Naâman – Imaginarium Festival 15 Mai 2016.

Si vous vouliez devenir cosmonautes, faire du foot dans des bulles, vous envoyez en l’air tout en apprenant la guitare et manger des frites de patates douces, il fallait être sur le tarmac du Tigre à Margny-lès-Compiègne le 14 mai et 15 mai dans le cadre de la 3e édition de L’Imaginarium Festival.

IF16 (ça fait plus swag !..) n’est bien sûr pas qu’un parc d’attraction mais un festival de musique moderne. Un programme bien chargé qui nous a fait valser, tanguer, sauter, danser, enfin bref dites comme vous voulez, sur Lilly Wood & The Prick, Synapson, et bien-sûr le tant attendu Naâman. Et je vais vous dire, ça sent bon le début de l’été avant l’heure !

Naâman@Imaginarium

Mitraillette photographique en place, nous somme le samedi 15 mai 20h19, les balances de Naâman sont terminées et le batteur est en ébullition, dans une minute nos oreilles vont partir en vrille et nos jambes s’animeront d’un enchantement bizarre porté par ce qu’on appelle le Reggae.

Introduction musicale, surplombée par l’énorme support visuel portant le nom de l’album Rays of Resistance, qui nous transporte déjà dans la seule prestation reggae du festival. Accrochez vos ceintures l’enchaînement parfait nous envoie direct dans l’antre du titre « Resistance », de quoi réchauffer le public en manque depuis l’heure de l’apéro.

Naâman@Imaginarium

Un Naâman énergique qui entre deux salutations du people amassé devant du bon son, ne manqua pas de profiter de l’espace vital qu’on lui avait donné pour gambader sur toute la scène, ce qui, au passage ne facilita pas la vie à la dizaine de photographes cherchant le cliché magique.

Naâman@Imaginarium

Trêve de blabla, après trois coups de grosse caisse, les morceaux s’enchainent et nous voilà rapidement enchantés par la guitare acoustique nous présentant le portrait de « Turn me loose ».

Live qui s’annonce dès le début millimétré, un travail musical parfait souligné d’une symbiose entre les musiciens. Chose que Naâman n’avait pas manqué de prédire dans une interview plus tôt dans la soirée. Il n’avait pas menti le bougre, on ressent nous-mêmes cette envie d’être acteur de chaque chanson, alors on chante, on tape des mains et c’est le pied de la jambe.

La soirée continue avec des titres de plus en plus entraînants comme « Freedom », passage planant avant « Karma », « le skankant Big and Bad » et enchaine direct avec « Pop Dem Bubble ».

Naâman@Imaginarium

C’est seulement après une demi-heure de show, qu’il s’autorise une pause pour partager le fond de ses pensées. Il affirme qu’il existe une flamme qui brûle en chacun de nous, une flamme qui s’appelle l’amour et qui, en ces temps confus, résiste encore. Les festivaliers étaient en tout cas bien d’accord avec lui !

Naâman@Imaginarium le public

Et c’est reparti avec « international love », titre illustrant bien les propos précédents. Puis « Rebel for life », une chanson parlant de reconstruction et du refus d’une autorité totalitaire.

Naâman@Imaginarium

Au fil du temps, l’énergie ne perdit pas de son entièreté et Naâman décida de profiter de l’ambiance pour demander une participation générale. Avec l’aide de son Dj, ils vont donc mettre en  exécution leur légendaire « Scoupomètre », une montée en vibes qui finit par un secouage de t-shirts et serviettes, en gros quand ça explose tout le monde devient complètement dingue !

Naâman@imaginarium

Une performance qui mit tout le monde d’accord, pas de doute, Naâman n’a plus rien de petit, avec son talent, son énergie, sa simplicité et ses envies de partages, il risque bien de marquer son époque parmi les grands noms du reggae français et international.
En tout cas ici à Compiègne ce fût un grand show, qui même si les nuages étaient bien présents, a laissé passer les rayons de la résistance.

Photographies par Alison B.



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