Architects (+ Beartooth & Polaris) – Le Transbordeur, Villeurbanne (22.01.2019)

Premier concert de l’année organisé par les filles de Sounds Like Hell Productions mais aussi première date metal pour la salle du Transbodeur de Villeurbanne. Après le sold-out du 15 décembre dernier avec la venue d’Ultra Vomit, Tagada Jones, Black Bomb A et Les 3 Fromages, c’est cette fois grâce à Architects, Beartooth et Polaris que les 1800 spectateurs ont presque été atteints. Retour sur cette soirée plus que réussie mettant en lumière de façon magistrale le metalcore pur jus tel que nous l’aimons.

Polaris

C’est la seconde venue du combo australien natif de Sydney sur les terres lyonnaises. Nous avions eu la chance de les découvrir lors du passage du Impericon Never Say Die Tour le 18 novembre 2017 à la MJC Ô Totem de Rillieux-La-Pape en compagnie de Lorna Shore, Kublai Khan, Sworn In, Chelsea Grin, Deez Nuts et Emmure. Fort de son premier album studio The Mortal Coil, Polaris a depuis bourlingué dans pas mal de contrées notamment son Australie natale où il a enchaîné les dates sold-out en tête d’affiche. C’est donc avec plaisir et avec une grande attente que nous les retrouvons ce soir là. Tout comme lors de leur dernier passage lyonnais, ils sont les premiers à fouler les planches de la scène. Exercice difficile mais réussi avec brio.

Polaris 1

C’est devant un drapé noir affichant le nom du combo et trois symboles inspirés de l’artwork de son album que Polaris fait son entrée. Daniel prend place en plein centre en retrait devant le drapé, Rick et Ryan se positionnent à chacune des extrémités de la scène tandis que Jake et Jamie se partagent le devant. C’est avec une setlist 100% basée sur The Mortal Coil que Polaris est de retour à Lyon et commence son passage avec « The Remedy », qui fait directement entrer dans le vif du sujet : la bagarre! Les pogos s’enchaînent au premier rang avant de s’étendre dans la majorité du pit. Mettre le feu aux poudre est la spécialité des Australiens et à la vue des circle pits lancés sur « Casualty » et « Lucid » et du premier wall of death de la soirée lors de « Consume », le public le leur rend bien.

Polaris 2


Jamie fait le show, naviguant de long en large sur les planches et mêlant ses parties de chant clair à la perfection aux growls et screams les plus puissants. Les growls en guise de chœur de Jake viennent appuyer au mieux le chant du frontman tandis que les solos de Ryan sur les nombreux breaks viennent fracasser les épaules des plus énervés de la fosse. Heureux d’être de retour, c’est avec une belle animation grâce au flash des smartphones du public que Jamie lance l’intro douce de « Dusk To Day » avant que le son bien brutal ne vienne remettre les pieds sur terre. Avec une toute petite demi-heure de passage, Polaris a su mettre tout le monde d’accord sur le fait qu’il est l’avenir de la scène metalcore internationale.

Polaris 3

Tracklist:

1 – The Remedy
2 – Casualty
3 – Dusk To Day
4 – Crooked Path
5 – Consume
6 – Lucid

Line up:

Jamie Hails: Chant
Rick Sneider: Guitare
Ryan Siew: Guitare
Jake Steinhauser: Basse, Chœurs
Daniel Furnari: Batterie

Beartooth
 

Après le passage très remarqué des Australiens, la scène est maintenant libre pour le second guest de la soirée. C’est au tour des natif de Colombus dans l’Ohio, Beartooth, de prendre la suite. Leur drapé arborant leur logo sur un fond coloré, reprenant les codes de leur dernier opus Disease, vient en lieu et place de celui de Polaris. La configuration scénique est la même que pour le groupe précédent avec comme seul petit bémol la position très basse de Connor, difficle à voir derrière ses fûts. Mais qu’à cela ne tienne, les Américains sont chauds pour cette date lyonnaise et ne se privent pas de le faire comprendre dès le début de leur set.

Beartooth 1


De leur dernier album studio en date ne sont joués que « Bad Listener » qui ouvre énergiquement leur passage, « Manipulation » durant laquelle le pit jumpe à ne plus en pouvoir, « You Never Know » et « Disease » en tombé de rideau. Caled a de l’énergie à revendre et il ne cesse d’arpenter de gauche à droite la plateforme de l’avant-scène. A l’instar de Polaris, les chœurs growlés de leur bassiste Oshie mettent en relief le chant du frontman toujours plus énergique au fur et à mesure de l’avancée du show. Coupant en plein milieu leur set, un magistral solo à la batterie de Connor laissé seul sur les devants de la scène a le mérite de raviver la flamme dans le pit.

Beartooth 2


Finissant leur concert par deux titres issus de leur dernier album mais surtout par « In Between » et « Body Bad », le remuant Caled fait bouger les fesses de la fosse, la faisant chanter à tue-tête sur ces désormais deux classiques du combo. Comme un symbole et un indice sur la direction musicale que vont suivre les Américains, c’est « Disease » titre éponyme de leur dernière galette qui clôt les débats. Naviguant entre punk, metalcore et rock survitaminé, le quintette laisse une bonne impression.  C’est maintenant au tour du groupe le plus attendu de la soirée de faire son apparition dans une salle du Transbordeur à présent remplie de pas loin de 1600 âmes.

Beartooth 3

Tracklist:

1 – Bad Listener
2 – Aggressive
3 – Hated
4 – The Lines
5 – Drum Solo
6 – Manipulation
7 – You Never Know
8 – In Between
9 – Body Bag
10 – Disease

Line up:

Caled Shomo: Chant
Kamron Bradbury: Guitare
Zach Huston: Guitare
Oshie Bichar: Basse, Choeurs
Connor Denis: Batterie

Architects
 

Le grand moment approche à grands pas, la tension est à présent à son paroxysme. Il est désormais très difficile de se frayer un chemin jusqu’aux devants de la scène tellement la foule est massive et compacte dans le pit. Un rapide coup d’œil sur l’installation du matériel des natifs de Brighton and Hove, donne la certitude que le public va assister à un spectacle son et lumière aux petits oignons. Pas de drapé pour Architects, un écran géant avec un cercle reprenant l’artwork  de la pochette de All Our Gods Have Abandoned Us est installé durant les balances. Mais les roadies ne s’arrêtent pas à cela, la masse de matos est impressionnante, les stroboscopes, lasers, lance-flammes et canons à confettis sont eux aussi de sortie pour un show qui s’annonce d’ores et déjà mémorable.

Architects 1


L’entracte commence à se faire long, malgré les « Killing In The Name » et autres titres mythiques de la scène metal diffusés. En attendant le moment fatidique les metalheads commencent légèrement à s’impatienter. Heureusement à 21h45 pétante les lumières de la salle s’éteignent et le spectacle d’Architects peut commencer. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça démarre vraiment fort car, à l’instar de leur dernier album studio Holy Hell, c’est avec « Death Is Not Defeat » que les hostilités commencent. L’ambiance est complètement hystérique dans le pit. Les épaules déjà bien endolories par les deux groupes précédents recoivent de nombreux coups appuyés dans les divers pogos qui animent le pit. Et ça ne fait que commencer!

Architects 2


Ce morceau est le premier d’une longue liste issue de leur dernier effort studio en date. En effet, c’est pas loin de la moitié du set de ce soir qui lui est allouée avec « Death Is Not Defeat » donc, mais aussi « Modern Misery », « Holy Hell », « Royal Beggars », « Mortal After All », « Hereafter », « A Wasted Hymn » et enfin le single « Doomsday ». Ce qui est frappant c’est que toutes ces pistes sont vraiment taillées pour le live et s’imbriquent parfaitement avec d’autres morceaux plus anciens ayant fait la réputation d’Architects. Le spectacle est tout simplement sublime. Dès les premières notes, les jeux de lumières décorent la totalité de la salle de mandalas et autres union jack, les lasers entrent en jeu à partir de « Nihilist » mais c’est sans nul doute lors de « Modern Misery » et la grosse pyrotechnie que le plus gros est déployé.

Architects 3


Véritable axe central du show des Britanniques, nous retrouverons avec plaisir mais surtout avec chaleur (surtout au premier rang, les fans de Rammstein comprendront…) l’usage des huit lance-flammes à plusieurs reprises notamment pour « Holy Hell » et « These Colours Don’t Run ». Bien que globalement assez statiques sur la scène, les protagonistes et Sam en tête sont en réelle communion avec la fosse. Les breakdown donnent lieu à de nombreux circle pits mais surtout un wall of death totalement improvisé sans être demandé par le frontman. Une animation à la «Spit It Out» désormais classique pour «Downfall» fait jumper la totalité de la fosse à deux reprises.

Architects 4


Pour le reste, les Anglais font le taff, le chant bien qu’un peu plus clair sur certains morceaux (« Hereafter ») reste toujours aussi puissant dès que les scream prennent le dessus. Le son et la technique de Dan est impeccable tandis que le duo Adam/Josh et leurs riffs monstrueux nous terminent totalement dans le pit. Les parties prog et clavier sont assurées de main de maître par Alex, accompagnant Dan sur la grosse plateforme surélevée devant l’écran géant. L’émotion  gagne la salle lors de « A Wasted Hymn » dédiée au regretté Tom Searle avec en outro l’apparition sur l’écran d’un immense cœur entourant les initiales de l’ex-guitariste virtuose du combo. C’est à « Doomsday », le premier single issu de cette pépite qu’est Holy Hell, que revient le rôle de clôturer les débats. Et c’est dans une dernière bagarre amicale et sous les coups des canons à confettis que se termine la prestation de près d’une heure et demie d’Architects.

Architects 5

Nous en ressortons lessivés, en nage, des bleus pleins les épaules mais avec des étoiles dans les yeux : la saison 2019 de Souds Like Hell Productions est lancée sur des chapeaux de roue. A la prochaine !

Tracklist:

1 – Death Is Not Defeat
2 – Modern Misery
3 – Nihilist
4 – Broken Cross
5 – Holy Hell
6 – Royal Beggars
7 – Gravedigger
8 – Mortal After All
9 – Downfall
10 – Naysayer
11 – These Colours Don’t Run
12 – A Match Made In Heaven
13 – Hereafter
14 – A Wasted Hymn

Rappel:

15 – Memento Mori
16 – Gone With The Wind
17 – Doomsday

Line up:

Sam Carter: Chant
Adam Christanson: Guitare
Josh Middleton: Guitare
Alex Dean: Basse, Programmation
Dan Searle: Batterie

Photographies : © Lukas Guidet
Toute reproduction interdite sans autorisation du photographe



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