Aura Noir au Nouveau Casino (20.10.2012)


Ah les joies de la circulation dans Paris un samedi après-midi sous la pluie. Les embouteillages, les voies sur berges fermées à la circulation sans aucune raison, les rétrécissements où la voiture à côté de vous ne voudra jamais vous laisser la priorité. Et ensuite arriver dans le quartier d’Oberkampf, haut lieu du stationnement impossible, c’est-à-dire tourner, puis retourner, passer devant le Nouveau Casino et le Café Charbon et voir que des fans sont déjà là en train de boire des bières et rigoler. Urghhh !!! Et moi dans tous ça, je tourne retourne et puis Ô miracle une place libre. Elle est pour moi ? Non ! Mais si ! Et maintenant il me reste à peine 15 minutes pour trouver un zinc… Allez, je fonce !

 

THE GREAT OLD ONES

The Great Old Ones va nous emmener dans une mythologie décalée, mais ici on s’ancre dans celle de Lovecraft, écrivain américain connu pour ses récits d’horreur, fantastique et de science-fiction cyniques et pessimistes (Cthulhu doit surement vous dire quelque chose…). Les bordelais jouent un Black Metal avant-gardiste proche d’un Wolves In The Throne Room et viennent de sortir cette année chez Les Acteurs de l’Ombre leur premier album Al Azif faisant référence au Necronomicon, ouvrage fictif inventé par l’écrivain américain H.P. Lovecraft, originellement nommé Kitab al Azif (littéralement « Livre du musicien »).

 

The Great Old Ones

La musique est hypnotisante, répétitive mais remplie d’émotion. Dommage qu’il n’y ait pas encore beaucoup de monde dans la salle. Il est vrai et logique que de nombreux metalleux restent encore dehors pour boire des bières dans les bars aux alentours dans la rue Oberkampf… on est Samedi et c’est Happy Hour donc les prix sont largement 2 à 3 fois moins chers que ceux exercés au sein du Nouveau Casino !

 

The Great Old Ones

Cela n’enlève tout de même rien en l’excellente prestation des TGOO qui savent planter leur décor bien particulier avec leurs 3 guitaristes et le double chant bien en place (avec une antisèche au sol… héhé). Un esprit à la Cult of Luna, des envolées à la Pelican, un esprit à la Russian Circles, bref on plane par une musique riche en profondeur, bien jouée par des musiciens enthousiastes.

 

The Great Old Ones


 

NEKROMANTHEON


Nekromantheon sont norvégiens et viennent du village de Kolbotn dans le sud de la Norvège. Ils jouent depuis 2005 un Thrash Death qui s’inspire de la mythologie grecque, d’ailleurs littéralement parlant le nom du groupe signifie « Oracle de la Mort » ; c’est-à-dire le Temple de la Nécromancie, désignant l’interrogation, dans un but de divination, des personnes décédées qui sont censées survivre et communiquer avec les vivants… tout un programme.

 

Nekromantheon

Bref ils sont aussi là entre autre, pour défendre les 32 minutes de leur dernier Opus Rise, Vulcan Spectre sortie en Janvier de cette année. Le concert est très intense et les norvégiens vont nous laisser un très bon souvenir de leur prestation qui déboule à vive allure.

 

Nekromantheon

Arild « Arse » Myren Torp le jeune guitariste chanteur est phénoménal, très à l’aise il nous balance des solos tous droits sortis de la Bay Arena ambiance « Thrash Forever ». Il est à l’aise, joue divinement bien avec son look old school que n’aurait pas renié un Metallica/Exodus dans les années 80’s. La salle s’agite bien, ça slame, ça pogote, l’ambiance décolle d’un coup. Sindre Solem le bassiste, un pied sur les retours, s’agite en cadence au rythme effréné des morceaux qui s’enchaînent à la vitesse lumière.

 

Nekromantheon

Ce qui nous cloue aussi c’est la prestation de Christian « Kick » Holm derrière ses fûts, une frappe phénoménale, intensive, précise, juste. Monstrueux !

Malheureusement la prestation est entachée par des gros problèmes de son au niveau de la guitare de Bestial Tormentor qui au bout de 3 a 4 fois lâche l’affaire et préfère retourner backstage faisant passer le groupe d’un quatuor à un trio. Il est vrai que se retrouver totalement muet en plein solo en énerverait plus d’un. Ils auront beau changer la tête d’ampli rien n’y fera. Et cela ne déconcentrera pas les 3 autres musiciens pour terminer un show étourdissant.

 

Aura Noir


 

AURA NOIR


Aura Noir monte sur scène emmené par un Apollyon visiblement heureux derrière ses mimiques si particulières. Sans même son maquillage on le reconnait très bien, le dos vouté, la bouche en smiley inversé, c’est bien lui, la basse longue en avant, mais le son n’y est pas. Incroyable les 2 groupes qui ouvraient avait un meilleur son et eux, tête d’affiche vont pendant au moins 2 à 3 titres avoir un son assez épouvantable. Tant pis, on n’est pas à l’Opera et on prend un grand plaisir à se défouler devant la scène sur cet excellent Black Trash Metal…comme si Lemmy était né à Bergen.
Quand à Aggressor (Carl-Michael Eide) visiblement heureux de jouer à Paris malgré son handicap puisque l’ex-Ved Buens Ende, Satyricon, Ulver et Dimmu Borgir (un CV à faire pâlir plus d’un) joue assis sur un tabouret, suite à une chute de quatre étages qui lui a fait perdre l’usage de ses pieds et cela ne l’empêche pas d’assurer pleinement son rôle de guitariste et de chanteur qu’il partage avec Apollyon.

 

Aura Noir

Blasphemer (Ava Inferi, Nader Sadek, ex-Mayhem…), caché dans le contre-spot (jour), nous donne des solos qui relancent les morceaux dans une ambiance dithyrambique.

La setlist est bien ficelée avec les attendus « Conqueror » et « Destructor » sans oublier « Deep Tracts of Hell » de l’album du même nom. Mais ils sont aussi là pour promouvoir leur petit dernier avec « Trenches », « Abbadon » et « Priest’s Hellish Fiend » qui ont véritablement leur place sur scène. Un autre album est bien mis en avant, c’est Hades Rise de 2008 avec « South American Death », « Death Mask » et « The Stalker », « Hades Rise »… rien que ça…

 

Aura Noir

On a le droit à une sacré surprise avec la reprise de « Heaven’s On Fire » de Venom. « Heavens on Fire, And there ain’t nothing you can Do, Heavens on Fire and When you Die You’ll go there Too » Titre pas des plus connus du Black Album des anglais mais visiblement efficace en live. L’ambiance est toujours aussi énorme, ça bouge dans tout les sens et il devient difficile de prendre des photos tant il y a des corps qui volent au dessus de nos têtes. Et jamais deux sans trois on a le droit à de gros problèmes de son qui voient Blasphemer quitter les planches. Mais cela n’entache en rien la fin du set…Rock’n Roll Motherfu**** !!!

On sort, dehors il pleut…mais le soleil reste dans noter esprit… indice 40 !

 

Lionel / Born 666

 



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