Entretien avec Martin, chanteur du groupe Païaka

Entretien avec Martin, chanteur du groupe Païaka

De passage à Paris pour la promotion de leur nouvel album The Line, le rendez-vous était pris pour rencontrer Martin et Baptiste du groupe de Clermont Ferrand Païaka. Malheureusement retenu professionnellement, c’est finalement par téléphone que La Grosse Radio s’est entretenue avec Martin.

Tout d’abord, un grand merci de prendre le temps et de répondre à nos questions. The Line, votre nouvel album est sorti le 9 février de cette année. Comme moi, je pense que beaucoup de personnes ne vous connaissent pas beaucoup ou vous ont découverts avec ce projet.

Martin, peux-tu nous présenter le groupe Païaka, histoire de vous connaitre un peu plus ?

Païaka, c’est huit personnes, moi Spelim le chanteur, Baptiste le batteur, T-Bass à la basse, François à la guitare, Clément au clavier, on a deux cuivres Jammy & Léo et un percussionniste qui s’appelle Kitou. Ça fait huit ans que l’on existe, depuis 2010.

On a à notre actif deux EPs et The Line qui est notre deuxième album, The Line a déjà été chroniqué à la grosse radio (la grosse chronique à relire ici ). Païaka c’est un groupe de reggae Français, on est tous basés à Clermont-Ferrand dans le centre de la France.

On a beaucoup d’inspirations différentes, nos inspirations viennent du oldies reggae, du nu reggae, il y a pas mal de rock, du groove, du funk, du jazz. On écoute tous des choses différentes et du coup on essaie de tout mélanger pour créer notre propre musique. 
 

Païaka
 

Sur cet album, vos textes sont plus intimistes que dans votre premier album, est ce difficile de se livrer tout en gardant une part de pudeur ?

Très bonne question !!!
Je pense que tu ne choisis pas trop. C’est plus les textes qui viennent à toi que toi qui écris les textes.

Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire ?

Tu ne choisis pas sur quoi tu vas écrire les chansons, c’est la chanson qui vient plus ou moins à toi, tu chantes ce que tu as envie de chanter, des textes que tu as envie d’écrire et donc à ce moment, moi sur cet album, j’avais plus envie de chanter des choses personnelles, des choses qui nous concernent tous et on avait envie de parler de choses un peu plus globales, un peu plus générales aussi, des choses que l’on vit mais il n’y avait pas vraiment d’objectif, les chansons viennent à nous, mais effectivement, The Line est un peu plus intimiste. Il y a des morceaux un peu plus allégés et d’autres un peu plus festifs aussi, on parle plus à la première personne.

Comment créez-vous vos textes, votre musique, est-ce un travail collectif ou chacun apporte sa petite touche perso ?

Il n’y a pas vraiment de manière, on ne s’est pas imposé de processus. Il y a pas mal de choses différentes, il y a des morceaux justement que j’ai écrit et composés entiérement et on a réarrangé un peu le truc avec les gars. Il y a des sons qui sont composés par d’autres gars du groupe et moi j’écris par-dessus, il y a des chansons qui sont écrites en commun avec plusieurs membres du groupe. Il n’y a pas vraiment de processus. On bosse un peu tous dans le truc, après il y en a qui sont plus investis sur la musique et d’autres qui sont plus investis sur d’autres trucs dans le groupe comme dans tous les groupes.
 

Païaka
 

Pas de featuring sur cet album comme lors du précédent album où on pouvait entendre Thomas Kahn, est ce voulu, cela ne rentrait pas dans la vision de cet opus ?

Pas du tout, c’est qu’en fait on voulait faire quelques featurings mais au final on a préféré se concentrer sur ce que nous on voulait proposer à l’heure actuelle et du coup ça ne s’est pas fait parce que l’occasion ne s’est pas présentée, c’est tout.

Pour continuer à parler de featuring, avec quels artistes aimeriez-vous collaborer que ce soit des artistes Européens ou Jamaïcains ?

Il y a pas mal de choses différentes. Nous, on a forcément envie de faire de la musique avec nos copains, Il y a pas mal de featurings qui se seraient faits peut-être avec les copains, je pense au Wailing Trees, à Mystical Faya, à Jahneration aussi, avec Dub Inc, Danakil, pourquoi pas, avec les Français, tu vois les copains juste histoire de partager la vibe.

Et après, il y a des gens que l’on ne pense ne pas pouvoir toucher et pourtant on aimerait trop faire des trucs avec eux genre des Jamaïcains. On avait essayé de faire quelque chose avec Clinton Fearon par exemple, on est tous fans de ce qu’il fait et puis bon ça s’avère hyper compliqué mais si ça pouvait ce faire se serait mortel.

Ça serait trop bon comme avec plein de gens, il y a des pianistes de jazz avec qui on aimerait faire des trucs, c’est toujours bénéfique d’échanger avec les gens et de faire de la musique avec d’autres, c’est toujours une bonne expérience.

Le message est passé, avis aux intéressés.

Comme beaucoup d’artistes de la nouvelle génération comme Naâman ou Yellam, vous êtes super à l’aise dans la langue de Shakespeare et tous vos textes sont en anglais, envisagez-vous quelques chansons en français à l’avenir ?

Alors, ça fait maintenant bientôt 15 ans que j’écris en anglais et j’ai commencé à écrire en français il y a deux ans, du coup le level il est pas du tout le même. Pour l’instant les morceaux en français ne sont donc pas d’actualité, j’estime qu’ils ne sont pas assez bons pour être exprimés.

Quand tu écris en français, tu vois la musique pas tout à fait de la même manière en fait et chanter dans une autre langue, je trouve que ta voix, elle change, tu ne chantes pas et tu ne rythmes pas de la même manière, c’est une approche différente.

C’est comme changer de crayon quand tu fais de la peinture, il y en a qui sont spécialisés dans l’aquarelle et d’autres dans l’huile et donc t’envisages les choses de manière différente quand tu changes les outils des deux. La langue c’est un outil pour pouvoir faire de la musique et chanter et peut être qu’un jour je me mettrais à la peinture à l’huile. J’ai quelques textes en français mais il y a encore du travail dessus. 

Flox est votre directeur artistique, vous l’avez rencontré au gré de festivals et de concerts, quel a été son rôle précis dans la conception de cet album ?

Flox, il a plus été réalisateur que directeur artistique, c’est-à-dire en fait que nous on a composé les morceaux, on a tout créé, on a tout fait. Flox, son job a été de recentrer les propos sur les morceaux.

Nous on est huit, il y a huit personnes, on a tous des idées différentes, on entendait tous un peu le morceau de manière différente et l’objectif de Flox était de trancher et de dire : Voilà, le son il va prendre cette direction et de nous dire quelle serait la place de chacun dans cet album.

Salomon Roots, le rédacteur qui a chroniqué votre album The Line sur le webzine, m’a fait parvenir un reportage vous concernant diffusé en 2013 à la télé où nous vous voyons à Clermont-Ferrand, au QG du collectif Flower Coast, êtes vous toujours dans ce même état d’esprit de partage, de vie en semi autarcie ?

Alors, oui mais c’est devenu un peu plus compliqué, déjà à l’époque on avait un peu plus le temps de le faire que maintenant. Et Flower Coast, s’est transformé en entreprise, c’est devenu une coopérative, on reste quand même toujours dans la même vision du commerce et du coup oui, on reste toujours là-dedans mais on a un peu moins de temps pour s’occuper du jardin.

 

Païaka
Photos aimablement fournies par IWelcom
 

Martin, un énorme merci de m’avoir répondu, rappelons que The Line est en vente et qu’il ne faut surtout pas rater ce petit bijou (en vente ici). Un dernier petit mot pour La Grosse Radio et ses auditeurs?

Merci beaucoup de faire vivre la musique comme vous le faites, vous avez un rôle hyper important de médias et de relation presse pour tous les groupes qui sont en développement et qui n’existeraient pas forcément chez les gros. Merci beaucoup à La Grosse Radio, à tout le monde et à tous ses auditeurs.

Une grosse bise à toute la team de La Grosse Radio, n’hésite pas à leur faire passer. (Voilà, c’est chose faite Martin)

Gros big up à Martin et toute la team Païaka, à Max d’IWelcom ainsi qu’à Salomon roots pour son aide précieuse.

Païaka, un groupe sur lequel il faudra compter à l’avenir.

Païaka - The Line

Groupe : Païaka
Album : The Line
label : Flower Coast / Differ-ant
Sortie le 09/02/2018 en CD, Vinyl et digital
Promotion assurée par IWelcom

PAÏAKA – CONCERTS 2018

02.03 – La Moba – Bagnols sur Cèze (30) – Facebook event
03.03 – La Coopérative de Mai – Clermont-Ferrand (63) – Facebook event
23.03 – FGO Barbara – Paris (75) – Facebook event
24.03 – La Batolune – Honfleur (14) – Facebook event
06.04 – Le 109 – Montluçon (03) – Facebook event
14.04 – Les Détours d’Ecausystème – Gignac (46) – Facebook event
20.04 – Kfé Quoi – Forcalquier (04)
21.04 – La Feunière – Pavie (32)
28.04 – Festival Eternelles Crapules – Moutiers (73) – Facebook event
23.06 – Fête de la Musique – Beaurepaire (38)
07.07 – Sancy Outdoor – La Bourboule (63)
21.07 – Festival d’Escamps (46)
04.08 – Feel Nature – Taizié (16)
24.08 – Saison Culturelle – Plein Air – Flers (61)
16.11 – La Puce a l’Oreille – Riom (63)

Toutes les dates sur www.paiaka.com
 

Païaka - Release party - La Coopérative de mai - Clermont Ferrand

 

Païaka - release party - FGO Barbara

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