Joan Jett aux Hellfest 2018


Vendredi 22 juin 2018 - Mainstage 1 - 16h45

Joan Jett

La chanteuse n’a pas pris une ride, au propre comme au figuré. Sa voix semble s’être figée dans le temps, et les yeux fermés on se croirait devant son alter ego quarante ans plus jeune.

 

OVNI de l’affiche de cette édition 2018 du Hellfest, Joan Jett fédère pourtant de nombreuses franges du public devant la Mainstage 1. Cocktail de hits en puissance, de plaisirs coupables ressurgis du jukebox et surtout exécution irréprochable: le mélange est imparable et le concert définitivement l’un des temps forts du festival.


Le show débute à l’heure à la seconde près, et d’emblée Joan apparaît en ultra forme. Forte des ses soixante printemps, la chanteuse n’a pas pris une ride, au propre comme au figuré. Sa voix semble s’être figée dans le temps, et les yeux fermés on se croirait devant son alter ego quarante ans plus jeune, qui se produisait en France il y a déjà 35 ans. Oui, 35 ans que la rockeuse n’avait pas foulé l’Hexagone ! C’est trop long, bien sûr et elle l’admet volontiers au micro.

Le groupe qui accompagne Joan, les Blackhearts, fait montre d’une maîtrise hors pair, digne des meilleurs musiciens de session. Ils ne se mettent pas en avant, afin de ne pas - tâche impossible - voler la vedette à leur meneuse. Jouissant d’un son excellent - fait récurrent lors de cette première journée -, le groupe peut exprimer toute sa rigueur et son groove, supportant une Joan au charisme bluffant. Tous les hits y passent évidemment, de "Bad Reputation" à "Cherry Bomb", emprunté aux Runaways, et aucun ne semble avoir subi les affres du temps. Seul "Real Wild Child" manque malheureusement à l'appel, mais avec cinquante minutes de temps de jeu, il a bien fallu faire des choix.

Comme on pouvait s’y attendre, le set ne peut s’achever sans l’anthologique "I Love Rock’n’Roll", repris à toutes les sauces au fil des ans. C’est évidemment le moment que chacun attend, et le public donne de la voix pour aider une Joan qui n’en a pas besoin, tant son grain de voix reste inchangé après ces décennies. Surprise, un dernier morceau vient s’ajoute : c’est "I Hate Myself For Loving You" qui clôture le set sur une bonne note, et Joan Jett peut quitter la scène avec la satisfaction du travail bien fait.

Setlist:
Victim of Circumstance
Cherry Bomb (reprise des Runaways)
Do You Wanna Touch Me (Oh Yeah) (reprise de Gary Glitter)
Bad Reputation
You Drive Me Wild (reprise des Runaways)
Light of Day (reprise de Bruce Springsteen)
The French Song
Love Is Pain
Fetish
Fresh Start
I Love Rock 'n' Roll (reprise des Arrows)
Crimson & Clover (reprise de Tommy James & THe Shondells)
I Hate Myself for Loving You

Photos : Nidhal Marzouk
Toute reproduction interdite sans l’accord du photographe.



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