Flying Colors au Trianon (19.09.2012)

Flying Colors fait voyager le Trianon
 

Nouveau super-groupe réunissant membres ou ex-membres de Deep Purple, Dream Theater ou encore Transatlantic, Flying Colors passe haut la main l’épreuve du live après avoir sorti un album fort réjouissant. La cohésion entre les musiciens est constante, le contact avec le public facile et le talent de chacun n’est plus à prouver. Pour accompagner les cinq virtuoses, un groupe de rock progressif suédois, Beardfish, ouvre le bal avec classe.

Beardfish

La soirée est ouverte par le groupe de rock/metal progressif Beardfish, qui a sorti au mois d’août un nouvel album : The Void. Ce dernier sera seulement représenté par un titre, "Voluntary Slavery", joué en clôture de set. Les musiciens jouent en tout cinq titres dans les quarante minutes qui lui sont accordées, en commençant de manière relativement risquée avec un morceau d’un quart d’heure : "And The Stone Said ‘If I Could Speak’".

Cependant, les suédois sont relativement bien accueillis par le public, qui les acclame bruyamment entre les chansons. Malgré cela, le groupe et le public restent statiques et les échanges entre les deux sont peu nombreux, malgré un extrait de "La Marseillaise" joué par le claviériste au début du concert. Les musiciens ne regardent quasiment pas les spectateurs et restent dans leur coin, chacun concentré sur son instrument.

Beardfish

Aidés par un son de qualité, les musiciens ont pu dévoiler toutes leurs qualités d’interprètes en jouant de manière appliquée. On pourra cependant regretter le manque d’interaction visible entre chacun des membres. Les quatre suédois ne se regardent quasiment pas entre eux. Beardfish joue des chansons agréables sans accroc, mais gagnerait à améliorer sa présence scénique.

Setlist :

And The Stone Said "If I Could Speak"
The Hunter
Destined Solitaire
Awaken the Sleeping
Voluntary Slavery

FLYING COLORS
 

Après les acclamations nombreuses d’un public impatient, les cinq membres de Flying Colors entrent enfin en scène. Steve Morse, Casey McPherson, Neal Morse, Dave LaRue et Mike Portnoy, tout sourire, sont prêts à satisfaire les attentes du public parisien en leur servant un rock progressif accrocheur et groovy. Toutes les chansons de leur unique album y passent, ainsi que quelques surprises.

Ainsi, le set d’une heure et demie commence comme l’album, avec l’enchaînement de "Blue Ocean" et "Shoulda Coulda Woulda". Viennent ensuite des reprises de chacun des membres, comme l’annonce Mike Portnoy avant "Can’t Find A Way", la reprise d’Endochine, groupe du chanteur Casey McPherson. Seront aussi jouées "Odyssey" de Dixie Dregs (ancien groupe de Steve Morse, aussi chez Deep Purple), "Repentance", chanson personnelle de Mike Portnoy initialement sortie sous l’écurie Dream Theater, pendant laquelle le batteur chantera, ainsi que "June", reprise de Spock’s Beard, groupe de Neal Morse. Le groupe laissera aussi Casey McPherson seul sur scène pour une reprise d’ "Hallelujah" gorgée d’émotion.

Steve Morse Flying Colors

Servis par un son exemplaire, les musiciens se font plaisir et peuvent exposer l’étendue de leur talent sans oublier l’aspect musical. Ainsi, le batteur Mike Portnoy et le bassiste Dave LaRue marchent main dans la main et préservent le groove de l’ensemble pendant que Steve Morse tricote solos mélodiques et riffs bien sentis. Neal Morse, dont le talent de claviériste n’est plus à prouver, produit des sons principalement ambiants et contribue à l’atmosphère des morceaux.

Le méconnu Casey McPherson, qui joue pour la première fois à Paris ce soir, arrive à inonder le public de son talent de chanteur en toute simplicité. Si sa tessiture n’est pas exceptionnelle, sa maîtrise de sa voix est à saluer. Il arrive sans problème à faire passer toutes les émotions à chaque titre, montre qu’il vit ce qu’il chante sans en faire des caisses. Cette aisance est d’autant plus visible lorsqu’il accorde sa guitare pendant qu’il chante, devant les yeux ébahis de certains spectateurs.

Mike Portnoy Flying Colors

Côté public, l’ambiance joyeuse et bon enfant règne au sein du Trianon. Les musiciens (particulièrement Mike Portnoy), sont sans cesse acclamés, les titres originaux comme les reprises sont chaleureusement applaudis et les sourires ne se décollent pas des visages. Les musiciens de Flying Colors font preuve d’une bonne communication avec le public, particulièrement Casey McPherson et Mike Portnoy, chauffent le public et racontent anecdotes et plaisanteries, si bien que les musiciens sont proches de leurs spectateurs, comme s’ils les invitaient chez eux.

Sous ses aspects de super-groupe, Flying Colors montre une réelle cohésion entre chaque membre et un sens du live imparable, en grande partie due à l’expérience de chacun. La bande montre qu’elle sait être proche de son public sans oublier le talent musical indéniable. Sans artifice, le groupe livre ici une performance exemplaire.

Flying Colors Trianon
 

Setlist :

Blue Ocean
Shoulda Coulda Woulda
Love Is What I'm Waiting For
Can't Find a Way (reprise d’Endochine)
The Storm
Odyssey (reprise de Dixie Dregs)
Forever in a Daze
Hallelujah (reprise de Leonard Cohen)
Better Than Walking Away
Kayla
Fool In My Heart
Repentance (reprise de Dream Theater)
June (reprise de Spock’s Beard)
All Falls Down
Everything Changes

Rappel :

Infinite Fire

Photo de Beardfish prise par RJFroster, utilisée sous licence Creative Commons.

Pour visiter le site de notre photographe, un seul lien :
http://www.yog-photography.com

Photos : © 2012 Nidhal Marzouk  / Yog Photography
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.

 



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