End Of Mankind – Faciem Diaboli

A la fin des années 90, début 2000 sévissait sur la scène black metal française Eternal Majesty dont l’album From War to Darkness avait fait forte impressionCertains membres ont d’ailleurs également joué dans des formations comme Antaeus ou Aosoth. Les Franciliens ont splitté après leur dernier album Wounds of Hatred and Slavery paru en 2006. C’est donc après plus de dix ans de silence que certains d’entre eux reviennent sous le nom d’End Of Mankind avec un line up différent, intégrant des musiciens issus de la scène punk / hardcore et metal extrême (Providence, Pyrecult, Nydvind, Mad At The World, Azziard…).


Après un premier ep Faith Recoil et deux split ep Darkness Devours The Sun (avec Katacombes) et Dudelsack Des Teufels (avec d’ailleurs Azziard), End Of Mankind sort son premier album Faciem Diaboli.

End Of Mankind


La diversité des profils et des influences des musiciens permet de nous plonger dans un black metal puissant avec une touche punk / crust où les titres abordent le sujet des recluses (femmes entièrement dévouées à Dieu qui, adoptant une forme extrême de pénitence, s’enferme en solitaire dans un espace restreint pour un temps ou pour la vie) comme sur le titre éponyme. (vous pouvez retrouver l’interview ici…)

Au Moyen Âge, le phénomène des recluses était très répandu. Chaque grande ville en possédait. Exilées aux portes des cités, ces « sentinelles » spirituelles étaient la plupart du temps issues des classes populaires. Affectées d’une maladie, ou d’un deuil, mais aussi parfois pour expier des péchés mortels, en somme des personnes n’ayant plus grand-chose à perdre. Leur seul salut passait donc par le sacrifice de leur propre vie, cet ultime vœu d’humilité et de piété.

L’artwork et l’ensemble du design graphique a été produit par Szymon Seich (VBRRTRD) (Blind To Faith, Homewrecker, Noisem, …). Le chant et le mixage ont quant à eux été réalisés au Studio Hemlig sous la direction d’Etienne Sarthou (Aqme, Deliverance, Freitot…) et le mastering en Suède par Magnus Lindberg (Cult Of Luna, Tribulation…).

Dès « Vision » on ressent la puissance de la batterie qui a été enregistrée par Andrew Guillotin au Hybreed Studio (Merrimack, Arkhon Infaustus, Temple of Baal…). Le chant d’Anxiferath montre une voix bien possédée, « in your face ». Il chante en anglais pratiquement sur l’ensemble de l’album. Le titre possède un joli break tout en nuance assez planant comme sur « Drowning in Solitude » et son entame assez black n’ roll. Les cordes de la basse y sont légèrement effleurées avant que le plafond de décibel nous tombe dessus en nous écrasant avec des guitares stridentes et dissonantes qui s’incrustent bien dans le cortex.

Au delà du beau travail réalisé sur des breaks magestueux, End Of Mankind agrémente Faciem Diaboli de plages musicales de transition avec « Misanthropic Urge to Expand », le sombre « Limbes » et l’outro « La sentinelle des âmes ». Sur « In the Throes of Displeasure » les riffs tirent dans tous les sens. Les guitares et la basse ont été enregistrées au Kelt-Örn Studio par Nesh.

La voix scandée possède une accroche assez punk comme sur le titre phare et angoissant « Faciem Diaboli ». Avec Faciem Diaboli, End Of Mankind nous propose une belle immersion dans un univers angoissant au travers de rythmes carrés et parfois spartiates perdus dans des breaks atmosphériques pesants.

Lionel / Born 666

 Faciem Diaboli de End Of Mankind : https://endofmankind.bandcamp.com/

NOTE DE L'AUTEUR : 8 / 10



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