Brutal Assault XVII (8-11 Août 2012, République Tchèque) – 3ème partie

Live Report du Brutal Assault 2012
Samedi11 Août 2012
Jaromer – République Tchèque

Texte   :  Katarz & Thomas Orlanth
Photos :  Thomas Orlanth

ABORTED


La dernière journée a été très riche pour nous, puisque de très bonnes formations jouaient le dernier jour et c’est ainsi que votre humble reporter, fana d’Aborted au dernier degré, a foncé à grandes enjambées jusqu’au site du Festival pour essayer de capter l’intégralité du concert.

Alors autant vous dire que Aborted a une fois de plus mis la barre très, très haut. Après un show au Hellfest qui a été je pense, inégalé en cette année 2012, les Belges ont délivré un concert vraiment énorme au Brutal Assault.

 

Tout d’abord, parce qu’il est vraiment rare, surtout en ce moment, de voir un groupe des gars qui s’entendent aussi bien. Sur scène, cela se ressent, les musiciens n’arrêtent pas d’échanger entre eux et de se marrer. Rien que pour voir ça, je vous conseille de courir les voir.

Ensuite, musicalement, ça déménage toujours autant et autant le vocaliste Svencho que le reste de la troupe sont toujours au top avant de monter sur scène. Alors que le premier nous rend fous rien qu’à le regarder, puisqu’il gigote dans tous les sens et vit toujours autant la musique à fond ; les autres derrière prennent leur pied sur leurs instruments. Une fois de plus, Ken Bedene martèle sur les fûts comme un forcené. Son jeu de batterie mérite les plus grands honneurs. Il est juste incroyable et nombreux sont ceux qui après avoir vu un show d’Aborted m’en parlent en premier.

 

Dernièrement, je disais que je souhaitais voir les shows d’Aborted se diversifier. Mes voeux ont été plus qu’exaucés. Non seulement la musique d’Aborted a sonné totalement différemment au Brutal Assault qu’au Hellfest et ceci est dû au fait que peut être ce son assez « organique » d’Aborted passait si bien dans l’enceinte du Fort Josefov et le rendu était totalement différent. Aussi, ma joie fut inégalée lorsque j’ai découvert que le groupe n’a pas repris bêtement la setlist du Hellfest mais a, au contraire, repensé tout ça. Et le rendu est tout simplement unique.

Un de mes meilleurs shows du Brutal Assault !

 

Eh oui ! Je headbangue plus vite que ma sueur !!
 

TEXTURES


Un des groupes que je n’allais a priori pas voir était Textures. Mais lorsque le frontman, Daniël de Jongh a commencé le show en s’adressant à la foule, j’ai soudainement senti de l’intérêt pour ce groupe. Après nous avoir raconté une anecdote sur la Compagnie aérienne Easyjet, il nous a vivement conseillé de ne JAMAIS la prendre et de répéter tous ensemble avec lui : « Easyjet sucks ! ». Ce qui a semblé ravir la foule et a retenu mon attention.

C’est alors que je découvre une formation digne d’un très grand intérêt, officiant dans un Death progressif aux allures de Machine Head et Meshuggah avec également quelques ballades et un frontman à la voix d’or. Il a rejoint le groupe en 2010 succédant ainsi à Pieter Verpallen lorsque le groupe sortait son 4e album, Dualism, sous la bonne étoile qu’est Nuclear Blast Records.

Non fiers d’avoir réussi à provoquer un des plus gros pogos de tout le Brutal Assault, Textures a donné un show d’envergure, marqué par de très beaux moments d’émotions, notamment sur la très belle ballade « Awake ».

Daniël a réussi le pari de nous donner le meilleur de lui-même, avec un très réussi mélange de voix criées et une voix claire, deux très belles prouesses avec lesquelles il jongle avec aisance.

 

Daniël on ne met pas sa main devant la bouche quand on parle !

Le groupe est motivé à 100 %, et il faut noter les non moins remarquables prestations de Jochem Jacobs et de son comparse à la guitare. Même le claviériste Uri Dijk se donne à fond et n’en loupe pas une pour remotiver les troupes qu’il appelle depuis le fond de la scène.

 

La musique de Textures est technique mais la priorité reste la satisfaction d’un public en mal de sensations fortes. Il n’y a qu’à voir le succès de titres comme « Stream of Consciousness » qui allie technicité et groove et fait bouger le public dans tous les sens. La musique de Textures est si catchy que les têtes headbanguent dans tous les coins du Fort Josefov.

De véritables bêtes de scène et une formation à découvrir absolument !!

Setlist :

Surreal State Of Enlightenment
Regenesis
Storm Warning
Stream of Consciousness
Sanguine Draws the Oath
Awake
Laments of an Icarus

Katarz

 


SOLSTAFIR

Les islandais de Solstafir ont certainement du sang texan quelque part. En tout cas, l’assurance avec laquelle ils montent sur la Jäggermeister Stage est digne des 7 mercenaires. Il n’y a qu’à voir le guitariste Sæþór Maríus Sæþórsson, avec sa clope au bec et son chapeau de cowboy pour s’en convaincre. De même, son comparse et chanteur Aðalbjörn « Addi » Tryggvason semble comme à l’accoutumé ailleurs, perdu dans des pensées lointaines, pendant que Guðmundur Óli Pálmason  filme la foule et que Svavar « Svabbi » Austmann peaufine les réglages de sa basse.

Bon, j’avoue que j’ai pris un malin plaisir à écrire tous ces sympathiques prénoms islandais dans la même phrase, histoire de vous plonger tout de suite dans les sonorités nordiques très particulières.

 


Particulière, c’est le moins que l’on puisse dire sur leur musique. Envoûtante, éthérée, lointaine, magique, hors du temps même, avec un soupçon de souffrance.

Cela fera la troisième fois cette année que je les vois sur scène, et l’effet est toujours le même : décollage immédiat.

 

J’imagine que jouer ces morceaux doit être reposant pour les membres du groupe. Il est vrai que le rythme de base est plutôt lent, même si quelques accélérations paroxystiques sont là pour nous éviter la torpeur. Quoiqu’il en soit, le combo a l’air d’apprécier cet instant de relaxation collective et ne se prive pas de fumer et de boire du Jack tout en jouant.

 

Allez ! A la tienne… c’est quoi ton nom déjà ?

Personnellement, je regrette de ne pas les voir plutôt jouer en soirée, mais c’est bien tout ce que j’aurais à reprocher au concert.

Setlist :
Ljós í Stormi 
Þín Orð 
Fjara 
Goddess of the Ages

 

Thomas Orlanth

 

KYLESA


Après un Solstafir qui nous a placés en transe, je suis réceptive comme une éponge pour le show de Kylesa que notre cher Lionel/Born666 m’avait donné envie de voir sur scène dans son report de janvier. Grande surprise de ce Festival plutôt axé « extrême », le combo Américain de sludge metal aux ambiances psychédéliques a toutefois conquis de nombreuses âmes avides de se plonger dans les racines du Rock sous acides.

Le groupe nous balance une intro totalement barrée jouée en direct sur un theremin et la belle Laura Pleasants salue le public. Dès les premiers riffs de guitare et les énormes coups des deux batteries qui travaillent souvent en binôme pour donner de la puissance et un côté presque tribal.

 

Comment résister aux premiers riffs de « Tired Climb » tirés de leur nouvel album Spiral Shadow dont le groupe va nous saturer cette après-midi là. Chauffés par Solstafir, on ne peut que se laisser accompagner au septième ciel par la belle Laura qui apporte une touche de féminité avec une voix sensuelle et malgré tout très affirmée. Son chant crié est très attendu aussi et les têtes se relèvent chaque fois qu’elle s’approche des micros. Mais c’est surtout Phillip Cope qui monopolise les parties chantées. Laura, elle, restera très concentrée et sérieuse sur son jeu pendant tout le show et n’adressera aucun regard à la foule. Très à l’aise avec ses guitares, elle préfère les régler entre les morceaux et se préparer à donner le meilleur d’elle-même au prochain.

Le bassiste en revanche est beaucoup plus expressif et rappelle au public de participer au show ce qu’il fait volontiers et il n’est pas impossible qu’il y ait eu un petit pogo derrière nos têtes agglutinées aux premiers rangs …

Dans la setlist, on décolle sur un « Drop Out » aux riffs hallucinants, un « Don’t look Back » dans un registre plus mélodique et on plane totalement sur les longs passages psychédéliques de « Spiral Shadow ». « Crowded Road » a également sur moi un effet immédiat, avec ses parties de batterie bien lourdes participant à nous faire entrer en transe…

Le show est superbement exécuté, un plaisir pour tous les sens…

Katarz


 

FINNTROLL


L’ambiance festive du pays des trolls débarque en fin d’après-midi, avec Blodnatt (nuit de sang) dans une affiche relativement pauvre en folk/pagan metal. C’est pour dire que leur prestation était attendue avec impatience, et je n’ai pas été déçu !

La setlist est riche et variée, avec des gros tubes comme « Nattfödd » ou « Under Bergets Rot », même si on peut regretter l’absence de « Trollhammeren ». J’avoue que ne pas jouer leur titre phare aura certainement désappointé plus d’un fan, mais j’aime bien l’idée qu’un groupe propose autre chose de temps à autre.

Après tout, Finntroll a déjà l’originalité de chanter en suédois alors qu’ils sont finlandais, donc pas de « Trollhammeren » aujourd’hui !

 

Le folk metal joyeux de Finntroll est rapidement entraînant pour le public qui bouge en rythme, avec danses et slams en bon nombre.

Bref, un très bon concert avec tous les ingrédients pour s’éclater, que demander de plus ? Bon, d’accord, un petit rappel avec « Trollhammeren » peut-être ?

Setlist :
Blodnatt 
Dråp 
Under bergets rot 
Nattfödd 
Slagbröder 
Mot skuggornas värld 
Solsagan 
Jaktens tid 
Bastuvisan 

 

 

Thomas Orlanth

 

IMMOLATION


Le nom « Brutal Assault » n’a pas été inventé par hasard. La raison simple en est qu’il suffit de parsemer une affiche de noms comme Immolation pour qu’enfin un public de dégénérés se réunisse au même endroit, au même moment.

L’entrée sur scène des musiciens est déjà très appréciée puisqu’ils viennent nous filmer et nous prendre en photo avant le début du show. Visiblement ravis d’être là, en particulier Ross Dolan et Robert Vigna, le show promet d’être renversant.

 

Vivement acclamés par le public, les Américains apparaissent sur la scène sous les premiers coups de « Close to a World Below » et le ton étant donné, le public répond immédiatement par un magnifique pogo.

On aura droit entre autres à des bons titres old-school dans la veine de « Swarm of Terror » ou encore un « Dawn of Possession » qui provoque une frénésie générale.

Le groupe interprète également un extrait de leur dernier EP, Providence en interprétant « What they Bring » et en nous annonçant que dès le mois de septembre ils travailleront sur un nouvel album.

Le son qu’Immolation nous aura envoyé en pleine face n’aura pas d’égal en cette journée et dans le public c’est la guerre : des corps se projettent sur le devant de la scène et tout le monde, y compris le groupe, hallucine de ce qui est train de se passer.

Tandis que Robert Vigna communique pratiquement avec son public pendant le concert, on peut aussi constater que Ross Dolan est très en forme et laisse parler son agressivité avec classe.

 

Leur second guitariste de session a quant à lui une tête de tueur donc on préfère ne pas trop le regarder en biais…mais je suis sûre qu’il est gentil dans le fond !

Le groupe sera en tournée en septembre avec Marduk, avec deux dates en France:

le 18 septembre à Toulouse,
le 26 à Paris.

Alors on le note tout de suite dans son agenda !

Setlist :

Close to a World Below
Swarm of Terror
Majesty and Decay
What They Bring
Into Everlasting Fire
Under the Supreme
Unholy Cult
No Jesus, No Beast
Dawn of Possession

 

SIX FEET UNDER


On ne pouvait pas séjourner trois jours (euh.. deux jours et ¼) au Brutal Assault sans essayer de suivre Six Feet Under sur scène pour au moins admirer Chris Barnes et sa voix légendaire.

D’ailleurs il semble que toutes les autres personnes présentes au Festival se soient dites la même chose et en quelques minutes le parvis de la scène devient noir de monde et prend des allures de Hellfest.

Nous décidons de suivre le concert d’assez loin, puisqu’il est vrai que le son est assez gigantesque (avec une voix parfaitement audible, un bon son de guitares et une batterie bien réglée, deux éléments essentiels au Death bien lourd de Six Feet Under), mais cela ne suffira pas à nous faire rester jusqu’à la fin du concert.

 

Malgré les efforts du leader charismatique et quelques hymnes éparpillés tout au long du set, comme un « Human Target », « No Warning Shot » ou un «Feasting on the Blood of the Insane», le set devient longuet et ennuyeux et ne nous gardera pas en haleine bien longtemps.

Nous décidons donc d’aller faire un petit tour dans la petite salle du Brutal Assault à la recherche de sang frais et de quelque chose d’original…

 

CULT OF FIRE


Après une grande pause bien méritée, on nous annonce qu’un groupe étrange vient de monter sur la scène « Budvar ». En effet, sur une scène customisée pour l’occasion avec deux grandes tables sur lesquelles trônent des bougies, des crânes, des coupes et autres éléments de décor – vous l’aurez compris – sataniques, débarquent quatre petits hommes en longues robes noires en satin avec des capirotes, chapeaux pointus de l’Inquisition, vissés sur leurs têtes.

 

Encore que les guitaristes ou le frontman en portent un, cela n’en aurait pas été complètement obscène, mais de derrière la batterie on peut également voir des bras et … un chapeau pointu. D’ailleurs ces capirotes touchent presque le plafond de la salle ce qui ajoute un petit effet comique.

Vous imaginez bien qu’avec un attirail pareil le jeu de scène sera assez limité. En effet, à part lever les bras doucement, le headbang et les grimaces s’en trouvent malheureusement quelque peu entravés.

 

Maman, j’ai de la confiture sur mes mains !

Musicalement Cult Of Fire évolue dans un Black Metal traditionnel, construit autour de quelques bons riffs, mais après quelques minutes, on a envie de s’immoler par le feu car les titres deviennent quelque peu redondants et nos yeux à moitié ouverts finissent par se poser longuement sur ces longs chapeaux pointus…..

Katarz
 

L’autre avis:

Personnellement, je n’ai jamais vu un groupe avec des coiffes quasiment aussi grandes que les musiciens qui sont en dessous. Rien que pour ça, ils méritent déjà mes félicitations. J’entendais les gens qui se précipitaient au concert en disant des trucs du genre « hé les gars, venez voir, ils ont des gros chapeaux! » 

Avec tout ce qu’il s’est déjà fait dans le black metal, il est très dur aujourd’hui d’innover. Et ma foi, si l’innovation doit passer par la coiffe, pourquoi pas !

Certes, le côté ritualiste de leur « jeu de scène » peut faire sourire, mais très franchement, avez-vous déjà observé la démarche en crabe d’Immortal pour ne citer qu’un exemple ? Si on y réfléchit bien, le black metal tout en entier peut être ridicule (ça y est, je vais me faire des amis !). Tout est une question de point de vue.

Musicalement, l’innovation n’est certes pas au rendez-vous. Ceci dit, je serais moins catégorique que ma collègue et d’ailleurs les spectateurs semblaient en majorité apprécier le show jusqu’au bout. La prestation était tout à fait honorable pour ce groupe tchèque encore méconnu.
 

Thomas Orlanth
 

 

IMMORTAL

C’est donc dans les bras des Légendes du Black Metal que nous allons vite nous consoler. Le set est très attendu et tout le monde veut être devant. Du coup, c’est en mode sardines que nous allons essayer de suivre le concert et de prendre des photos.

Le groupe apparaît sur scène et Abbath salue son public fidèle depuis toutes ces années.

 

Malgré les années, Immortal continue à nous faire rêver dès que l’on entend du « Sons of Northern Darkness » et « The Call of the Wintermoon ». L’atmosphère sur scène est froide et très enfumée et on se croirait au coeur de la Norvège en hiver.

Une atmosphère réchauffée par des effets de pyrotechnie et par de nombreux pas de crabe dont le groupe use à gogo pour provoquer l’hilarité générale. Les musiciens bougent d’ailleurs pas mal sur scène et provoque la frénésie dans la foule.

 

Apparemment le groupe n’est pas venu faire la promotion du dernier album « All Shall Fall » dont il ne jouera qu’un titre à la fin du set après s’être retiré quelques minutes de la scène le temps de nous imprégner de la belle introduction qui précède le titre du même nom. Non, le groupe est venu célébrer sa carrière toute entière et a laissé une empreinte inoubliable dans nos esprits. 

 

Setlist :
Withstand the Fall of Time
Sons of Northern Darkness
Damned in Black
Triumph
The Call of the Wintermoon
In My Kingdom Cold
Tyrants
One by One
All Shall Fall
 

Katarz

 

MOONSPELL


Ah Moonspell… La légende lusitanienne que je n’avais pas vue depuis… des années. Et oui le temps passe vite parfois.

Autant le dire tout de suite, jouer à minuit au fort de Josefov le dernier jour d’un festival ne peut que donner deux réactions : la déception d’un spectateur déjà repu et heureux d’avoir vu ses groupes préférés ou bien le plaisir d’un orgasme qui se produit par définition à la fin des bonnes choses.

Pour ma part, le concert fût un enchaînement de ces deux sensations.

D’une part, un son retravaillé et adoucit version « grand public » en parfaite cohérence avec les derniers albums, et d’autre part des vieux tubes d’une époque où Moonspell était davantage tourné vers le death que vers le gothic et l’avant-garde.

D’ailleurs, le groupe a bien compris cette dualité qui transparait aisément dans leur setlist : trois titres tirés du dernier album « Alpha Noir » et tous les autres issus de ce qui, pour moi, est l’essence même de Moonspell, à savoir l’époque Wolfheart/Irreligious.

J’avoue que la fin du concert allait crescendo vers l’orgasme musical : « Vampiria », puis « Alma Mater » et enfin, « Full Moon Madness » !

Même si « c’était mieux avant », on ne peut qu’admirer leur prestation de ce soir, dans un très beau décor encore davantage mis en valeur par les différents effets pyrotechniques et lumineux des installations de la forteresse.

Setlist :
Axis Mundi 
Alpha Noir 
Opium 
Awake! 
Em Nome Do Medo 
Vampiria 
Alma Mater 
Full Moon Madness 

 


 

Thomas Orlanth

 

Photos : © 2012 Thomas Orlanth
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.

 



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