Nash (chant) et Greg (basse) de The Wolf You Feed

La scène metal française est sans cesse en mouvement et de nouvelles formations méritantes voient le jour chaque semaine. C'est le cas de The Wolf You Feed, combo de metal progressif polymorphe qui tente d'échapper à une classification précise. Tour à tour stoner, metal progressif, heavy voire power, le combo brasse des influences larges et les incorpore à sa musique. Nous avons souhaité en savoir plus sur ce projet en interrogeant Nash (chant) et Greg (basse), les deux têtes pensantes de ce combo atypique.

Bonjour à tous les deux et merci de nous accorder cet entretien pour La Grosse Radio. Nous sommes ici pour parler du premier album que vous venez de sortir sous le nom The Wolf You Feed. Comment ce projet a-t-il vu le jour ?

Greg (basse) : The Wolf You Feed est né de ma rencontre avec Karim, notre producteur et guitariste sur l’album, et Nash au chant, à mes côtés pour cette interview. Sans leur concours et leur talent – sans oublier la douzaine de participants à l’album, des chœurs aux cordes, en passant par la batterie et le piano –, ce projet n’aurait jamais vu le jour… ou bien le résultat n’aurait pas été le même ! En fait, les compositions de cet album et le concept général du groupe me trottaient dans la tête depuis de nombreuses années et il m’a fallu un certain temps, beaucoup de travail et de l’entêtement, pour trouver des musiciens enthousiasmés par mes morceaux et ma démarche et pour concrétiser l’ensemble.

Nash (chant) : Ma rencontre avec Greg s’est faite après quelques échanges par écrit. Il a pu m’entendre pousser la chansonnette sur quelques courts extraits puis c’est tout naturellement qu’on s’est retrouvé à partager un moment autour d’un café (ou une bière ?). Il m’a présenté le projet The Wolf You Feed sur son macbook si bien trié - c’est bon signe ! J’ai plusieurs fois été en contact avec des compositeurs pour des projets metal mais là, j’ai été captivé par sa manière d’aborder les choses et la complexité de la réflexion. C’est ce dont j’ai besoin, moi, d’une histoire, d’un propos, d’un univers à défendre et à nourrir. J’ai senti alors que j’avais enfin trouvé ce que je cherchais. 

Aurélien Ouzoulias, batteur de renom qui a joué avec de nombreux artistes francophones tels que Morglbl ou Satan's Joker est présent sur l'album, mais pas sur vos photos promos. N'était-il qu'un musicien de session ?

G : Effectivement, Aurélien est intervenu sur l’album en tant que musicien de session mais il est absent des photos promos car nous n’avons simplement pas réussi à faire coïncider nos agendas respectifs pour organiser une séance photo conjointe. Mais que ses fans soient rassurés, Aurélien est bien présent en photo dans le livret de notre digipack, aux côtés des autres participants. Pour tout te dire, j’aurais vraiment aimé qu’il soit avec nous car en tant que batteur, il avait vraiment sa place. Les batteurs sont des musiciens tellement essentiels, peut-être encore plus dans le metal où une certaine vélocité et leur présence en avant sont attendues. Son apport a d’ailleurs été déterminant pour l’album car il ne s’est pas contenté de reproduire les parties de batteries programmées en pré-production, il a apporté sa touche, sa sensibilité et a vraiment magnifié les titres. En France et par extension en Belgique, nous avons la chance d’avoir parmi les meilleurs batteurs de metal au monde ; je pense évidemment à Mario Duplantier (Gojira) mais aussi à Dirk Verbeuren (Megadeth, ex-Soilwork), Francky Costanza (Blazing War Machine, ex-Dagoba)… et Aurélien est de cette trempe-là ! C’est un batteur phénoménal, doué d’une grande musicalité et quelqu’un d’humainement très sympathique.

: Il doit probablement monter les blancs en neige comme personne.

Selon votre press kit, le nom est un emprunt au conte amérindien "des deux loups", l'un incarnant les émotions négatives et l'autre les émotions plus positives. Pouvez-vous nous parler un peu plus de ce conte et de sa signification pour vous ?

G : The Wolf You Feed – qui peut être traduit par « Le loup que tu nourris » – est effectivement une expression qui dérive d’un vieux conte amérindien. Mais l’origine exacte de ce conte reste toutefois inconnue et est contestée car les Inuits en revendiquent aussi la paternité. Ce conte est mondialement connu depuis des décennies et peut-être encore plus ces derniers temps car il est très largement diffusé sur les réseaux sociaux. Il met effectivement en scène deux loups qui s’affronteraient au sein de chacun d’entre nous, l’un incarnant des émotions et des attitudes plutôt négatives (telles que la colère, l’envie, la jalousie, la tristesse, le regret, l’avidité, la rancœur, la supériorité, l’arrogance, l’apitoiement et le mensonge) ; et l’autre, des sentiments et des états positifs (tels que la joie, la paix, l’amour, l’espoir, la sérénité, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la compassion, la foi et la vérité). Le loup qui sort vainqueur de ce combat est celui que tu nourris – d’où The Wolf You Feed – mais il existe d’autres épilogues que je vais vous laisser découvrir. Dans le cadre de notre groupe, ce nom fait écho à notre volonté d’être libre de composer et de jouer les titres que nous souhaitons, qu’importe le style, qu’ils soient lumineux, positifs et joyeux ou mélancoliques, sombres et brutaux, qu’ils soient directs, épiques ou alors très progressifs ou complexes.

: Ce conte me parle et me « nourrit » lorsque je pousse la chansonnette sur les riffs endiablés de mes compères… Les émotions ne sont pas une pièce de monnaie qui tombe forcément sur pile ou face, on reste parfois bloqué sur la tranche et ce n’est ni mal ni bien, c’est transitoire, c’est teinté de nuances. Par ailleurs la figure des loups m’évoque de manière plus lointaine l’importance de ces derniers dans la mythologie scandinave où ils peuvent être à la fois bons et terribles, protecteurs mais aussi destructeurs (Ragnarök).

Ces deux loups et leurs émotions contraires se manifestent selon moi dans votre musique par une grande diversité de styles. On trouve du metal prog assez puissant et varié avec le titre labyrinthique "In the Sea of Insanity", ou l'outro de la Cynic "No Nature No Future", mais également des choses plus directes et puissantes qui lorgnent vers le stoner ("He Who Brings Destruction", "Victory"), le heavy/power ("Dress Code Blood") voire le rock ("Come Along The Shadows", "10000 Eyes") et même le jazz sur le pont de "In the Sea of Insanity". Comment définissez-vous votre style et quelles sont vos influences revendiquées ?

G : Je suis ravi qu’à l’écoute de l’album, tu trouves que l’ensemble fasse corps avec le nom du groupe et la référence à ce conte ancestral. Ça veut dire que nous avons réussi notre coup ! Concernant notre style, le plus simple est de nous catégoriser comme groupe de metal progressif car cela englobe cet ensemble diversifié et notre démarche artistique. Cependant même si j’apprécie Dream Theater – qui reste la référence obligatoire à citer pour ce style –, notre but n’est pas de suivre son sillon ; nous n’avons ni le talent, ni la prétention, ni la volonté. Côté influences, pour ma part, mes références ultimes sont et resterons Iron Maiden, Metallica et Queen, même si je ne vénère pas l’ensemble de leur discographie respective. Viennent ensuite Megadeth, Pantera, Gojira, Symphony X, Nevermore, Annihilator, Death, Cynic, Faith No More, System of a Down, les derniers Enslaved, les premiers Björk, la comète ARK avec son bijou Burn the Sun, les Beatles, les premiers Muse, des albums de jazz (Esperanza Spadling, Michael Wollny Trio, argh) et plus récemment Leprous, Avatar, Obscura, Haken, Mastodon, Royal Blood et le tout dernier Sepultura (la claque !).

: Au-delà même des différences de style, c’est lorsqu’au sein d’une même chanson je me retrouve à raconter / vivre plusieurs émotions parfois contradictoires que je me rends compte à quel point chacun de ces deux loups habite constamment nos pensées, nos actes. C’est l’équilibre qui compte, et pour trouver le bon, il faut accepter la cohabitation des deux bêtes. Mes influences personnelles : Metallica, Queen, Scorpions, Symphony X, Disturbed, Kamelot, System of a Down, Linkin Park, Pantera, Iron Maiden.

Avec une telle palette diversifiée, n'avez-vous pas eu peur à un moment donné de perdre en cohérence et de déstabiliser les auditeurs de votre musique ?

G : Si notre premier album déstabilise les auditeurs, c’est tant mieux car c’était le but recherché ! Certes, c’est à double tranchant à l’ère du digital, avec les téléchargements et les playlists jetables, et l’écoute dans n’importe quelle circonstance sur des systèmes audio pas toujours qualitatifs. C’est sûr que tous nos titres ne vont pas plaire aux fans de metal qui ne sont friands que d’un ou deux sous-genres. Mais personnellement, je n’aime pas les albums où tous les titres s’enchainent sans pouvoir réellement les distinguer à la première écoute, ou même au cours des suivantes quand tous les titres sont dans la même tonalité ou construits de façon similaire. Tel un roller-coaster, je pense qu’un bon album doit comporter un peu de surprise, à la première écoute avec des respirations entre les titres et des compositions différentes aux tempos variés, mais aussi dans le temps avec des détails qui se révèlent au fur et à mesure des écoutes. De plus, même si c’est un peu à la mode, je pense que les albums ne doivent pas nécessairement être joués dans leur intégralité en live ; ils doivent garder une certaine unicité. Certaines pépites de Queen, Maiden et autres n’ont jamais été jouées en live. Après, la cohérence ne vient pas que de la composition ; la production, le son des instruments, le mixage, le mastering, le concept général et les paroles y contribuent aussi grandement… Et là au contraire, je pense qu’avec ces éléments, nous avons apportons une forte cohérence à cet album.

: A vrai dire cette question, je me la suis posée tout au long de l’enregistrement de l’album, mon arrivée tardive quant à la réflexion de l’ensemble y est probablement pour quelque chose. Et puis on n’est jamais totalement à l’aise en création, on doute, beaucoup, on trouve un compromis ou alors on défend une idée viscérale contre vents et marées… J’ai gagé sur ma décision de départ de faire confiance à Grégory, puis j’ai finalement pu relâcher la tension et réellement devenir part de cet album qui m’apparaît aujourd’hui comme naturel, je dirais même organique. J’ai mon histoire ! Je crois aujourd’hui que la diversité maitrisée de l’album est l’une de ses principales forces.

Cette dualité des deux loups se manifeste également par le chant de Nash, tantôt mélodique à souhait ("Come Along the Shadows"), tantôt presque growlé (le refrain de "He Who Brings Destruction"). Nash comment te prépares-tu techniquement à ce type d'exercices ?

N : Mes influences sont très variées, dans le metal même mais aussi entre les genres, du jazz à la pop anglaise en passant par le rock, l’opérette et les chants tribaux. Ce qui m’a emmené à découvrir mon instrument vocal sous des approches parfois radicalement opposées. Mais comme j’aime bien le dire, avec une boite à outil trop riche on ne sait plus lequel utiliser et ça a été mon combat pendant longtemps. Aujourd’hui je fais confiance à mon corps, je ne veux surtout pas trop intellectualiser le chant… Qu’est-ce qui me vient naturellement, qui me permet de raconter honnêtement mon état et cette histoire ? eeeet musique !

Le titre de l'album (...And the Wild Returns) ainsi que le nom du groupe font, outre le conte des deux loups, penser à l'œuvre de Jack London (Croc-Blanc, l'Appel de la Forêt). Est-ce une inspiration pour vous ? La littérature joue-t-elle un rôle dans l'écriture des paroles ?

G : Clairement, la littérature, mais aussi les sciences et le monde vivant qui nous entoure, sont des sources d’inspirations pour nos textes. Tout au long de l’album, vous pourrez ressentir quelques influences provenant de romans d’aventure, de science-fiction, d’anticipation, etc. Pour le titre « He Who Brings Destruction » par exemple, tout est parti d’une citation de l’écrivain polonais Joseph Conrad publié en 1911 dans son roman Under Western Eyes : “A belief in a supernatural source of evil is not necessary; men alone are quite capable of every wickedness…” (Sous les yeux de l'Occident : « La croyance en une origine surnaturelle du mal n'est pas nécessaire. Les hommes sont à eux seuls capables des pires atrocités. »). Cette citation m’a fait repenser à trois entités incarnant le mal absolu dans plusieurs classiques de la littérature fantasy, à savoir Sauron du Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien, Lord Voldemort de la saga Harry Potter de J.K. Rowling, et le défaiseur du Cycle des Chroniques d'Alvin le Faiseur d’Orson Scott Card (malheureusement inachevé) ; entités qui finalement sont de pacotille en comparaison des responsables de plus grandes atrocités de l’humanité… Autres exemples : « Come Along the Shadows » comporte un extrait d’un poème d’Oscar Wilde et j’ai écrit le texte de « No Nature, No Future » suite à la lecture du livre A World Without Us d’Alan Weisman (Homo disparitus en français) sur les banquettes et les couchettes des trains lors d’un voyage en Inde…

Greg, tu es bassiste et principal compositeur du groupe. Comment tes compères ont accueilli un titre comme "Next To Nothing", qui n'est autre qu'un solo de basse ? Pourquoi avoir proposé cette démarche ?

G : Que le lecteur ne s’attende pas à une démonstration de haute volée avec des solos de basse hyper techniques en écoutant « Next to Nothing ». En fait, la vocation principale de ce court instrumental qui comporte quatre à cinq pistes de basse entremêlées, est d’instaurer une pause et de permettre à l’auditeur de souffler après les trois premiers titres très énergiques et intenses de l’album et surtout cette déflagration qu’est “He Who Brings Destruction”. C’est un moment de répit avant d’aborder la seconde partie de l’album qui est aussi très fournie et élargit notre propos.

N : Ce titre est pour moi essentiel à l’album, il tranche et permet de raconter quelque chose de fort. J’y vois de l’espoir teinté d’inquiétude, un renouveau mais aussi la fatale annonce des mêmes erreurs à venir, car on apprend mais on oublie aussi. Pour moi, c’est ce morceau clé qui explique le cercle, ce magma de loups qui va nulle part. La tragédie et la beauté de la condition humaine.

En tant que principal compositeur, comme nous l'avons mentionné à la question précédente, tu joues également de la guitare et des claviers j'imagine. Quel est ton instrument de prédilection ? Et comment Karim complète ton approche de l'instrument et des compositions ?

G : Euh, joker… Bon pour tout t’avouer, je ne suis pas multi-instrumentiste et je n’ai aucune formation musicale approfondie. A côté de mon instrument de cœur, je gratouille un peu, pas très vite, sur mes 6 cordes, et j’aime poser mes doigts sur un clavier pour faire des accords à l’oreille, mais c’est tout ! En fait, je compose essentiellement avec mes basses mais j’arrive à me projeter et à attribuer différentes parties et ambiances à d’autres instruments et au chant. Et avec l’aide de la MAO, je peux structurer mes morceaux, faire des tests, partie par partie, un peu à la manière d’un peintre qui fait de nombreuses esquisses avant d’aborder ses toiles.

Vous avez fait le choix de l'autoproduction pour ce premier album. Pourquoi ? Une raison budgétaire ou l'envie de garder le contrôle sur votre produit ?

: Ce n’est pas par choix, nous n’avions en fait pas d’autres options à disposition si nous voulions faire aboutir cet album ! Du fait de l’origine particulière du projet, et sans réseau développé dans le milieu du metal hexagonal, il nous était impossible d’intéresser une maison de disque ou un distributeur au point de financer la production de l’album alors que le projet n’existait pas ! Karim et moi nous sommes donc partagés la production et la direction artistique. Il est clair que son investissement personnel a été plus que déterminant dans cette aventure et je ne pourrais jamais le remercier assez pour cela !

Vous serez distribués par MusicÖEye, qui avant d'être un label est un magazine musical. Pourquoi ce choix, sachant que dans leur giron se trouvent des groupes carrément estampillés metal extrême comme Fleshgod ?

G : Effectivement, nous avons la chance d’être soutenu par MusikÖ_Eye qui a financé le pressage de notre album sous la forme d’un superbe digipack et qui le distribue en France et au-delà. Mais pour répondre à ta question, il faudrait directement demander à Gérôme, le responsable du label, les raisons qui l’ont motivées pour nous accepter aux côtés des autres groupes de son catalogue. En tout cas, c’est tout à son honneur et à mon avis, c’est un avantage pour un label tel que MusikÖ_Eye que d’avoir dans son catalogue des artistes aussi différents que Fleshgod, Moonskin, Volker, Louarnika et nous. Au final, chaque groupe officie dans un style différent et personne ne se marche dessus. C’est cool !

J'imagine qu'avant la situation actuelle (NDR : l’interview a été réalisé lors du confinement engendré par la pandémie causée par le covid-19), vous aviez des projets de live. Comment voyez-vous les choses pour la suite ?

N : Je ne conçois pas la musique sans le live, car la musique, ça se vit ! Je suis un homme de la scène et j’y trouve une authenticité qui donne du sens à tout cela. La situation actuelle est catastrophique, sur le plan culturel notamment, mais elle révèle à quel point il est essentiel de créer, divertir, raconter, vibrer. On profite du temps « libre », à défaut de l’être nous-même, pour asseoir dans nos pensées la préparation de la suite car cet album n’est que le début d’une grande histoire aux poil doux mais aux crocs bien acérés. Bien évidemment, un tel album nous pousse inexorablement vers le live. Personnellement, j’ai hâte, mais cette étape viendra lorsque les choses seront bien mises en place et que nous pourrons offrir sur scène quelque chose à la hauteur de ce que nos tripes nous chantent.

Pendant cette période de confinement, comment se passe la vie d'un jeune groupe ? Continuez-vous à composer et à vous réunir virtuellement pour évoquer la suite, notamment les futurs projets studio ?

: C’est surtout la sortie de l’album qui prend un coup dans l’aile mais ce temps qui nous est imposé/offert (ça dépend de mon humeur) peut être salutaire pour la réflexion et la préparation. On se tient évidemment au courant des réflexions avec Greg mais nous n’hésitons pas non plus à rencontrer par visioconférence des musiciens pour échanger et faire mûrir nos perspectives. Heureusement, la production musicale de nos jours peut se faire en partie à distance, mais l’alchimie musicale ne reprendra que lorsque nous pourrons attaquer tous ensemble, Greg, moi et ceux qui auront rejoint l’aventure d’ici là.

G : Effectivement, nous gardons le contact pendant ce confinement et les idées pour la suite ne nous manquent pas, aussi bien du côté des compositions et des textes que des éléments reliant l’ensemble… Plusieurs productions sont même déjà imaginées, tout cela dépendra si nous obtenons un soutien financier extérieur… ou pas.

Merci à vous pour cette interview. Je vous laisse le mot de la fin !

N : Celui de la fin me rend triste alors je prendrai celui du début. Je m’adresserais à quiconque aura donc lu jusqu’ici : bravo car les gens se fatiguent vite de lire de nos jours, il faut des vidéos, rapides, expéditives pour vite passer à autre chose sans effort de réflexion. Et c’est bien dommage !
Donc toi qui prends le temps de lire, sache que la musique est la lecture des oreilles, on voyage, on vibre, on partage, on questionne. Je crois que l’album invite à tout cela. Merci.

G : Je vais même aller plus loin. Toi l’internaute qui lit cet article et découvre notre groupe en cette période compliquée, tu n’as pas d’excuse : viens écouter notre album. Il ne dure que 42 minutes donc sur une journée, son écoute ne prendra que 2,9% de ton temps, et sur un mois de confinement, il t’occupera moins de 0,1%... Alors prends le temps ! L’album est disponible sur toutes les plateformes de streaming et de téléchargement, et le digipack en édition limitée peut être commandé en ligne sur le site web de notre label, qui souffre aussi de cette crise sanitaire. Il ne faut plus rougir des groupes français face aux groupes anglo-saxons et allemands, les groupes de notre label le prouvent car nous avons tous sorti des albums qualitatifs, alors merci de nous soutenir en commandant les versions physiques. Vous pourrez toujours écouter de la musique si la prochaine crise mondiale affecte internet !

Interview réalisée par mail en avril 2020



Partagez cet article sur vos réseaux sociaux :
Advertisements