La 9e édition du No Logo BZH 2026 s’est déroulée les 7, 8 et 9 août derniers au Fort Saint-Père, près de Saint-Malo. Cette année, l’événement a rassemblé près de 36 000 festivaliers, confirmant son statut de rendez-vous majeur de la scène reggae française. La Grosse Radio Reggae était sur place pour couvrir l’événement. Au programme du vendredi, une dizaine d’artistes internationaux sont venus faire vibrer les scènes du festival. Parmi eux : Skarra Mucci x Manudigital, Joe Yorke, Marcus Gad, Big Red ou encore Shaggy.
Le No Logo BZH 2026 : un lieu et une ambiance uniques
Le No Logo BZH, c’est avant tout une atmosphère particulière. Faite de bonnes vibrations, de partage et de rencontres. Pendant trois jours, le temps semble s’arrêter pour laisser place à une parenthèse hors du quotidien. Où la musique rassemble et où la bienveillance est au cœur de l’expérience. Au-delà des concerts et de la programmation. C’est cette identité qui fait la force du festival : un public chaleureux, des artistes accessibles et une véritable sensation de liberté.
Libre et sans compromis
Mais le No Logo BZH, c’est aussi un choix et des valeurs. Le festival revendique son indépendance totale, en fonctionnant sans subvention ni sponsor. Une liberté qui lui permet de rester fidèle à ses convictions et à son envie de proposer un événement pensé avant tout pour le public et la musique. Trois jours de fête, de découvertes et de partage. Dans un esprit profondément humain et indépendant.

Jour 1 : premiers pas au No Logo BZH 2026
Après quelques heures de route, nous voilà enfin arrivés au No Logo BZH 2026 ! Première étape incontournable : l’Agora, le véritable village du festival, où les festivaliers viennent récupérer leur bracelet avant de profiter pleinement du week-end. C’est ici que se concentrent de nombreuses animations tout au long de la journée, mais aussi une épicerie, des stands d’information, des bars et plusieurs espaces de restauration. Un lieu de passage et de rencontre où chacun peut prendre ses marques avant l’ouverture des portes du fort.
Un premier espace pour se retrouver
L’Agora accueille également une première scène installée sous chapiteau, permettant de profiter de la musique dès son arrivée. Un espace pensé comme un véritable point de rassemblement, où l’on peut se retrouver, boire un verre, manger un morceau et découvrir les premiers artistes de la journée dans une atmosphère conviviale.
Le camping, là où tout commence
Deuxième étape incontournable avant de rejoindre les premiers concerts : le camping ! Direction notre emplacement pour monter la tente et prendre possession des lieux. C’est également l’occasion de faire les premières rencontres et de découvrir immédiatement l’état d’esprit qui règne sur le festival. Les sourires sont au rendez-vous, les coups de main se multiplient et les discussions s’engagent naturellement entre festivaliers. En quelques minutes, le ton du week-end est donné : good vibes, bonne humeur, entraide et partage seront clairement les maîtres-mots de ces trois jours.
Deux scènes, deux ambiances
Le No Logo BZH propose deux espaces scéniques aux atmosphères bien distinctes. La scène Tyrone Downie accueille les groupes en formation complète, tandis que la Dub Arena est entièrement dédiée à l’univers du sound system. Cette année, la scène dub a d’ailleurs été victime de son succès et a affiché complet pendant les trois jours. Il fallait parfois s’armer de patience pour pouvoir se frayer un chemin jusqu’au devant de la scène. L’une des forces du No Logo BZH réside justement dans sa capacité à proposer une programmation variée, capable de réunir différents courants et sensibilités autour d’une même passion pour la musique.
Sur la scène principale, les festivaliers ont pu découvrir Magical Mystic, qui a donné le coup d’envoi du festival, suivi par Zentone, Skarra Mucci x Manudigital, Joe Yorke, Marcus Gad, Shaggy et Hilight Tribe, venu conclure cette première soirée. Du côté de la Dub Arena, les amateurs de sound system ont pu vibrer au rythme de Legal Shot Sound System, Prince Jamo, Stinging Ray feat. Irie Ites, Solo Banton feat. Irie Ites, Big Red, Stand High Patrol feat. Asher Selecta, ainsi que An Dannsa Dub.
Skarra Mucci x Manudigital
Skarra Mucci et Manudigital font leur apparition sur scène pour un show placé sous le signe des sonorités digitales et du ragga. D’un côté, la voix puissante et le flow énergique de Skarra Mucci, figure incontournable de la scène reggae-dancehall. De l’autre, les productions et les riddims de Manudigital, reconnu pour son approche moderne du reggae digital. Une rencontre entre deux univers qui se complètent à merveille et qui promettait une véritable déferlante musicale. Le concert a rapidement fait monter la température. Porté par une énergie communicative, Skarra Mucci a enchaîné les morceaux avec une aisance remarquable. Alternant rythmes entraînants, envolées vocales et passages plus explosifs.
Skarra Mucci et Manudigital font vibrer le public
Le duo a notamment mis à l’honneur leur dernier projet commun avec Ragga Blasta, faisant résonner les nouvelles productions de leur collaboration. Skarra Mucci a également replongé dans son répertoire avec "Movie Star", titre issu de l’album Return of the Raggamuffin et enregistré avec Delroy Wilson. Derrière lui, Manudigital assurait une ambiance survoltée grâce à ses productions aux basses puissantes. Entre nouveautés et morceaux plus anciens, le duo a embarqué le public dans un show dynamique, faisant chanter et danser les festivaliers. Une performance généreuse et rythmée, à l’image de deux artistes qui savent parfaitement faire vibrer une foule.
Nous quittons alors la grande scène avant la fin du set de Skarra Mucci pour rejoindre Big Red et réaliser une interview autour de son actualité et de son prochain projet. Un échange à retrouver prochainement sur La Grosse Radio Reggae.
Big Red : une énergie débordante à la Dub Arena
Direction la Dub Arena, où Big Red a livré une prestation aussi intense que généreuse. Véritable habitué de la scène, l’artiste a rapidement pris possession des lieux en mêlant ses différentes influences, entre jungle, hip-hop, dub, reggae et ragga. Pendant plus d’une heure, il a enchaîné les titres avec une belle énergie, revisitant notamment "Respect or Die" et "Redvolution". Il a également mis à l’honneur son dernier album, Blood and Victory, dont il a interprété plusieurs titres, parmi lesquels "Blood and Victory", "Milliers" et "Bad", offrant au public un aperçu de son actualité musicale. Un set rythmé et sans temps mort, porté par la présence scénique et le flow reconnaissable de l’artiste.
Big Red fait revivre les classiques de Raggasonic
La nostalgie s’est ensuite invitée dans le set avec plusieurs classiques de Raggasonic, qui ont fait résonner la Dub Arena et ont été repris en chœur par une foule conquise. Une véritable communion s’est installée entre l’artiste et les festivaliers, venus partager ces morceaux emblématiques. Avec une présence scénique toujours aussi affirmée, Big Red a une nouvelle fois démontré toute l’étendue de son talent sur scène.
Stand High Patrol : une parenthèse dub
La Dub Arena a ensuite vibré au son de Stand High Patrol, dont nous n’avons malheureusement pu découvrir qu’une partie du set. Présents sur scène pour distiller leur univers singulier, les membres du crew ont rapidement installé une atmosphère immersive, portée par des basses profondes et des sonorités mêlant dub, reggae digital et influences électroniques. Quelques minutes auront suffi pour mesurer l’intensité du show et l’identité particulière créée par le sound system. Nous avons toutefois dû écourter ce moment pour rejoindre la grande scène et assister au concert qui y était programmé. Une courte parenthèse qui nous aura malgré tout donné un aperçu de la puissance et de l’univers sonore de Stand High Patrol.
Shaggy : une ambiance enflammée au cœur du festival
La température est montée d’un cran avec l’arrivée de Shaggy sur scène, pour sa seule date en France cette année. Le chanteur jamaïcain a offert un véritable show, porté par une énergie communicative et une pluie de classiques qui ont immédiatement fait chanter et danser le public. De "In the Summertime" à "Boombastic", en passant par l’incontournable "It Wasn’t Me". Shaggy a enchaîné les tubes qui ont marqué plusieurs générations. Un véritable voyage à travers son répertoire, entre refrains fédérateurs et souvenirs partagés avec un public conquis. Pendant toute la durée du concert, l’artiste a démontré qu’il n’avait rien perdu de son charisme et de son talent pour mettre le feu à la scène. Une prestation particulièrement attendue, à la hauteur de l’événement que représentait cette unique apparition française de l’année.
Un samedi qui s’annonce exceptionnel !
Après une première journée déjà bien remplie, l’aventure se poursuit avec un samedi qui promet encore de belles rencontres et de grands moments musicaux. Au programme, une affiche haute en couleur réunissant Alam, Cozik & Faya Pyd, McAnuff Family, Pierpoljak, Inner Circle, Soom T, Queen Omega, Omega Negula et Meryl. Une journée qui s’annonce riche en styles, en énergies et en découvertes, avec de quoi satisfaire aussi bien les amateurs de reggae que les amoureux de sonorités plus modernes. Entre artistes incontournables, nouvelles voix et performances très attendues, cette deuxième journée devrait, une nouvelle fois, faire vibrer le festival du début à la fin.
Photos © Laura Reboux & Yohan Auvray. Toute reproduction interdite sans l’autorisation du photographe.












































