Dagoba au Hellfest 2019

Vendredi 21 juin, Mainstage 2, 17h40

Dagoba

Un wall of death d’anthologie

Les Marseillais de Dagoba sont quasiment des habitués du Hellfest, où ils étaient venus en 2009 et 2014. Il était donc normal de les retrouver cette année sur le plateau 100% Français de la Mainstage 2. C’est donc à 17h40 que le groupe entre en scène pour 50 minutes de jeu.

La foule est beaucoup plus compacte que pour les groupes précédents, et la marée humaine est serrée jusqu’aux régies sons, les rangs suivants et les barrières du bar des Mainstages étant également bien fournis.

D’emblée, après une introduction enregistrée, Dagoba attaque avec « I, Reptile », un titre relativement rapide au son massif, qui incite tout le monde à headbanguer. La marée de bras dans la fosse est véritablement impressionnante.

« Comment elle va la France du metal ? lance le leader Shawter. Elle ferait pas un circle pit ? » Evidemment, c’est tout ce que la fosse en fusion demandait. La ferveur du public est indéniable, et les mouvements de foule sur les différents morceaux sont impressionnants. Et le groupe le reconnait sans ambages. « C’est vous le spectacle vivant, ne l’oubliez jamais ! »

Si le groupe arpente les scènes de l’Hexagone et d’ailleurs depuis plus de deux décennies, ce n’est pas vraiment un groupe à spectacle. Pourtant, avec très peu de scénographie et un jeu de scène extrêmement sobre, il arrive à ne pas paraître ridicule à quatre sur cette immense scène tant il déploie d’énergie. Son death metal mélodique fait des ravages, le son est puissant, les riffs de Richard De Mello dévastateurs, la section rythmique de Werther Ythier et Nicolas Bastos, implacable. Shawter assure aussi bien les passages clairs que growlés, et passe remarquablement de l’un à l’autre.

Si le groupe assure sans encombre techniquement, il n’en oublie pas de faire participer le public. « En 2014 vous avez été très bons, en 2019 vous allez devoir être excellents, lance le frontman, qui donne ainsi le signal d’un wall of death qui se veut d’anthologie. Ecartez-vous ! Plus long, plus haut ! ». Et comme un seul être, la fosse s’écarte, jusqu’à la régie. S’ensuit un wall of death à couper le souffle, suivi d’un pogo d’anthologie qui s’étend quasiment devant toute la scène jusqu’à la régie. Les riffs et les blasts de Dagoba déchainent vraiment une ferveur peu commune.

« Merci du plus profond du cœur pour votre accueil, s’émeut le chanteur, vous nous tuez. Faites du bruit pour cette Mainstage 100% française, faites du bruit pour la France ! » Encore quelques morceaux (la majeure partie des albums est représentée avec un ou deux morceaux), un nouveau wall of death presque aussi impressionnant que le premier, et le concert s’achève avec le chanteur qui revient avec le drapeau français. Rien à redire, les Marseillais portent haut et fier l’étendard du metal mélodique français.

Setlist :
I, Reptile
Abyssal
Face the Colossus
Black Smokers
Inner Sun
The Infinite Chase
When Winter...
The Sunset Curse
The Things Within

Photo : Hysteria / Valentin Laurent. Reproduction interdite sans autorisation du photographe



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