Mayhem – Daemon


« Mayhem sera toujours Mayhem » comme le dit  le guitariste et auteur-compositeur Teloch (alias Morten Bergeton Iversen). Daemon, le sixième album du groupe, a poussé tous les musiciens à plus s’investir dans les compositions, ils n’avaient d’ailleurs jamais autant réalisé de bonus. Comme nous le dit Attila Csihar dans notre interview, les musiciens se sont surpassés pour créer ce melting-pot musical, redéfinissant la manière dont doit sonner la musique de Mayhem aujourd’hui.”‹ Sur l’album on retrouve toujours ce chaos propre au groupe, cette musique que l’on a du mal à définir et qui reste reconnaissable et propre à Mayhem.”‹

Après les tournées Esoteric Warfare / 30 ans de Mayhem où ils ont interprété De Mysteriis Dom Sathanas, les musiciens sont entrés au NBS Audio Studio (alias Necromorbus Studio) à Söderfors, en Suède, pour y enregistrer la batterie et les parties vocales avec le producteur/ingénieur Tore Stjerna. C’est dans une ancienne église que  Hellhammer  et Csihar ont enregistré leurs parties respectives pour Daemon. Le groupe a ensuite fait enregistrer les guitares de Ghul aux Pays-Bas, tandis que la basse a été enregist rée par Teloch et interprétée par Necrobutcher au Lupercal Studio d’Oslo, en Norvège. Teloch a fait ses parties au SleikBallaMi Studio dans cette même ville. Daemon a ensuite été ramené vers Stjerna pour le mix final et envoyé à Thomas Johansson au Panic Room. L’enregistrement a pris environ trois mois.”‹ Mayhem a fait appel au designer italien Daniele Valeriani (Lucifer’s Child, Dark Funeral) pour concevoir la pochette. ”‹

 

Mayhem


D’emblée on ressent cette grosse production qui sait mettre en avant les performances vocales d’Attila comme sur le cérémonial  « Malum ». Le titre navigue entre accélérations et bruits ambiants où le chanteur passe des growls au chant de ténor proche de l’opéra en passant par des cris comme sur « The Dying False King » sur lequel on retrouve une ambiance proche de celle de Satyricon (sur « Daemon Spawn » aussi) avec ces glissades sur les cordes de Teloch et de Ghul. ”‹

Le jeu de batterie de Hellammer est époustouflant, en particulier sur l’oppressant « Aeon Daemonium » ou plus explosif sur « Worthless Abominations Destroyed » sans oublier ses blasts reconnaissables entre mille sur le rapide « Agenda Ignis » et son merveilleux breaks où la basse de Necrobutcher fait des merveilles.”‹

Les performances du chanteur sont encore à l’honneur sur « Daemon Spawn » et sa multitude de changements de riffs et de rythmes. Il sait nous glacer le sang avec ses tirades, comme lorsque sa voix est possédée sur « Invoke The Oath » et son refrain lancinant. ”‹

Nul autre ne sait vous plonger dans les ténèbres d’une telle manière avec une intro malsaine à base de gargarisme, de riffs monstrueux et de vieux synthés aux notes minérales comme sur « Falsified And Hated ». Quel morceau !

Mayhem n’a jamais sorti deux albums pareils et ce n’est pas avec Daemon que cela allait commencer. L’album sonne comme doit sonner Mayhem en 2019, empruntant des choses du passé pour les réactualiser d’une façon honnête et moderne tout en maintenant un cap unique dans sa discographie.

Tracklist
1.  The Dying False King  03:45  
2.  Agenda Ignis  04:34  
3.  Bad Blood  04:58  
4.  Malum  05:05  
5.  Falsified and Hated  05:48  
6.  Aeon Daemonium  06:03  
7.  Worthless Abominations Destroyed  03:48  
8.  Daemon Spawn  06:02  
9.  Of Worms and Ruins  03:48  
10.  Invoke the Oath  05:33 

Sortie le 25 octobre chez Century Media Records

NOTE DE L'AUTEUR : 10 / 10



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