Klone au Hellfest 2019

Vendredi 21 Juin 2019 – Mainstage 2 – 11h40

Klone

Prêts pour Le Grand Voyage ?

La Mainstage s’est remplie sans toutefois être au coude à coude et l’atmosphère de fin de matinée de ce début de Hellfest avec le soleil discret et un vent léger est déjà empreinte de sérénité. Le ballet des photographes a commencé, la sécurité prend place et Klone fait une entrée discrète, saluée par un public silencieux à cette heure précoce.

Conviés dans un univers aux horizons multiples, nous embarquons en douceur pour une « Immersion » par-delà l’espace et le temps. Il y a tant d’intention et d’impulsion dans la voix de Yann Ligner, très juste et très posée, tant de couleurs mêlées avec finesse avec parfois des reflets aux accents de Sting.

A l’image des musiciens, avec sobriété et se déplaçant peu, le public qui continue de se densifier, ne manifeste pas ses émotions et reste dans une écoute active. C’est là la marque d’un public averti, rompu aux rites de la musique progressive. Le temps du lâcher-prise se mesure à la lumière de l’instant présent et à ce titre, Klone fait ce matin la démonstration que l’improbable compression d’un set de trente minutes, permet pourtant de produire ses effets.

Certes, « Ce n’est pas un endroit ordinaire » où nous entrons avec « The Dreamer’s Hideaway », les guitares et les voix se font plus présentes, accompagnées par les claviers luxuriants de Matthieu Metzger. Les applaudissements et acclamations jaillissent. Yann Ligner répond dans un sourire empreint de plénitude et appelle le public à le suivre.

Il n’est besoin que de nos sens, éveillés peu à peu à l’état d’hyper-conscience pour être soulevés dans les sphères où l’imaginaire et la perception de la réalité fusionnent. « Nebulous » nous transporte comme au travers d’un  kaléidoscope où défilent nos illusions parfaites, nos perfections secrètes, notre être. Nous sommes ensemble, nous acclamons l’offrande de la pureté simple, de la beauté modeste, de la perfection du son et quand Guillaume Bernard rejoint Aldrick Guadagnino, les deux guitares s’élèvent vers le ciel en même temps que nos mains, notre âme.

Les acclamations ne cessent pas quand entre « Rocket Smoke » : le rythme s’accélère, les rangs se resserrent. Cette fois le public est prêt à suivre la proposition ambitieuse : « Let’s go higher to shine » et un soleil flamboyant irradie alors sur la Mainstage, les rampes de lumières viennent interpeller les derniers rêveurs, quand le duo de Florent Marcadet à la batterie et Jean-Étienne Maillard à la basse projettent le public en osmose dans une transe collective pendant que la voix se fait plus impérieuse.

Le dernier titre du set est aussi le plus long. « Yonder » est un nouveau morceau du prochain album de Klone : Le Grand Voyage. Sur une batterie à la fois lourde, lente et puissante, on plonge sans retenue dans cet inconnu aux accents doomesques. L’exaltation est apaisée, l’émotion sourde monte. Ici quand les sentiments nous submergent, Klone nous donne les clés pour canaliser notre énergie, et être toujours plus présents au monde, et prêts à le recevoir progressivement  avec sérénité. L’empreinte de ce nouveau titre est déjà gravée dans la mémoire et aiguise l’attente de l’album à venir qui sortira le 20 septembre 2019.
Yann remercie l’accueil généreux du public et c’est déjà la fin de cette courte et magistrale démonstration de metal progressif.

Setlist :
Immersion
The Dreamer’s Hideaway
Nebulous
Rocket Smoke
Yonder

Photos : © Julie Warnier / Draksmoon 2019
Toute reproduction interdite sans l’accord de la photographe. 



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