Ryon & Païaka – la Puce à  l’Oreille Riom – 16.11.2018

Riom, 20 Heures, la nuit est là, tout comme une fraîcheur qui fait que l’on presse le pas pour arriver devant l’entrée de la Puce à l’Oreille, qui fête cette année ses 10 ans. La Grosse Radio vous avait déjà parlé de ce lieu incontournable de la scène auvergnate par ses différents concerts et notamment ceux de Clinton Fearon et Broussaï l’an dernier (Les gros live report Clinton et Broussaï).

La salle se remplit doucement mais sûrement, le public est éclectique, celà va de 7 à plus de 65 ans et on peut y rencontrer les têtes connues du mouvement rasta/reggae de la région de Clermont.

Tandis qu’une musique discrète se fait entendre arrive alors sur scène :
 

RYON


qui démarre avec « Zéphyr », titre éponyme de leur dernier album et Cam, le chanteur qui prend la température de la salle en demandant « vous pensez qu’on va se connecter ? ». la foule répond d’une voix, la chaleur humaine et musicale est bien là, le show peut démarrer.

Avec « Universel », levant le doigt sur One love, Cam se permet même une petite danse improvisée, et comme il dit « Ryon à Riom, quasiment le même nom, oui, j’ose la faire, c’est une consécration, alors réchauffez vos âmes, on met le faya ce soir ».
 

Païaka, Ryon, la puce à  l'oreille, concert reggae, reggae 2018


Le morceau suivant démarre sur un solo orgue, suivi d’une guitare tirant sur les aigues pour lancer le « roots time », la voix part en réverb sur « roots burning » tandis que l’organiste nous sort un superbe solo melodica et le chanteur nous clame que « nous sommes là pour partager » devant une foule qui s’anime de plus en plus.

Avec « Combien », Cam ferme les yeux, on sent qu’il vit pleinement ses chansons tandis qu’une guitare solo partira en dub tandis qu’il le  répète « la musique est pour le partage », on comprend parfaitement ses dires.
 

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« Kiffer » démarre avec une pédale wouah-wouah entêtante, voire obsédante même. Tandis qu’il demande « Est ce que vous êtes en forme ce soir ou vous gardez de l’énergie pour Païaka ? » et en réitérant la question, la réponse du public se fait en criant ou sifflant pour se faire entendre à qui mieux mieux.

La batterie se fait alors plus forte comme pour couvrir cette vague humaine et Cam enfonce le clou en demandeant si « on peut faire entendre un jeu ensemble, j’ai envie d’entendre vos voix, répétez  – kiffer – ». la foule se prend au jeu et le groupe fait la vague sur scène, tandis que Cam demande de « tout donner » et un « merci les amis ». La Puce à l’Oreille est à l’unisson.
 

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Pour le morceau suivant il nous dit « vous avez de la chance d’avoir de belles montagnes, parfait pour chanter » « là-haut », il nous fait reprendre ensemble « là-haut » en chœur et nous demande si « on veut bien chanter la beauté de Dame Nature », suivi d’un solo guitare de Niquo et Cam redemande un max de bruit.

La chanson suivante se fait plus intimiste, comme à la maison puisqu’il nous demande de « nous asseoir pour nous raconter une histoire » et attaquer acoustique guitare /voix le  superbe « changer le monde » et quand il se relève, batterie, clavier, basse reviennent tandis que le public se lève doucement et écoute quasi religieusement. Cam est touché et sort un très beau « il y a du love qui passe entre nous les amis ».
 

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« Douce France » démarre sur un synthé psychédélique digne du film orange mécanique. Le morceau se poursuit en dub et tandis qu’il dit d’ouvrir les frontières, Niquo nous sort  alors un jeu de guitare style Afrique de l’Ouest.


Suivra « We are One » ou il clame qu’« il n’y a qu’une famille, l’Humanité ». Il nous dit que  «la suivante parle d’amour, est ce qu’il y a des amoureux dans la salle ? ». Forcément, les couples s’enlacent, s’embrassent en attendant ses mots tandis que démarre « Ose me dire ». Et il redemande « s’il y a des amoureux à la puce à l’Oreille » et que « vous avez la chance d’avoir un lieu de vie commune » tout en faisant un max de bruit pour les organisateurs.
 

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« Carpe Diem » se veut un duel guitare/Basse, les deux complices se toisant musicalement tandis qu’arrive un « Hors-la-loi » façon dub, tout le monde frappe des mains et le chanteur demande d’applaudir le son et la lumière tandis que la basse s’approche du public comme tenant un fusil sur le mot « révolutionnaire ». Cam sort qu’ « il y a plus d’escrocs en cravate que derrière les barreaux » et nous demande d’ « écouter notre cœur pour demain »  (le concert avait lieu la veille du 17/11, l’appel des Gilets Jaunes NDLR). Tandis que certains dans la salle crient « Hors-la-loi ».


« Vous en voulez une petite dernière ? ». Cela siffle dans la salle et il sort « 2 petites alors ». Et tandis qu’il commence « soyez ce que vous avez envie d’être, je ne suis pas rasta », envoie un pull up avant de redémarrer « mon bon droit ».  « On peut jumper ou non dans la diversité ? allleeeerr », Cam sait chauffer son monde. La foule reprend la chanson, et au jeu de Cam répond en se baissant et jumpant ensuite dans tous les sens pour mettre le feu à une salle déjà en ébullition. Cela transpire, on a oublié le temps qu’il fait dehors.
 

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Le set se termine par « Gaïa » ou l’artiste, tel un prêcheur clame « nous sommes tous enfants de Terre Mère ». La salle claque des mains en cadence comme un gros battement de cœur. Il demande alors un « max de love pour leur stand »  et juste avant de partir de scène, les 5 membres du groupe saluent de façon théâtrale la salle.

Pour sûr la température est montée de plusieurs degrés et n’est pas prête de redescendre avec les locaux. Petit rafraichissement obligé sous la musique diffusée de Clinton Fearon qui avait fait forte impression lors de son passage car l’entre deux-scène est ponctuée de ses morceaux avec cette voix si mélodieuse et facilement reconnaissable.

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Voix enregistrée, le mot – Line – brille de mille feux  pour l’ouverture du set de :

PAÏAKA

qui attaque sur le redoutable « what a World » et on sent tout de suite qu’ils jouent à domicile tels les rugbymen de l’ASM pour qui la foule et d’ores et déjà conquise. Un gros appui sur l’orgue tandis que les deux cuivres se mettent en avant pour jouer chacun leur tour leur partition.

Une batterie  très puissante se fait ressentir pour « Take it ». Spelim nous raconte qu’il est venu à pied à la salle, n’habitant pas très loin et comme il dit « on est à la maison ce soir, faites du bruit », riomois et autres autochtones n’en demandent pas plus pour s’agiter et montrer qu’ils soutiennent les locaux. Spelim secoue alors ses dreads, stoppe d’un coup le chant, cela crie, il redémarre de plus belle avant que le morceau soit décliné en Dub avec un T-Bass qui prend le devant de la scène et François le rejoint pour un face à face basse/guitare tandis que Bapt cogne dur, un vrai Mike Tyson de la batterie.
 

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Sur « Many faces » que Spelim annonce comme faisant partie du dernier album The line, la foule, connaisseuse, frappe des mains, tandis que sur la partie slamée, l’orgue et les cuivres se font plus présents.

« Tomorrow People », le chanteur demande que l’on frappe dans ses mains tandis que T-Bass ambiance dans une ligne de basse très puissante. Il demande alors un grand merci pour Kiki au saxophone qui part dans un solo étourdissant.
 

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S’en suit « Natural Heart » et un intro solo orgue pour « Another land », du dub dans la voix, avec solo trompette et skank orgue, avant que la chanson ne ralentisse et finisse en émotion palpable avec uniquement la voix et l’orgue.

Comme il l’explique, le morceau « What for » a été remixé par Jamie (trompette) avant de lancer « vous avez chaud ou quoi ? ». Guitare et basse se mettent en branle, avant d’être rejoints par la batterie et que le morceau ne parte en dub, le son est vraiment vibrant sur tous les murs de la salle, limite Drum & Bass party avant que François n’envoie une salve avec une guitare très haute et des cuivres obsessionnels. La température est quasi tropicale à la Puce à l’Oreille.

 

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Pour « Sweet & Cool », il nous dit « cette histoire parle de ma famille, de mes yeux et je suis heureux de la partager avec vous ce soir », avant de la chanter/rapper. François nous envoie un solo tandis que Clément à l’orgue nous décoche un son à la Flox, directeur artistique de leur dernier album.

Quand il lance « on s’est mis d’accord avec Ryon pour foutre le bordel à la Puce à l’Oreille », cela pousse des cris mais qui ne semblent pas suffisants à Spelim, puisqu’il intervient d’un « je suis sûr que vous avez plus que çà ! » qui engendre hurlements et sifflets à percer les tympans avant d’attaquer « puff » avec une intro rap, des battles trombone/trompette et un solo du batterie qui fait jumper la foule.
 

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Pour « right down the line », le chanteur demande à la salle s’ « il y a des amateurs de roots ce soir ? » sur un petit déhanché de Spelim dont il a le secret.

Comme il le dit « droit sur la ligne je marche, droit sur la ligne je cours, tic tac, comme la ligne de l’horizon, comme la ligne du temps » avant de regarder les lumières et de demander « qui a bien pu lui balancer sa serviette la-haut ». Les imprévus d’une foule déchainée avant qu’il ne demande si « on aime le rub-a-dub » pour une grosse force de frappe du batteur sur « the Voice » et que n’intervienne Guitou, le percussioniste qui prend la parole façon DJ dancehall avec un pur phrasé «  On balance les riddims à la mitraillette, nouvel album The line vas-y bouge la tête ; Yes au feeling t’inquiètes on fait vibrer le tarmac , tous unis , bien groupés Païaka passe à l’attaque » cela sonne bien, il nous demande si  « on est chaud à  la Puce à L’oreille » avec d’envoyer un « Zungguzungguguzungguzeng », digne du Dj phare des années 80, King Yellowman et de balancer les bras, mouvement que le public suit pour ambiancer la fin de chanson.
 

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Cela sonne comme un gros riddim avec une ligne de basse monstrueusement envoutante et enroulante, le « I am free ». Les lumières donnent un effet de ralenti  dans tous les mouvements de la salle et des musiciens en contraste avec la rapidité du morceau, un solo trompette jazzy intervenant au milieu de celui-ci et suivi peu après par un solo de percussion appuyé par les cymbales de Bapt donnant presque un morceau de transe genre La Petite Fumée pour les connaisseurs.

Sur « Old man say », tout le monde reprend d’une seule voix le « old man say, old man say, take the time to live, take the time to live » avant un pull up du chanteur et une orgue façon Flox. Vers la fin de chanson, le groupe sort de scène. Dans le noir Spelim reprend accapela « old man say » avant que les musiciens ne reviennent dans la lumière et sur le « take the time to live » cela jumpe sur scène comme dans le public pour une fin de chanson qui continue de faire transpirer. Ce qui continuera avec « for the words » où beaucoup sont comme montés sur ressort.

Si « Painter » démarre au ralenti avec un solo d’orgue proche des Doors (souvenez vous de « Light My Fire »), Spelim se tient la tête et lève les yeux au ciel comme si une force divine flottait au dessus de la scène. Le chanteur demande alors un grand merci à Clement aux claviers .
 

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Il nous demande ensuite si « il nous reste encore de l’énergie ce soir » pour entamer « Like the candle ». il part alors dans un phrasé plus dancehall, plus rapide que d’habitude tel un Bennie Man, avant de clamer « j’aimerai savoir si Riom et là ce soir ? on arrive à la fin, un max de bruit pour la Puce à l’Oreille, pour Pascal et Gaëlle au merchandesing, pour Toine au son et Sam à la lumière » suivi d’un « sortez vos portables et filmez ». Comme c’est un moment de partage et qu’ils sont devenus potes, Cam revient sur scène car comme ils le disent « la musique nous ressemble, elle nous rassemble ». Cam envoit un « freedom fighters ». La foule se met par terre avant de se relever pour sauter le plus haut possible. Le reggae de Païaka, c’est celà, énergique et énergisant. Le set se finira par un très joli « Crazy ».

Tandis que Clinton Fearon se fait plus discret pour accompagner la foule vers les stands, le bar ou la petite cour ‘fumeurs’, j’apprends qu’il y a eu environ 230 entrées, ce qui est fort bien pour la salle. Païaka et Ryon, un couplé gagnant !

Remerciements/ Dédicaces :

à Amélie et toute l’équipe de La Puce à l’Oreille d’avoir permis une telle soirée , ansi qu’au Collectif Flower Coast.

à Ryon (Cam, Manu, Djé, Flo, Niquo) et Païaka (Spelim, François, T-Bass, Bapt, Clement, Jamie, kiki et Guitoo) pour avoir donné le meilleur de vous-mêmes pour un concert de qualité et de quantité.

à Toine (Païaka) et Nico (Ryon) pour vos doigts magiques sur les consoles et nous envoyer le top des sons.

à Sam aux lumières, tu nous a ravi les yeux, à toi d’être dans la lumière à ton tour.

Aux stands de Ryon (Didi et Jen) et de Païaka (Pascal et Gaëlle), merci pour vos sourires et votre disponibilité, on sent les passionnés passionnants.

A Kaya «Chris Photo» mon binôme pour illustrer ma plume et à Morgan «Pixel Studio » pour son aide et ses photos aussi.


à ma famille, présente une fois de plus, le reggae est contagieux et tant mieux.

A Ludo Reggae et Zoa Roots, deux amoureux du bon son, toujours prêts à partager discussions et vibrations.

et au public qui a répondu présent.

Album complet Païaka par Chris Photo ici
Album complet Ryon par  Chris Photo ici

Album complet Morgan Pixel Studio ici

(c) photos tous droits réservés pour La Grosse Radio, Chris Photo et Morgan Pixel Studio



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