Ice Nine Kills (+ A Reason To) au Backstage by the Mill, Paris (19.09.2019)


Trois ans après un premier passage dans cette même salle et dix-huit mois après la première partie de Motionless In White au Trabendo, Ice Nine Kills est de retour à Paris dans le cadre de sa tournée promotionnelle européenne pour l’album The Silver Scream. C’est dans un Backstage by the Mill totalement complet que Spencer Charnas et compagnie vont nous en offrir les meilleurs extraits.

 


 

Si vous avez découvert Ice Nine Kills avant 2015 et la sortie de Every Trick In The Book, mieux valait pour vous ne pas être présent au concert car le groupe ignore maintenant ses trois premiers albums (dont le très bon The Predator Becomes The Prey) pour se concentrer uniquement sur les deux derniers opus en date.
 


Le combo entame son concert par six titres consécutifs de The Silver Scream qui remportent une adhésion quasi totale du public bien aidé par une scénographie travaillé, c’est bien la première fois à notre connaissance que des canons à fumées sont présents au Backstage by the Mill. Chaque membre du groupe porte un costume inspiré par une œuvre traitée sur The Silver Scream et on appréciera l’effort mis sur les petits éléments scénographiques, entre autres le ballon rouge sur le micro de Ricky Armellino (en hommage à Ca) ou encore le masque de Michael Myers pour Spencer Charnas.

Si The Silver Scream était déjà un album addictif en studio, c’est encore plus impressionant en live tant les titres sont taillés pour la scène. « Merry Axe-Mas » ou encore « SAVAGES » et son refrain tellement tubesque que ça en devient ridicule, on est submergé par la qualité des compositions. Le son est très bon ce soir, assez rare pour être souligné, donc on se prend en pleine poire les drops, breakdowns et autres nappes d’ambiance sur bandes.
 


Depuis le dernier passage du groupe chez nous, c’est un véritable remue-ménage qui a eu lieu dans le line-up. Spencer Charnas en cerveau historique du combo s’est entouré à nouveau de bons musiciens qui donnent énormément de voix pour l’aider. Le frontman est en forme vocalement même si on se demande si le playback n’a pas été enclenché à certains moments tant cela semble trop beau pour être vrai. Cette interrogation restera en suspens mais ce sera à vérifier les prochaines fois.

Le public parisien est en bonne forme même s’il est assez marrant de voir que le public est différent des autres concerts metalcore parisiens, un signe sans doute qu’Ice Nine Kills est capable de ratisser très large et c’est tant mieux. 
 


Le concert passe à une vitesse folle et malgré une setlist assez conséquente, on se retrouve après une petite heure à ce que le frontman annonce le dernier morceau de la soirée : « IT is the End » qui voit apparaître un roadie déguisé en Mickey Mouse sur scène. Après ce même roadie déguisé en requin juste avant « Rocking The Boat » ou la simulation d’égorgement d’un autre roadie sur « Stabbing In The Dark », Ice Nine Kills n’en finit plus de nous faire des petites surprises très appréciables.

Le titre en hommage à l’œuvre de Stephen King cloturait parfaitement l’album et clôt ici de la même manière cette soirée. Après avoir négligé (et ce n’est pas de la faute de Ice Nine Kills) l’Europe pendant de longues années, voir autant de monde à un concert en tête d’affiche du combo donne espoir pour le futur !

Setlist:
The American Nightmare
Merry Axe-Mas
SAVAGES
The Jig Is Up
Thank God It’s Friday
A Grave Mistake
The Nature of the Beast
Rocking the Boat
Hell in the Hallways
Me, Myself & Hyde
Tess”timony
Stabbing in the Dark
Communion of the Cursed
Encore:
IT Is The End



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