L’Avent Zic Off – Passins (38) – 16.12.17

Après nous être rendus cet été au Zic Off Festival (report ici), c’est avec le même plaisir que nous acceptions l’invitation des organisateurs à venir partager un moment convivial dans la petite salle des fêtes de Passins.

Au programme de cet événement, un marché de Noël artisanal ouvert sur le monde avec Balafon Production et Enovy, du mafé, du vin chaud et de la bonne musique. Tout était réuni pour ce dernier rendez-vous avant les fêtes de fin d’année.

A quelques jours de Noël, cet Avent Zic Off portait pleinement son nom. Il faut y voir aussi un jeu de mots car cette soirée avait aussi pour but de présenter le rendez-vous estival 2018 qui comportera quelques nouveautés… Parole donnée, nous ne vous dévoilerons rien aujourd’hui, mais nous ne manquerons pas de vous en reparler en temps voulu.

L'Avent Zic Off

Il est 20h. La scène est prête et déjà la soirée s’annonçait sous les meilleurs hospices avec Filippo & Co. Cinq compères sur scène diffusant des messages d’amour, prônant la tolérance et l’unité entre les peuples, avec des textes conscients chantés aussi bien dans la langue de Molière que celle de Cervantès. Un voyage musical qui nous entraînera de Cuba au Burkina.

Filippo Cutaia est un auteur, compositeur et chanteur de la région lyonnaise, métissant sa musique au gré de ses influences reggae et world music. Son art pluriel est fait de mixité sociale, de tolérance car il croit dur comme fer à un paysage multiculturel, aux mille couleurs artistiques pour nous emmener d’Amérique du Sud au Maghreb, jusqu’à l’Afrique qu’il porte sur sa guitare et profondément ancrée dans son coeur. Une musique vagabonde qui réchauffe l’âme et le coeur.

Filippo & Co

Filippo & Co

Filippo & Co

Filippo & Co

Filippo & Co

Filippo Cutaia

Après un cours discours de l’organisation, sous forme de passage de témoin, petit intermède musical avec la douceur de la kora et le choc d’une percussion. Une sorte de warm up qui prépare une foule étoffée à ce qui va suivre.

Warm Up Jahkasa

Pour la suite justement, restons en Afrique. Et si on se plongeait plus loin dans ce continent, du côté du Burkina-Faso. Nous vous y emmenons au son du « Balafon Reggae » de Jahkasa.
Dès son arrivée sur scène en tenue camo et traditionnelle, nous sentons déjà la chaleur monter et nous nous apprêtons à vivre un autre grand moment d’évasion musicale.

Jahkasa déploie une énergie décuplée sur scène. Il est vif, sautant, bondissant, remuant, bref à fond pour ce qui est son dernier concert en France pour cette année et pour lequel il va donner tout ce qui lui reste. Jahkasa a pour vocation d’haranguer les foules, à soulever le peuple et à faire souffler le vent de la révolte au travers de messages clairs et revendicatifs, dénonçant le système en place et ses malversations dans son pays et même au-delà avec son dernier titre « FCFA ».

Non Jahkasa ne fait pas peur comme j’ai pu l’entendre, il s’exprime, mettant une gestuelle sur ses chants. Il nous a transportés dans un univers guerrier doublé de sagesse comme l’homme qu’il est, nous donnant tantôt « La Leçon », entonnant des messages d’unité avec « Enfants du Pays », s’insurgeant contre ce que l’on nomme la françafrique, poussant au respect avec son hymne « Sababu », et rendant hommage à sa terre l’Afrique et ses « Femmes Africaines ».

Jahkasa est aussi un artiste généreux, empli d’une grande humanité. Il a fait acte de son état d’esprit en invitant tout d’abord une jeune fille émerveillée sur scène pour chanter avec lui. Puis ce fut mon tour d’y aller. Poussé par ses accompagnants, je n’ai eu d’autre choix que de monter les quelques marches à la vue de tous. Un instant privilégié où le temps s’est subitement arrêté.

Jahkasa

Jahkasa

Jahkasa

Jahkasa

Jahkasa

Jahkasa

Jahkasa

 

Jahkasa

C’est avec plaisir que nous retrouvons les amis de Akousty Roots, que nous n’avions pas vu depuis cet été. Ce sont des fidèles parmi les fidèles, Vincent, le claviériste ayant eu le mérite et la lourde tâche de gérer toute la partie technique du festival.
 

Quoi de nouveau depuis cet été me direz-vous? La différence, et pas des moindres, c’est que le groupe était cette fois-ci au grand complet. En effet, absent du rendez-vous, Thom était bien présent avec, en plus de son saxophone, son traditionnel didgeridoo dans ses affaires. Ce multi instrumentiste est aussi habile avec une basse comme il en a fait montre le temps d’un morceau, en lieu et place de Lionel.

Sur scène, son apport donne un nouvel élan, une aisance même. Les automatismes reviennent vite. Le public les connaissant et nous-mêmes sommes heureux de les voir à nouveau réunis. La complicité est flagrante entre les musiciens, les sourires et les échanges sont sincères. Le fait d’avoir cette touche cuivrée faisait défaut l’été dernier autant que le son typique du didgeridoo ronronnant à nos oreilles. Une ambiance musicale autre s’installait alors avec Thierry à la percussion.

Avec toujours leurs textes engagés sur des sonorités reggae roots, Akousty Roots nous emmène nous aussi dans leurs valises pour une escapade au long cours fait d’escales qui nous transportent du coeur de la « Terre Mère » pour expertiser la plus petite racine et y exploiter le moindre rhizome pour une autre planète. Des chants revendicateurs, d’espoir aussi, le tout dans un « Chant Libre » qui résume quasiment à lui seul ce qui fait, ce qu’est, et ce que dégage Akousty Roots.

 

Akousty Roots

 

Akousty Roots

 

Akousty Roots

 

Akousty Roots

 

Akousty Roots

 

Akousty Roots

 

Akousty Roots

Un dernier verre, un dernier mot avec les organisateurs et des remerciements. On se retrouve à la fraîche avec Romain et Laurent. La discussion s’installe puis il est temps pour eux d’aller ranger le matériel et pour nous de reprendre notre courte route.
Je terminerai ce dernier Live Report de l’année par ces quelques mots: A l’année prochaine Zic Off.

 

Jahkasa

Comment ne pas remercier Jean Pierre, La Ferme Musicale, et tous les organisateurs pour leur dévouement, leur accueil et leur gentillesse. Rendez-vous pris en 2018.
Merci à Filippo & Co, Jahkasa et Akousty Roots pour les bonnes vibrations.
Merci à David Mordegan pour l’utilisation de ses clichés. Bises aux tiens.
Enfin, comme à chaque fois, merci à ma Sev Irie d’immortaliser ces moments.



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