Harun, guitariste de Trepalium, au Motocultor 2012


Interview avec Harun, guitariste du groupe TREPALIUM
au MOTOCULTOR FESTIVAL 2012

Theix (54), le 17.08.2012

 

Interview réalisée par Meta Lias
Photos : Yog

Lors de cette 7ème édition du MOTOCULTOR FESTIVAL, La Grosse Radio Metal a interviewé Harun, guitariste du groupe français TREPALIUM, avant leur montée sur scène.

Meta Lias: Salut à toi et merci pour cette interview. Je voudrais d’abord parler du dernier album « H.N.P. ». Concernant l’accueil de cet album par le public, penses-tu que l’impact a été plus fort au Hellfest, avec la surprise de ce dernier opus qui venait tout juste de sortir, ou est-ce que les auditeurs vont plus l’apprécier maintenant après plusieurs écoutes ?

Harun: Et bien je pense qu’il y a des deux, ça dépend en fait de la perception de chaque auditeur. Il y a des gens qui nous ont découvert à travers le Hellfest, ou alors qui nous connaissaient déjà mais qui nous ont revu pour la énième fois et qui redécouvrent un nouvel album, un nouveau set. Maintenant je pense que c’est un album un peu différent, au niveau de l’ambiance, des rythmes, de l’atmosphère aussi, c’est un album beaucoup plus noir que ce qu’on a fait jusqu’à maintenant, plus métal. Peut-être un peu moins marqué par la personnalité qu’on a développé sur les deux albums d’avant pour le  triptyque. Peut être qu’il y a des gens qui sont déroutés, qui vont y revenir plus tard et qui vont l’apprécier, d’autres qu’on va perdre et qu’on va gagner un autre auditoire: il y a des gens qui vont découvrir à la longue; etc. C’est assez difficile de répondre à cette question, surtout qu’on est en pleine promo, on la tête dans le guidon, on ne se rendra vraiment compte de l’impact qu’après la bataille.

Meta Lias: Et ce côté un peu groove, funk, qu’on ne retrouve plus trop dans « H.N.P », vous avez décidé de passer à autre chose?

Harun: Oui, c’était volontaire étant donné que cet aspect là du groupe ne se passe pas au niveau du chant. KK lui fonctionnait sur un autre délire qui était pour lui son triptyque qui a été entamé avec le deuxième album, puis le troisième et maintenant il est fini, donc on partira sur autre chose pour le cinquième album. On travaille de manière empirique c’est-à-dire qu’on essaie de voir ce qu’on a fait avant pour rester cohérent dans notre discours musical et que les gens reconnaissent l’aspect Trepalium.

Meta Lias: D’avoir une identité propre en fait?

Harun: Oui voilà, je ne me vois pas faire un album de Reggae après ça. Cela va rester du Trepal, il faut pas s’en faire. Par contre je ne voulais pas tomber dans le redit au niveau de la composition, je ne voulais pas que les gens se disent « ouais bon ben c’est du Trepal, voilà ». Là c’est différent, c’est plus binaire, il y a plus d’atmosphère, c’est plus fin à la batterie, il y a plus de ghost-notes, de trucs tribaux. Il y a des vrais solos de guitares, moins des thèmes.

Avant c’étaient des soli très construits, là c’est beaucoup plus rock’ n’ roll, un solo sur un des morceaux « The Worst Fiend » je me sers de la Wa-Wa, ce n’est jamais le même solo et je me suis autorisé à avoir des parties aussi fouillis comme ça. Et effectivement c’était un désir de ne pas faire de la redit en fait, après il y en a qui vont dire « oui voilà c’est la continuité de « XIII » » ils vont dire ça parce qu’ils vont reconnaître la patte Trepalium.

Il y en a d’autres qui vont trouver ça très différent parce qu’ils ne vont pas entendre les petits gimmicks funky par-ci par-là qu’on a l’habitude de distiller dans notre musique. Encore une fois c’est difficile de parler à la place des gens, il  y en a qui trouveront qu’il y a moins ce côté funky, d’autre qui vont le trouver plus subtile et mieux intégré. Moi personnellement je pense qu’il y en a un peu moins, c’est voulu, mais les quelques éléments qui étaient, techniquement et rythmiquement parlant, pour un musicien, les éléments qui développaient cet aspect là de notre musique ont été volontairement mis de façon plus subtile.

Meta Lias: C’est vrai qu’on entend souvent de Trepalium que votre musique est complexe, difficile d’approche, que penses tu de tout ça ? Est-ce voulu ?

Harun: Et bien ça me fait rire des fois parce que j’entends des avis tellement contradictoires à chaque sortie d’album, il y en a qui vont dire ci d’autres vont dire ça, je te parle autant du public que des soi-disant chroniqueurs et aficionados du style qui s’y connaissent et tout et tout, alors c’est marrant. Par exemple dans mon jeu de guitare j’ai toujours joué comme ça et riffé de cette façon, finalement même s’il y a des accords différents. C’est peut-être complexe de l’intérieur mais de l’extérieur ça reste quelque chose de très binaire ou ternaire très droit, il y a très peu de cassures de rythmes, quelques morceaux passent par des arythmies ou des trucs comme ça, il y a des décalages rythmiques effectivement, mais ça reste des riffs groove, d’une façon ou d’une autre, et ça reste des « AB-AB-AB-pont ». Après il y a peut-être des systématismes, on se retrouve peut-être avec des chansons qui se répètent dans les structures, après on ne va pas réinventer une nouvelle structure pour chaque morceau. Evidemment tu retombes sur tes pattes au bout de 4-5 recettes. Mais je ne réfléchis pas vraiment en ces termes, je vais plus chercher à ressentir un truc quand on se met à travailler sur un album avec les gars de Trepal, on essaie plus de capter une émotion sur un premier, deuxième morceau et de voir « tiens, on pourrait partir sur cette ambiance-ci ou cette ambiance-là ». Finalement on fait notre truc on ne cherche pas trop à calculer, d’une certaine façon on est très calculateurs et de l’autre on essaie de rester fidèles à nos envies.

Meta Lias: Comment se passe la composition en général ?

Harun: Je compose la majorité des morceaux et du concept musical, maintenant ça prend forme en salle de répète et ça se finalise avec les copains, le batteur apporte sa touche au niveau de la batterie…

Meta Lias: Les paroles viennent après du coup?

Harun: Les paroles, KK les travaille en parallèle et il vient de temps en temps à une répète, regarde comment ça se passe, il check « Bon ben t’en es où ? Je suis parti dans tel délire, je pensais écrire un texte sur ça », on en discute un peu. C’est un ou deux mois avant l’enregistrement de l’album il vient pour répéter vraiment et on essaie de pré caler ça mais on se laisse une part de mystère, on ne sait jamais comment va être totalement l’album avant d’être en studio, parce qu’il y a des parties, comme beaucoup de solos qui sont nés au studio en fait. Je te parlais d’un morceau « The Worst Fiend » où j’utilise la Wah-Wah, j’avais une vague idée, je me disais « ouais, je vais jouer sur les larsens, un truc comme ça » alors évidemment mes collègues étaient là: « t’es sûr et tout ? Ouais.. » Alors voilà on est arrivés, je me suis mis devant l’ampli, j’ai fait des bruits, on a foutu de la reverb, des petites conneries puis le résultat était là.

Ou alors il y a des fois on sait qu’on veut une ambiance cirée, un truc « nappeux » derrière, telle rythmique ou telle rythmique et puis il n’y a pas vraiment les notes que je veux alors en studio tu peux enregistrer, réenregistrer, tu fais du « Rubik’s cube » , tu tournes dans un sens, dans l‘autre, puis tu arrives à des trucs. Mais cette phase d’expérimentation c’est 10% de notre musique, on arrive quand même avec des trucs bien structurés. C’est plus en termes d’arrangements qu’on se retrouve à tester des choses. J’arrive avec des structures vraiment établies, ou alors des fois il y a l’autre guitariste Nico ou Sylvain qui arrivent: « tiens j’ai un riff on essaie » ça nous parle ou pas, dès que ça nous parle on essaie d’avancer là-dessus et souvent moi je rebondit dessus, comme je suis très friand de composition, dès qu’on me donne une idée je la digère et je la recrache au plus vite. Donc j’ai plus d’affinités avec la composition que mes collègues, après c’est un travail d’équipe.

 

Meta Lias: Et justement tu me disais que KK était parti sur une idée de triptyque, qui prend fin avec la mort du personnage qu’on a découvert sur Alchemik Clockwork Of Disorder, à partir de là comment vont se profiler les prochains albums ? Est-ce que vous allez repartir sur des suites comme ça ?

Harun: Alors, KK m’a dit que ça ne le branchait pas de faire des travaux aussi longs, tu n’es même pas sûr d’y arriver, se lancer dans de tels projets c’est du stress supplémentaire. Un album c’est déjà fastidieux, tu es 6mois/1an dessus, dès que tu y arrives tu es déjà fier de toi, tu te dis « tiens, on a bien bossé, ou pas, en tout cas on a fini… ».

Là on va essayer de se surprendre nous-mêmes, on ne sait pas du tout dans quoi on va se lancer pour le prochain album, en tout cas ça va rester du Trepalium, on ne va pas se mettre à faire du AC/DC ou du Behemoth. On va faire du Trepalium, après il y aura peut-être des aspects inattendus, là je dis n’importe quoi mais peut être qu’il sera complètement rock’roll, les gens se diront « tiens, ils ont des influences rockabilly », ça peut être un album, je dis n’importe quoi: très Pop, ou très Brutal Death, j’en sais rien, impossible de te répondre parce que je ne sais pas moi-même.

En tout cas à chaque fois que je finis un album je reprends ma guitare, j’essaie de ressentir des émotions par rapport à l’instant présent, à l’émotion forte d’une sortie d’album pour voir ce que je ressens, après ça marine et ça vient ou pas. Le deuxième album était très spontané, le troisième encore plus, c’est venu sans calculer, il fallait que ça sorte. Trepalium est né comme ça, c’était « tiens, on va faire des riffs comme ça, ça va ressembler un peu à du boogie-death, c’est une culture très « panteresque » mais à notre sauce »…

Bon, c’est très perfectionné mais du coup on a trouvé une identité quand même, plus à travers des arrangements avec des claviers et des trucs un peu farfelus sur le deuxième et plus à travers les riffs et les structures sur le troisième. Quand les gens écoutent ils se disent « là c’est du Trepal », après on n’a pas une identité aussi forte que certains groupes, on n’a rien inventé, loin de là, on n’a pas cette prétention là. En tout cas on a trouvé une recette qu’on a approfondie sur le troisième album et qu’on a un petit peu estompé sur cet album là « H.N.P » et volontairement parce que je me vois mal faire des albums qui se répètent, mais je n’ai pas envie que les gens ne reconnaissent pas Trepalium.

Meta Lias: Oui, surtout que cela fait maintenant 11 ans que vous vous investissez dans le groupe, c’est cela?

Harun: Oui 11-12 ans.

Meta Lias: Et jusqu’à maintenant vous avez les résultats attendus?

Harun: Par rapport à nos rêves d’enfance on a tout réalisé, avec les bonnes tournées, notamment avec Gojira en 2009, une tournée monstrueuse. Il y a peu de groupes qui ont fait des tournées de cette taille, c’est 900 à 1000 personnes par soir en moyenne, avec des dates à 700 d’autres à 1600 personnes.

Meta Lias: Cela vous a quand même bien lancé?

Harun: Ouais ouais, grave, mais il y avait déjà eu Alchemik Clockwork Of Disorder qui a eu des putains de bons retours on avait eu genre 50 ou 60 chroniques qui l’ont encensé du genre « groupe à suivre de très près… ». C’était l’album de l’année pour certains webzines, après ça reste des webzines, c’est pas forcément très officiel, c’est l’avis des gens après, on s’en fout. « tu penses ce que tu veux, je penses ce que j’en veux, j’écris un torchon ou pas ».  C’est tout le temps le même délire, ça reste que des chroniques, il n’y a rien d’absolu.

On a passé un cran supplémentaire avec le deuxième album, on faisait parti du paysage Metal français déjà, à notre humble niveau. Après le troisième, on appelle ça un cran au dessus artistiquement peut-être moins farfelu et plus mature et plus gros surtout. Et là on retrouvait vraiment notre entité sans faire forcément de bouibouis avec des instruments qu’ on utilise généralement pas sur scène, comme le clavier qu’on a beaucoup estompé. Il y a eu de très bonnes compos, c’est ça le truc, bien construites de A à Z, sur le deuxième il y avait des plans qui arrivaient un peu de nulle part qui irritaient un peu certains auditeurs, et là c’est pas trop le cas, enfin beaucoup moins.

Et du coup il y a eu cette tournée, gros coup de pub, il y a eu le clip « Sick Boogie Murder » sur le deuxième qui a énormément fait parler de lui bizarrement. C’était une compo qui a été faite en 20minutes top chrono, j’étais dans le salon « tiens un riff, un deuxième, on va rajouter un saxo », il y a Yann, chanteur de Klone et un bon ami à nous qui vient prendre l’apéro ou fumer des pets , il est passé, on a discuté, « tiens, ça ne te dit pas de faire un clip dessus? » et voilà le concept s’est affiné à travers des collaborations aussi. Quand moi je dis que je compose, j’ai pas établi un concept comme ça, sorti de nulle part en me réveillant, j’aurais pas pu trouver pas mal de type de riffs et d’éléments de notre style sans mes collègues. Cela s’est créé à travers les rencontres, avec Sylvain Bouvier à la batterie, Nicolas Amossé à la guitare et Frédéric Chauveau à la basse.

 

Meta Lias: Et en parlant de collaboration, l’Artwork de « H.N.P » est très peaufiné, on retrouve quand même plein de symboles abordés dans les paroles…

Harun: Oui il y a eu un réel bon travail de fait de ce côté.

Meta Lias: Oui, d’ailleurs je tiens à féliciter Hicham Haddaji, comment cela s’est il passé avec lui, pourquoi l’avez-vous choisi ?

Harun: Et bien en fait c’est via Guillaume de Klonosphère qui est donc guitariste de Klone, entre autres, et qui est notre manager désormais, on a toujours fait partie de Klonosphère même quand on était chez Holy Records, c’était un pote, il s’est même improvisé tourneur en 2006 à l’époque du deuxième…  Bon on n’a pas continué avec ça, là du coup c’est devenu notre manager et bon on est en autoprod mais c’est notre label, Klonosphère.

Et du coup on cherchait un graphiste, on en avait marre des trucs à l’arrache à la va vite, on lui  a dit « tu n’as pas un gars à nous présenter, qui nous fasse un truc de porc là, qu’on ai rien à redire, on lui donne des éléments il nous fait un truc cohérent avec un discours et tout. » Il nous a branché avec Hicham, moi je connaissais son taff de loin, il bossait avec Klone, tout ça, donc on lui envoyé les paroles, on a donné des détails de l’histoire. Lui a écouté, écouté, nous a proposé plein d’essais de plus en plus, « ça j’aime, ça j’aime pas » et il nous a apporté un univers qui colle à l’album complètement. Pour un album de Black Metal ça marcherait aussi, c’est noir de chez noir, c’est vrai qu’il y a des thèmes très noirs.

Meta Lias: En effet, on retrouve souvent la folie…

Harun: Oui mais ce n’est pas une folie type camisole qu’on retrouve dans le Brutal Death, c’est plus une folie latente, « l’Homme est un loup pour l’Homme » et le tout à travers un personnage qui est un peu un psychopathe de masse, c’est son histoire qui entraîne des choses, l’univers à KK quoi. Il y a une grosse part d’interprétation, chacun peut lire les textes et imaginer un petit peu les variations de ce monde mais avec l’image ça s’applique vraiment à l’univers.

Meta Lias: Et puis ça importe beaucoup l’Art-work pour un album, on se demande ce qu’il y a à l’intérieur…

Harun: Là pour une fois c’est le cas oui. Et là on est entrain de faire un clip prévu pour Septembre si tout se passe bien et tu verras c’est un autre gars talentueux, Guillaume Jolly qui travaille sur le clip, je ne te dis pas sur quel morceau c’est, je l’avais annoncé lors d’ interviews au Hellfest mais ce ne sera finalement pas celui là. Mais la nature même du morceau colle parfaitement à l’imagerie et de ce que lui va en faire, il a repris des images, les a retravaillées en 3D, on rentre dedans… enfin tu verras. Mais c’est vrai qu’il y a un vrai travail de graphiste sur cet album.

Meta Lias: Et comment gérez-vous vos emplois du temps, entre vos vies personnelles, professionnelles, le groupe, ce doit être un sacré nœud ?

Harun: Cela dépend pour quel membre du groupe en fait (rires). Oui c’est un gros nœud parce qu’on a tous des emplois du temps différents, déjà, Sylvain, lui a son entreprise d’élagage, c’est un élagueur, bûcheron.. Enfin bûcheronnage tout ça ! Après, on répète chez lui donc pas trop de soucis, il a fabriqué un local dans son garage.

Après Ludo le bassiste habite dans la ville où nous habitions avant de nous disperser donc ça pose moins de problèmes, lui est surveillant dans un lycée donc il a des horaires assez souples, il peut s’arranger souvent. C’est sa dernière année, tout comme nous il en a marre, on aimerait bien rentrer sur le plan musical, on essaie de s’entourer de gens qui vont nous permettre d’avancer, on ne décide pas vraiment, c’est le hasard des rencontres.

KK il travaille en intérim à droite à gauche, moi je suis professeur de guitare dans 3 écoles et je fais des interventions dans les conservatoires, pareil pour Nico, il est aussi prof de guitare, donc on est un peu plus flexibles, on peut rattraper les horaires, s’arranger avec les élèves, on est nos propres patrons.

Meta Lias: Cela fait combien de temps que tu fais de la guitare ?

Harun: En fait il y a eu trois étapes. J’ai découvert la guitare à mes 15 ans, je me suis réellement lancé quand j’avais 20 ans en lançant Trepalium en fait, bon ça ne s’appelait pas Trepalium mais j’ai lancé le projet avec une boîte à rythmes. Et là je me suis vraiment intéressé aux riffs de guitare Metal, c’est là que j’ai développé mon jeu et ça va faire 2-3 ans que j’ai appris « Do-Ré-Mi-Fa-Sol-La-Si -Do» : les gammes quoi. Voilà, cet album là, comme celui de Step In Fluid (mon autre projet avec Florent Marcadet plus Jazz-Rock) je commençais à peine à apprendre les notes, les gammes, les accords, la théorie musicale de base. Je faisais tout d’oreille avant, là c’est le premier album où je comprends comment ça se passe  (rires). Et sinon pour en revenir à ta question d’avant, c’est très difficile d’être tous présents mais on met tous la main à la pâte, dans l’orga, les promo, etc. Moi du coup je suis un peu Co-Manager à côté de Guillaume, je suis souvent en relation avec lui  pour gérer plein de choses au niveau des à côtés du groupe, au niveau de la com notamment.

Meta Lias: Ok ! Bon, j’ai une dernière question: comment décrirais-tu un fan typique de Trepalium?

Harun: Un mec je l’espère esprit d’ouvert, euh, ouvert d’esprit, pardon (rires) c’est le Soleil… Pas forcément un metalleux de base, parce qu’à part KK on est pas tous des metalleux mais oui et non, on n’écoute pas plus de Metal que ça à part KK, on a tous des influences très variées. On est susceptibles d’écouter de tout, après on a nos goûts. C’est aussi ça qui a fait qu’on est restés ensemble depuis 12 ans ; qu’on a gardé le même line-up.

Je pense qu’un fan de Trepalium, un vrai, est quelqu’un avec qui je pourrais passer des nuits entières à discuter à fond, c’est quelqu’un d’ouvert d’esprit, qui kiffe le Metal et qui se passionne, je sais pas, sur la sociologie, l’Histoire de la Musique, comment ça s’est passé tout ça. Un vrai passionné, parce que Trepalium c’est plus une histoire de passion qu’autre chose. Moi j’ai des super bons potes, mêmes très bons musiciens qui n’aiment qu’un type de musique, et c’est un droit. Par rapport à ta question voilà, ce que je considère comme un  vrai fan c’est un mec qui kiffe notre son, qui nous suit depuis le début et qui comprend notre démarche, et qui serait peut être surpris d’un futur album, qui ne lui plairait pas forcément mais qui comprendrait nos choix au lieu de les critiquer bêtement.

Meta Lias: Et bien merci Harun, et bon concert!

Harun: Merci à toi et à La Grosse Radio!

 



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