Chill Interview – Entretien avec Mystical Faya

Peu de temps après leur concert à La Tannerie de Bourg-en-Bresse en novembre dernier où ils assuraient la première partie des Twinkle Brothers (le gros report ici), nous avons sollicité une interview des Mystical Faya.

Bien que le groupe n’ait pas d’actualité discographique pour l’instant, il est tout de même très actif, qu’ils s’agissent des concerts, du « No Logo Anthem » (voir ici) ou de leurs Chill Session (voir ici). Cet entretien a donc été l’occasion d’aborder un peu plus en profondeur ces sujets.

C’est le crew quasiment réuni au complet qui a échangé avec nous : le chanteur Mystic Loïc, le clavier Martin, le guitariste Mom’, le batteur Willy ainsi que le manager Lemilk.

Bonjour Mystical Faya, merci de nous recevoir au nom de La Grosse Radio. Quelques réactions à chaud sur le concert ?

Mystic Loïc : Que du positif ! Un bon petit concert, d’autant plus que les gens étaient présents, pour un dimanche, c’est vraiment cool !

Quel effet cela fait-il d’être programmé en première partie des Twinkle Brothers ?

Martin : En fait, on a envie d’aller voir le concert ! (rires)

Mom’ : Si tu pouvais abréger ! (rires)

[L’interview se déroulait en effet pendant le concert des Twinkle Brothers, NDLR]

Mystic Loïc : Pour ma part, c’est un de mes groupes favoris de reggae roots. C’est du bon roots bien lourd, ça tient vraiment la route. Ça fait plaisir de les voir là ce soir, alors que ça fait longtemps que je les suis.

Mom’ : Avec de belles harmonies au chant, ce qu’on essaye également de travailler avec le groupe.

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Ils sont l’une de vos grosses influences ?

Mystic Loïc : Oui, quand même. On en discute souvent et même au tout début du groupe on en parlait beaucoup avec le bassiste notamment.

Au No Logo l’année dernière (voir ici), vous nous disiez que vous écoutiez du rock (Led Zeppelin, Suicidal Tendencies,etc…). Votre guitariste Jo est le keupon de la bande, c’est lui qui amène ces influences au sein de votre son ?

Mom’ : Oui, il est très pertinent vis-à-vis de cela. Il a cette énergie-là. Il a également des projets parallèles où il développe cet aspect en acoustique. Il apporte donc ces influences dans le groupe, même si nous avons tous aussi cette fibre qu’on a envie de traduire. C’est justement ce qu’on va essayer de proposer sur le prochain album.

On a même l’impression que vos concerts tendent de plus en plus vers le rock justement. Est-ce le cas ?

Mystic Loïc : On ne s’en rend pas forcément compte, en fait (rires) ! Mais, c’est possible. En tout cas, on en discute entre nous, vu qu’on va essayer d’apporter cette patte rock pour la suite, et peut-être que ça se ressent déjà dans nos sets actuels. On est assez fans de rock, on veut tendre vers cela ; chaque membre veut aussi faire transpirer ses influences.

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Cette année, vous avez composé l’hymne du No Logo. Pouvez-vous nous en expliquer la genèse ?

Willy : C’est juste parti d’un délire à la base ! Avec Sunatcha, speaker du No Logo et avec qui on est très potes, on s’est dit que ce serait marrant de faire un hymne. C’est un peu tombé aux oubliettes, jusqu’à ce que Florent Sanseigne, directeur du festival, nous relance cette idée. On a donc fait ça chez nous dans notre propre studio.

Mom’ : Cela s’inscrivait aussi dans le cadre d’un parrainage et d’une dynamique cette année avec le No Logo. C’est donc passé par le « No Logo Anthem », par des enregistrements qu’on a faits sur place, des live acoustiques sur le camping et sur le site du festival.

Et vous avez invité la plupart des artistes à poser leur voix sur le riddim…

Mystic Loïc : En effet, ils ont quasiment tous bien joué le jeu. On a réussi à presque tous les avoir.

Willy : Sachant qu’on était parrainés par le No Logo, on s’est dit qu’il fallait absolument profiter de ces trois jours pour communiquer au maximum sur le groupe et se faire connaître. L’idée du mégamix vient de là.

Lemilk : Tout à fait. En fait, il y avait la com’ auprès du public mais également vers les artistes. Dans les festivals, en backstage, l’ambiance est toujours sectorisée entre groupes et on voulait créer une dynamique entre tous les artistes, une sorte d’unité partagée.

Néo, votre ingé son, et Riké, votre bassiste, ont chacun sorti un dub de votre album, Sleeping Souls. Qui a gagné le clash ?

Mystic Loïc : Personne ! En fait, il s’agissait plus d’un partage et de s’amuser.

Lemilk : C’est quand même Néo qui a gagné ! Mais vu qu’il n’est pas là ce soir et qu’il nous a plantés, on va le déclarer perdant (rires) !

Willy : Le clash, c’était plus une appellation, mais il n’y a jamais eu vraiment de clash en nous disant qu’il fallait absolument désigner un vainqueur. On voulait également redonner un peu d’actu à l’album.

Martin : Et il faut dire qu’on est tous de gros fans de dub.

Allez-vous en refaire ?

Martin : Pour le moment, on a mis cela de côté, vu qu’on travaille sur d’autres choses, notamment les Chill Session et notre nouvel album.

Willy : D’autant plus que ça représente beaucoup d’investissements personnels et financiers. Et il n’y pas nécessairement le public pour cela.

Mom’ : Oui, c’est un projet parallèle qu’on aurait envie de développer, mais il faut avouer que ça nous demande beaucoup d’énergie. Et l’actualité fait qu’on a moins de temps pour cela.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le single avec Derajah, « Jah Never Fail » ? Comment s’est établie la connexion avec lui ?

Mystic Loïc : Par le biais des réseaux sociaux, tout simplement. Le manager de Derajah a beaucoup aimé notre album Sleeping Souls et il lui a fait écouter. Derajah a bien adhéré aussi et ils nous ont donc contactés. Par la suite, ils sont venus sur Besançon pour faire le featuring et le clip.

Martin : Que du bonheur !

S’agit-il du premier single de votre prochain album ?

Mystic Loïc : Non, je ne pense pas. C’est juste un morceau isolé à travers lequel on a pu profiter de l’occasion. Mais ce n’est pas prévu pour un prochain album.

Willy : En effet. D’ailleurs, l’album n’est pas pour tout de suite, puisqu’on est encore dans la phase de préparation. Il va donc se passer trop de temps entre ce morceau et notre prochain album.

Mystic Loïc, tu as participé à une vidéo du Booboo’zzz All Stars pour la reprise de « Wasting My Young Years » de London Grammar. N’était-ce pas trop difficile de se calquer sur la voix originale ?

Mystic Loïc : Non, pas tant que ça. Après, l’objectif n’était pas nécessairement de reproduire absolument la voix originale, simplement de faire une version reggae et de l’interpréter. La chanteuse a une voix très aiguë, elle vient d’un milieu lyrique, mais finalement ce n’était pas tellement compliqué de s’adapter à sa voix. L’intérêt n’était pas d’avoir cette voix clean et suave ; et puis le flow reggae plus arraché convenait bien au morceau.

Qui a choisi le morceau ?

Mystic Loïc : C’est Jon Jon, le guitariste rythmique, et moi. Il m’a contacté, on a regardé ensemble les morceaux qu’on pourrait reprendre et on s’est arrêté sur celui-là. Il était intéressant à faire en reggae, la rythmique s’y prêtait bien.

Revenons à votre prochain album. Où en êtes-vous actuellement ?

Martin : On était en train de le composer, on est en plein dedans. Pour l’instant, nous n’avons pas encore défini de date d’enregistrement, ni même de sortie, mais ça arrivera en début d’année 2019. Mais en attendant, on va continuer à publier les Chill Session sur Youtube assez régulièrement. On va peut-être même en faire un disque en attendant l’album.

Les Chill Session sont-elles destinées à élargir votre public ?

Martin : D’une certaine manière, oui. Les Chill Session ont permis de faire découvrir le groupe à un public qui n’écoute pas forcément de reggae. Mais on n’avait pas pensé à cela à la base, on a fait les Chill Session avant tout pour le plaisir.

Mom’ : C’est vraiment un travail qui nous a beaucoup plu. En règle générale, le reggae a été pas mal réarrangé dans différents styles. Quant à nous, ça nous ouvre les oreilles et ça nous permet de toucher d’autres gens.

Mystic Loïc : Mais cela n’empêche pas que les puristes ou nos fans de la première heure puissent apprécier les Chill Session.

Willy : D’autant plus que les vidéos ont été très partagées.

Un dernier mot pour La Grosse Radio ?

Mystic Loïc : Merci à vous de nous suivre et pour tous ces articles assez élogieux ! BIG UP !!

BIG UP à vous aussi les Mystical Faya ! Merci de nous avoir accordé cet entretien !
Merci également à La Tannerie et à Julie pour avoir organisé cette rencontre !

Crédit photos : Live-i-Pix



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