Dour Festival 2017 – Dour (Be) – 12 au 16 Juillet 2017

Ça y est, nous nous sommes enfin remis de ce long weekend passé au festival de Dour et avons retrouvé l’énergie suffisante pour vous en parler !

Le festival de Dour est l’un des plus grands événements musicaux en Belgique et cette année encore, ils nous le prouvent en affichant un nouveau record s’élevant à plus de 242000 visiteurs en 5 jours (contre 235000 l’an passé).

Avec plus de 250 artistes répartis sur 7 scènes, ce festival nous a encore une fois proposé, pour cette 29ème édition, une programmation très diversifiée. Ce que nous apprécions évidemment surtout, c’est l’importance qu’ils donnent à la scène reggae/dub et aux sound systems.

Nous sommes arrivés mercredi avec les 37 autres milliers de festivaliers gonflés à bloc. Ce soir-là, seules les scènes The Last Arena (la main stage), Jupiler Boombox et le Dub Corner étaient disponibles ; vous devinez aisément vers où nous nous sommes dirigés !

Reggaebus sonorisait à nouveau ce Dub Corner tout au long du festival, et cela pour la troisième année consécutive. Ils ont ouvert la scène à partir de 19h et joué pendant deux bonnes heures avant de laisser la place à LMK. Frank, l’« opérator » du Reggaebus était accompagné de Robbie de Steppa Warriors au micro, ainsi que de Vale à la trompette. Ils nous ont tous deux régalés de freestyles inédits sur les versions dub, comme par exemple « Sixteen Tons » d’OBF

Robbie
Vale
Reggaebus Soundsystem
 

Il n’est vraiment pas désagréable d’entendre LMK chanter sur un gros soundsystem comme celui du Reggaebus. Elle nous a concocté des tunes bien connues de tous comme « Realise It », « One more time », « Dancehall Drama » ou la reprise de « So mi like it » de Spice, mais elle nous a également fait la surprise d’un morceau Hip-Hop en français et d’une exclu enregistrée le jour précédent du nom de « Chalalalala ». Elle nous a également fait la surprise de chanter le featuring « Gal inna di dance » présent sur l’album Robomuffin d’Atomic Spliff, en les invitant à la rejoindre pour se partager le micro.
 

LMK
(Photo by Fakeye)
 


Big Red
accompagné de Dj Vadim étaient les suivants sur la liste. Dj Vadim a tout d’abord commencé par jouer quelques-uns de ses remixes avant d’être rejoint par Big Red. Nous avons eu droit à un medley de tunes de ses anciens projets solo, comme « Respect or die » de Red-Emption, « Redvolution » de l’album Redsistance ou encore « Gangsta » de Raggamuffin Culture. Il y a évidemment eu des morceaux de Raggasonic, comme « Bleu blanc rouge » et « Aiguisé comme une lame ». On a eu l’incontournable « Kill kill kill » sous différentes versions avant de finir le show sur un beat bien Drum’n’bass, suivi d’un freestyle acappella. Imaginez un public en délire, surmotivé, un premier jour de festival… et bien c’était pire que ça !
 

Dj Vadim & Big Red
 

Pour le show de Krak In Dub, nous avons eu une nouvelle surprise, puisqu’il était accompagné du mc Troy Berkley qui n’était pas annoncé sur la line up. Nous avons eu droit à des remixes de « Welcome to jamrock » de Damian Marley, « Sinsemillia » de Black Uhuru ; Krak In Dub nous a joué « Amazonite » de son nouvel Ep du même nom ainsi qu’ »Iodine 53″, la version avec Pupajim. Si vous voulez vous faire une petite idée du live, les deux artistes ont sorti en 2016 un album intitulé Upgrades, dont certains titres comme « Crystal Ball » ont été joués.
 


 

Pour nous, le deuxième jour a démarré à 14h30 par le concert d’Atomic Spliff sur The Last Arena. Le public était déjà au rendez-vous. Ils ont débuté comme d’habitude par « Movin », pour ensuite nous jouer principalement des morceaux du nouvel album. Nous retrouvions donc « Step Inna », « Peacefull Warriah », « Mr Postman », « Rock & Steady », « Well Now », « A Wa Do Dem » ainsi que « Nerveux », où Moko a remplacé le solo de Dj Bust en “scratchant” avec les cordes de sa guitare, et « Gal Inna Di Dance » où les deux chanteurs ont à leur tour invité LMK pour rejouer à nouveau ce featuring, mais cette fois-ci sur la grande scène.
 

Daddy Cookiz & LMK
Stoneman
(Photos by Fakeye)
 

Tout de suite après, nous sommes retournés au Dub Corner pour le reste de la journée. Le set de Dukes vs Pirates, la combinaison entre les sounds The Dukes of Skazzard d’Anvers et Pirates Crew de Gand avait déjà commencé. Ce n’était pas un soundclash comme nous aurions pu le penser mais la paire de Mc + selecta s’est relayée tune après tune avec une sélection dansante Reggae, Ska et Rocksteady strictement au vinyl.
 

Dukes vs Pirates
Dukes vs Pirates
 

Après l’installation de leur console multipiste, Mighty Max du Soulskankin’ Soundsystem et Mighty Patch du Mighty Patch Dub Crew sont venus nous présenter pour la première fois leur projet commun de compositions dub, joué en live sous le nom de Metta frequencies. Ils étaient accompagnés de Ich Man, l’un des Mc’s de The Mighty Patch Dub Crew.
 

Metta Frequencies
 


Après un peu moins de deux heures de live dub, Sonik, le dubmaker anversois, accompagné du Mc Spliff Well Fat, du multi-instrumentiste Reflexian et de la chanteuse Isa Lain, sont venus prendre le relai. Ça freestylait sévère à tour de rôle, ou ensemble au micro comme au saxophone sur des prods de Sonik.

Sonik
 


 

Reggaebus a repris le contrôle pour terminer cette journée avec le live d’Omar Perry, le fils de Lee « Scratch » Perry. Il nous a chanté, entre autres, « Rasta Méditation » de son album Man Free, « Behold » titre présent sur Mission Completed de Dub Invaders avec sa version dub, « Waiting in vain » et « One Love » de Bob Marley, « I chase the devil » de Max Romeo, mais il nous a également présenté ses deux filles dont la plus jeune a dix ans à peine. Elles ont chacune chanté une chanson en compagnie de leur père. Family things !
 

Omar Perry
 


 

Reggaebus a invité Daddy Cookiz et Stoneman à freestyler sur quelques tunes pour conclure ce show.

La journée du vendredi était un peu plus chargée et a débuté par le concert de Uman sur The last arena. C’est entrant sur « Eye of the tiger » du film Rocky que l’Original Uman est venu défendre son nouvel album Umanist, pour la première fois sur une si grande scène. Il a débuté naturellement par « Faut y aller » suivi de « La vie est belle », « Sinsemillia », « Pas de justice pas de paix » pour ensuite nous chanter quelques anciennes tunes comme « Le fou du roi », « Tiens-toi droit », « Distributeur de chaleur », « Elle me dit », « Marie », …
 


 

Malheureusement pour lui, la météo n’était pas favorable en ce début d’après-midi ; il nous a d’ailleurs remerciés, avec beaucoup d’humour, d’être restés malgré la pluie : « Moi, je ne sais pas si je serais resté ! »
 

Uman
 

Il nous a joué le feat « Lieu Commun », assisté au chant par sa charmante choriste et son guitariste qui ont assuré à merveille les lyrics de Taïro, suivi d’ »I love my life », « Roots Rock Reggae », « Bienvenue en Belgique » et enfin « Reality » joué en acoustique.

Pendant ce temps, Reggaebus ouvrait le Dub Corner pour une petite heure avant le live de Khoe-wa Dub System. Khoe-wa dub system fut pour nous une belle découverte. Ce groupe nous proposait un live dub d’une heure alliant machine et sitar, nous jouant ainsi du bon steppa aux consonnances indiennes. Khoe-wa a plusieurs projets à son actif, le dernier en date est Dub’n DIY sorti en 2016, n’hésitez pas à aller écouter ça !
 


 

Nous n’en avons malheureusement profité qu’une demi-heure car sur la grande scène se préparait le show de Manudigital, mais ce n’est que partie remise.
 

Manudigital
 

Manudigital a introduit son show avec la duplate de Bounty killer « Suffera » (Sound killa), les basses étaient au rendez-vous.

Taiwan MC était le premier à entrer en scène pour nous chanter quelques-unes de ses tunes, comme « Ganja make me irie »…
 

Taiwan MC
 

Entre chaque intervention de ses invités, il nous balançait des duplates de big artistes comme Burro Banton avec « Digital Tek a set ».

Sa deuxième invitée n’était autre que la talentueuse Queen Omega. Avant de l’appeler, il nous a dit : « Ne me foutez pas dans la merde, je lui ai dit que le public belge était le meilleur… », je pense que nous avons été à la hauteur !
 

Queen Omega
 

Elle nous a également chanté un ou deux morceaux bien dynamiques comme « Local », dont vous n’avez sans doute pas manqué la digital session à Trinidad avec Manudigital, sortie en vidéo au mois de mars. Elle a ensuite laissé la place au troisième invité, Solo Banton.
 

Solo banton
 

Il nous a lui aussi joué quelques titres, comme l’inévitable « Music Addict ».

Manudigital a ensuite rejoué quelques morceaux à lui avant de faire revenir les trois artistes pour le grand final.
 


 

Ce jour-là, nous avons raté Dawa Hifi Soundsystem feat Peppery, Panda Dub et le show de Vibronics avec Conscious sounds. Par contre, nous avons pu assister à Conscious sounds qui jouait plus tôt dans la soirée, accompagné de Culture Freeman, suivi de Word Sound & Power Sound System avec Jimmy Ranks, et pour conclure cette journée, le légendaire King Jammy qui nous a régalé, big tunes sur big tunes !
 

Jimmy Ranks
(Jimmy Ranks)
 

Samedi, c’est Jahneration qui ouvrait la grande scène. Il faisait bien meilleur que le jour précédent.

Jahneration

Ils nous ont régalé avec notamment « Reload », « Only », « Badminds », « Control your tempa » où ils ont remplacé Naaman avec brio, « Deh Ya » sur laquelle ils nous ont fait jumper à plusieurs reprises sur le moment dubstep. Ils ont conclu leur show par la ganja tune « Lighters », sur laquelle ils nous ont demandé d’allumer nos briquets et nos téléphones, un effet lumineux un peu raté en début d’après-midi !
 


 

Nous sommes retournés au Dub corner, où Reggaebus laissait la place au crew italien Moa Anbessa. Buriman, le Dubmaker/Operateur était évidemment accompagné du mc/manager du crew, Well Jahdgment.
 

Well jahdgment
 

Mais ils avaient également des invités surprise du nom de Don Diego et Giallo Man. Ils se sont tous les trois partagé le micro pour balancer leurs propres lyrics sur les dubs proposés par Buriman.
 


 

Début de soirée, nous avons fait un crochet par The last arena pour voir Stand High Patrol. Le public était présent en masse mais nous avons personnellement trouvé le show un peu trop calme ; nous aurions préféré les découvrir sur un vrai sound system plutôt que sur cette grande scène, le spectacle aurait peut-être été plus dynamique et nous en aurions profité sûrement plus longtemps.
 

Stand High Patrol
 

Nous avons terminé cette journée avec des acouphènes après les violents séismes provoqués par le King Earthquake. Il fait partie de ces artistes dans le milieu du dub qui vous fait littéralement ressentir la musique.

King Earthquake

Dimanche fut un peu plus calme puisqu’un bon nombre de festivaliers quittaient les lieux début d’après-midi pour reprendre la route, d’ailleurs pour nous cette journée fut plus courte également.

A 15h, nous avons été prendre des cours de danse avec Kebra Ethiopia et University of steppas. Nous n’étions pas beaucoup pour commencer mais ce fut un moment de convivialité très agréable.

Kebra Ethiopia
 


 

Nous nous sommes ensuite dirigés vers la grande scène pour le concert de Taïro.

Son show était évidemment composé de morceaux de son dernier album sorti en 2016 comme « Reggae français », « Jet lag », « RDV », « Bon vieux temps », …
 

Taïro
 

Il a également intégré quelques classiques de ses anciens projets comme « Sois toi-même », « Si j’avais connu cette fille », « Aime la vie » agrémenté d’un solo au saxophone, « Love love love », « High Grade », « Une seule vie », ainsi que « Elle veut », sur lequel la choriste de The Family band a assuré les lyrics de Flya.

Il a terminé son concert par la chanson que le public attendait, « Bonne weed » !
 


 

Une heure plus tard, sur la même scène, nous retrouvions Naaman. Il a commencé son live par « Résistance », suivi de « Turn me loose » et de « Karma », dans l’ordre de son album Rays of resistance.
 

Naaman
 

Il nous a ensuite annoncé l’arrivée de son prochain album en nous chantant « Beyond » et « I’m alright », avec entre les deux, « Dance to my fire », featuring present sur l’Ep Daily Jam de son beatmaker Fatbabs, présent avec lui sur scène. Il nous a chanté « House of love » et « Rebel for life » de l’album Deep rockers – back a yard. A un moment, sur « Rebel for life », il a remplacé Cutty Ranks l’espace d’un instant avec une grosse voix, et c’était surprenant mais il s’en sortait plutôt bien !
Il a terminé le concert par l’incontournable « Skankin shoes », suivi de « Outta road ».
 


(photos & videos by Ruff’n’tof)
 

Ensuite, nous avons repris nous aussi la route, un peu déçus de manquer Dub Addict et Pilah feat Echo Minott et le live de Mo’Kalamity. Mais ce n’est que partie remise car Mo’Kalamity revient en Belgique pour le Reggaebus festival les 28 et 29 juillet, d’ailleurs vous pourrez y retrouver Manudigital, Metta Frequencies, Sonik, et beaucoup d’autres artistes de la scène dub internationale.

Ce weekend-là, les amateurs de dub se sont retrouvés devant un vrai dilemme, puisqu’au même moment, à 600 km de Dour, se déroulait la 4ème édition du Dub Camp. J’espère de tout cœur qu’ils ont passé un aussi bon moment que nous, parce que nous on a vraiment kiffé !

Alors, on se croise à Dour l’année prochaine pour fêter la 30ème édition ensemble ?
 



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