Hatebreed au Sylak Open Air 2018


 

Samedi 4 août 2018 – 22h10

Hatebreed (hardcore)

« Destroy Everything »

Le grand rassemblement du samedi soir s’est joué à 22h devant la grande scène. Avec une affluence à son comble, ce sont quelques 5000 têtes qui sont en effet venues assister au concert de la tête d’affiche hardcore de cette édition 2018 du Sylak Open Air.

Hatebreed, Sylak Open Air, 2018,

Bien que Hatebreed soient bookés sur tous les festivals européens cette été (ou presque tous), ils trouvent au Sylak un accueil unique. Le public, bien chauffé dans l’après-midi par le soleil et quelques noms imposant de la scène hardcore, était déjà prêt à en découdre avant même que les notes de l’intro du groupe ne retentissent dans ce couloir qui définit la fosse. Sur scène comme dans le public, a été témoignée une rage ardente n’a su dépérir pendant le concert.

L’intensité du set y est allée crescendo, refrain après refrain, breakdown après breakdown, l’auditoire s’est fait de plus en plus mouvementé et le groupe s’est montré infatigable. Entre les très nombreux slammeurs se dégageaient des mosh-pits où les coups se conjuguaient à la déferlante de la batterie, certains montraient les crocs, d’autres une hostilité presque bon enfant, et chacun y allait de son mouvement violent. “Destroy Everything” trouvait alors au centre de la fosse sa traduction littérale et il ne serait pas étonnant que certains y aient brisé quelques os. La responsabilité de Jamey Jasta dans la création de ce chaos ambiant n’est clairement pas minime. A force d’inciter aux mosh-pits, circle pit et wall of death, il a su porter au Sylak le coup de grâce de cette deuxième journée, à la surprise d’un bon nombre de personnes, faisant passer le concert d’At The Gates pour une belle berceuse.

Hatebreed, Sylak Open Air, 2018,

Cette fois, pas de cession de barrière, seulement une ambiance mémorable portée par le hardcore simpliste mais accrocheur des Américains. Hatebreed plonge dans le vif du sujet sans concession. Pas de fioritures ni d’harmonies à l’horizon, seule la puissance des riffs devient source d’effervescence dans le public. Très peu d’éléments viennent accompagner cette orchestration basique composée de deux guitares, d’une basse et d’une batterie si ce n’est la voix de Jamey Jasta, ultra-puissante elle aussi. La simplicité et la sobriété amènent ainsi un côté “rentre-dedans” galvanisant mais peu rafraichissant, l’originalité étant loin d’être le leitmotiv du groupe.

Toutefois, la setlist bien ficelée aura su faire oublier les quelques défauts qui gisent dans les compositions de Hatebreed depuis dans années. Vu le temps de jeu plutôt réduit accordé au groupe, seuls les tubes et single du dernier album du groupe tels que “I Will Be Heard”, “Looking Down The Barrel of Today” ou “To The Threshold” ont su se faire une place sur la liste de morceaux, formant ainsi un florilège de titres hyper efficaces en studio, et encore plus en live.

Hatebreed, Sylak Open Air, 2018,

D’un point de vu scénique, rien n’est à reprocher au groupe, les différents morceaux joués ont été exécutés avec brio et, comme pour la majorité des concerts du festival, se sont accompagné d’un jeu de lumière fabuleux, aussi épileptique qu’hypnotisant. Les stroboscopes étaient ainsi au rendez-vous pour rythmer les mouvances du public et le choix de couleur traduisait à merveille l’âme de chaque morceau de Hatebreed. L’atmosphère posée par le groupe aura fait de cette deuxième soirée l’une des plus fortes du festival, d’un point de vue de l’intensité et du volume, mais surtout d’un point de vue de l’ambiance dont la qualité ne sera égalée. 

Setlist:

To the Threshold
A Call for Blood
Doomsayer
A.D.
Defeatist
Live for This
Destroy Everything
Everyone Bleeds Now
In Ashes They Shall Reap
As Diehard as They Come
Empty Promises
Hollow Ground
Last Breath (dedicated to Vinnie Paul)
Seven Enemies
Proven
Perseverance
This Is Now
Looking Down the Barrel of Today
I Will Be Heard

Hatebreed, Sylak Open Air, 2018,

Photos : © Valentin Laurent (Hysteria) 2018
Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite du photographe. 



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