans de la première heure. Certains diront que c’est l’absence de spandex, et d’autres le manque d’originalité (ou l’absence de blagues de cul peut-être ?). Nous vous laissons débattre de ce sujet à la maison, pendant le prochain repas de famille par exemple.



STEEL PANTHER

Quelques instants plus tard, les aficionados de spandex et de blagues potaches vont en avoir pour leur argent. Ou plutôt celui de leurs parents. Ou de leurs amis. Ou peut-être celui de mamie, qui a décidément des idées pas très fraîches puisqu’au lieu de lui offrir l’encyclopédie Encarta, elle a choisi d’envoyer sa petite fille montrer ses seins dans le haut lieu de la déperdition Parisienne, l’Olympia. Comme quoi il n’y a pas qu’à la maison qu’on choisit de faire tomber le haut quand il fait froid dehors (n’est ce pas, ma chère Wilhem).



C’est après avoir écouté un bon vieux Van Halen sur les enceintes que Steel Panther fait son entrée sur scène, et nous assène un « Eyes of a Panther » qu’on ne présente désormais plus suivi d’un « Goin’ in the Backdoor » quant à lui tiré du dernier album Lower The Bar sorti l’an dernier. L’ambiance va bon train, le public semble être à fond, et c’est tout naturellement qu’on nous balance un « Asian Hooker » de dessous les fagots. Ça joue sévère, on ne peut pas le nier. Le show est rôdé, comme à l’accoutumée d’ailleurs.


En parlant d’habitudes, on a encore l’occasion ce soir d’admirer la grande forme de Satchel à travers les soli implacables qu’il nous balance à la trogne – et ce sans aucune vergogne – alors que d’un autre côté Lexxi Foxx nous rappelle en permanence qu’il est un tutoriel vivant d’application de laque et de maquillage. Stix, plus discret mais néanmoins incisif, reste malicieusement planqué derrière ses fûts, pendant que Michael Starr multiplie les allusions et les gestes suggestifs. En résumé, la panthère prend l’autoroute.
Cependant, dès le quatrième titre (« Tomorrow Night » pour les petits curieux que vous êtes), on sent que l’ambiance retombe. Malaise.

Si vous aussi vous êtes en proie à des convulsions et que vous vous époumonez « mais pourquoi donc ?? » à l’instar de nos deux rédac chefs bien aimés Jeremie et David (#fayotage), n’ayez crainte, voici la réponse : le problème du concert d’aujourd’hui est simple. Malgré l’excellent niveau des musiciens et la qualité de leur prestation, malgré tout le fun qu’un de leurs concerts peut apporter, c’est finalement très redondant et on finit rapidement par décrocher. Les mêmes blagues, les mêmes mimiques, le même backdrop, les mêmes titres ; bref, aucune prise de risque et pire encore: une perte de temps conséquente.


Les boutades à répétition de nos joyeux lurons auront permis au groupe de jouer à peine plus d’une douzaine de titres ce soir ; c’est vraiment peu en comparaison avec les concerts précédents. On reste clairement sur notre faim, et au final, des classiques comme « 17 Girls in a Row », ou encore le très bon « Death to All but Metal » n’ont même plus l’impact qu’ils devraient avoir.


Le temps semble un peu trop long (malgré la courte setlist), et c’est sur un rappel des plus classiques composé des très suggestifs  « Community Property » et de « Party All Day (Fuck All Night) » que le groupe se retire (!), nous laissant un goût amer dans la bouche. Non, pas le goût amer auquel vous pensez, bande de coquinous ! Nous parlons évidemment du goût de la déception, pervers que vous êtes.


Bilan : une soirée en demi-teinte. D’un côté un groupe que nous affectionnons particulièrement de part leur sympathie, leur virtuosité, leurs chansons, et l’ambiance qui émane de leurs concerts, et de l’autre côté une setlist trop courte, classique, et surtout trop de temps de parole sur scène.

Il faudra impérativement se renouveler la prochaine fois. Peut mieux faire !

Photos : © 2018 Nidhal Marzouk
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.



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