Sybreed – God Is an Automaton

C’est en seulement quelques albums que la formation dont je vais vous parler dans ces lignes a réussi à s’imposer comme un incontournable de son style pratiqué : le Cyber Metal. En effet, les suisses de Sybreed, ont d’abord été un groupe à suivre de près à la sortie de leur premier effort Slave Design en 2004, puis avec Antares, en 2007, tout s’est emballé. Album salué par la critique, et par le public qui propulsa le groupe à des sommets que lui même n’osé imaginer. En 2009, avec la sortie de The Pulse Of Awakening, la formation avait confirmé son status de nouveau maître du genre. Aujourd’hui, nous sommes en 2012, un nouveau bassiste dans les rangs, et le groupe revient avec sa quatrième galette, God Is An Automaton, toujours chez Listenable Records. Le groupe va t’il continuer sur sa lancée et continuer sa carrière sans faux pas  ?

Et bien oui, et non. Restant dans la lignée de ce qu’ils ont fait jusqu’à présent, à savoir un DeathWave, comme ils s’autoproclament, que l’on pourrait situer en Fear Factory et un Depeche Mode, le groupe ne propose aucune nouveauté, par rapport à ses précédentes réalisations. Et c’est bien là le principal défaut de l’album. Si, d’un côté, cela permet au groupe de pouvoir nous servir des tubes dont eux seuls ont le secret (« No Wisdom Brings Solace », « The Line Of Least Resistance », « Challenger »), le groupe tombe rapidement dans la facilité, et tire malheureusement bien trop souvent sur les mêmes ficelles, ce qui prive l’album de toutes éventuelles surprises.

Parlons maintenant des points forts de l’album. Tout d’abord, la production  est vraiment gargantuesque, d’une puissance rare. La meilleure que les suisses aient eu à ce jour. Notons aussi du magnifique artwork, signé Seth Siro Anton (Septic Flesh, Moonspell …). On remarquera également les progrès conséquents de Ben au niveau du chant . Exit les voix nasillardes du précédent album (qui cependant avaient leur charme), et au niveau des vocaux extrêmes, une influence Black Metal (certainement dûe à son passage chez Deathcode Society) notable, qui apporte un côté plus noir à l’album, très bien exploité sur « Into The Blackest Light » par exemple.

Et c’est à peu près tout ce qu’il y a à dire de cet album, car si tous les musiciens matitrisent leurs sujets respectifs à la perfection, leur musique aussi et maitrisée. Un peu trop d’ailleurs … Car malgré ce fort potentiel, on a l’impression que les gasiers se contentent du minimum syndical, comme sur « Destruction And Bliss », la compo finale, qui peine à décoller …

Si vous aimiez Sybreed, vous aimerez cet album, qui, en soit, est tout à fait bon, mais totalement dénué d’innovations. Cependant, si vous ne connaissez pas encore le groupe, et que cette chronique vous interpelle, je vous conseille plutôt les trois premiers albums du combo.

Il ne faudra pas que le groupe stagne trop longtemps, ou j’ai bien peur qu’il tombe rapidement dans l’oubli…

                                                                                                                                                                    Axel

NOTE DE L'AUTEUR : 7 / 10



Partagez cet article sur vos réseaux sociaux :

Ces articles en relation peuvent aussi vous intéresser...

Ces artistes en relation peuvent aussi vous intéresser...

Advertisements