Darkest Hour (+ Fallujah + Bloodlet + Une Misère + Lowest Creature), Petit Bain, Paris (19.01.2020)

Pour fêter ses 25 ans de carrière, Darkest Hour a effectué une tournée européenne. Et le groupe n’a pas boudé la France, avec cette date à Paris. Le Petit Bain accueillait une affiche pour le moins hétérogène, avec des formations venant de tout horizon, pour une soirée à l’ambiance insolite.

 

 

Lowest Creature


Lowest Creature est le premier groupe de la soirée. Il est 18h30 lorsque les Suédois débutent leur set. Leur hardcore/thrash est percutant, mais ne fait pas spécialement l’unanimité, devant un public peut-être peu enclin à bouger si tôt.
 


Une petite demi-heure de show et puis s’en va, Lowest Creature a pu montrer ce qu’il savait faire. Les curieux iront creuser en profondeur leur discographie, les autres oublieront cette formation aussi vite qu’elle est venue. Néanmoins, elle est représentative de la soirée à venir ; un pêle-mêle musical comme on en voit de plus en plus.
 

Une Misère

 


Une Misère a fait pas mal de bruit dans le milieu du core, avec Sermon, un album sombre et réussi. Le sextet islandais est diamétralement opposé à son prédecesseur sur scène. Le blackened hardcore/metalcore d’Une Misère est loin d’en être une, justement. 

Une grande part de la performance provient de son chanteur charismatique, Jón Már Ásbjörnsson. On en ressort intrigué, et nul doute que le groupe continuera à faire son petit bonhomme de chemin dans les années à venir.
 

 

Bloodlet
 

 


Deux salles deux ambiances, c’est peut-être le leitmotiv de la soirée. Car la formation suivante, Bloodlet, vient délivrer un punk hardcore, bien plus bourrin et classique.
 


La musique, aux inspirations sludge, est portée par des musiciens maîtrisant leur bille depuis des années. En effet, exit la jeunesse d’Une Misère, place à l’expérience d’un groupe ayant plus de vingt ans de carrière derrière lui. Les doyens de cette soirée n’ont pourtant pas vraiment marqué les esprits. 
 


Fallujah
 

 


On ne présente plus vraiment Fallujah, tant la formation est assez reconnue dans son milieu pour être devenu un taulier sur qui compter. Le groupe avait sorti l’année passé Undying Light qui, sans faire l’unanimité, montrait tout de même une certaine régularité.
 


Le death metal technique des Américains est porté par Rob Morey à la basse et Scott Carstairs à la guitare. La virtuosité est nécessaire dans ce genre, et tous deux maintiennent Fallujah à la hauteur des groupes les plus talentueux de cette scène.
 


La setlist du groupe est variée, avec des titres tirés de leurs quatre albums. On ne présente plus « Sapphire », joué d’entrée, ou encore « Carved From Stone », l’une des plus fameuses compositions du quatuor (mais cinq en tournée, le groupe étant accompagné de Nico Santora). 
 


Ce concert était aussi l’occasion de découvrir en live les morceaux de leur dernier album, comme « Dopamine » ou « Ultra Violet ». Fallujah termine son set par « The Void Alone » du précédent album Dreamless, un petit bijou de death metal technique qui conclut une performance résidant dans un savoir-faire flagrant.
 

Darkest Hour
 

 


La tête d’affiche du soir entre en scène, et c’est le public qui se réveille. Retour à une musique plus brute  de décoffrage, avec les vétérans de Darkest Hour. 25 ans de carrière, et toutes leurs dents, le groupe se déchaîne et la scène paraît bien petite pour accueillir tout ce petit monde. 
 


Le hardcore/metalcore old school a pour but de casser la barraque, mais aussi de proposer des titres inédits ou presque. Deliver Us et Undoing Ruin sont les albums les plus représentés, mais en tout, les Américains ont proposé des morceaux de tout horizon.
 


Une bonne manière ainsi de voir l’évolution et l’ensemble de la carrière du groupe. De « With a Thousand Words to Say but One » à « A Paradox With Flies » en passant par « Knife in the Safe Room », c’est une vraie retrospective que nous offrent les natifs de Washington D.C. 
 


Cette soirée restera tout de même caractérisée par son melting-pot musical et par le vide. En effet, la salle Le Petit Bain était surprenamment abandonnée en ce dimanche 19 janvier. La faute à une affiche trop différente ? Aux grèves ? A des groupes n’attirant pas les foules ? On ne saurait répondre à cette question, car cette donnée ne fut remarquée qu’en fin de concert. 
 


Setlist :
1. With a Thousand Words to Say but One
2. Knife in the Safe Room
3. Demon(s)
4. An Epitaph
5. The Sadist Nation
6. Tunguska
7. The Mark of the Judas
8. Man & Swine
9. A Paradox With Flies
10. Nazi Punks Fuck Off (Dead Kennedys cover)
11. Convalescence
12. Tranquil

 

Photos : Justine Cadet / Justinator
Toute reproduction interdite sans autorisation de la photographe.



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