Em’Barque Festival – St Barthélémy (38) – 14.09.2019

Pour planter le décor, le Festival Em’barque s’était doté d’une scène extérieure jouxtant la yourte de l’APARDAP. Sur ce même plateau, se sont succédés des artistes aux caractères éclectiques, tous réunis dans le même élan de solidarité et de partage, ainsi que des spectacles tout public aux thèmes choisis.

Dans la salle aussi il s’est passé des choses. Des groupes aux lyrics conscients, des personnes investis dans le même esprit, celui de la fête et de la convivialité. Après une première soirée où se sont côtoyés rock, jazz, poésie et autres turbulences scéniques, retour sur une seconde soirée qui était un point d’orgue festif et rassembleur voulu et désiré par les organisateurs.

Tout commence donc sur la petite place attenante à la salle des fêtes avec Arash Sarkechik. Un spectacle qui s’est avéré gratuit et ouvert à tous. Ce chanteur multi instrumentiste est un artiste du vingt-et-unième siècle. Seul sur scène, cet artiste contemporain s’arme de sa guitare, ainsi que d’une machine, nous offrant un jazz hybride.

Arash Sarchechik

Sa musique est aussi porteuse de messages avec des textes remplis d’amour. Son timbre de voix un peu écorché, lui donne une certaine puissance enveloppée dans un lange de douceur. Son spectacle est une ode à la rêverie, un appel au bon sens, à la communion, ainsi qu’une invitation à le rejoindre sur son tapis volant à la découverte de son pays, l’Iran.

Arash Sarchechik

La suite se passe en indoor avec un public qui allait monter en température et qui finira par exulter, et ce dès les premières notes de Païaka. Et c’est un combo tout heureux de retrouver la scène ensemble. Spelim étant de retour après sa convalescence, c’était un plaisir de reprendre la route.

Païaka

La scène est leur élément. Nous les avions quittés un soir de Juillet du côté de la Drôme. Ce samedi soir, nous avons vu un groupe remonté, reboosté, l’envie de se retrouver et de poursuivre l’aventure ensemble, ce qui a eu pour effet de mettre la barre très haut, et ce en début de soirée.

Païaka

Païaka

Le level étant en position high, le public se devait d’être à la hauteur. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il avait répondu présent. Prêt à s’embraser aux moindres notes, réactif aux invocations lancées par Martin comme attentif à tout ce qui se passait sous leurs yeux.

Païaka

Leurs regards suivaient les déplacements et épiaient les jeux de scène, se gratifiant de sourire. “On Stage” les Clermontois ont vraiment donné leur pleine mesure pour un show puissant. A ceux qui ne les connaissaient pas encore, Martin, François, Khléman et toute la bande nous ont servi leur dernier album “The Line” sur un plateau, plaisant aux connaisseurs et attisant les oreilles des non initiés.

Païaka

Païaka Martin Spelim

Après un petit détour par l’extérieur, histoire de respirer un peu en appréciant la fanfare aux accents révolutionnaires mais néanmoins burlesques de Le Ré Grave, il était temps d’aller jeter un oeil à la suite du programme. Et nous allions encore voyager…

Un voyage transatlantique ce coup ci piloté par The Bongo Hop qui nous a amenés de manière électrique aux frontières des sons afro caribéens. Ce projet est une sorte de carnet de voyages, ramené des quatre coins du monde, nous rapportant toute la chaleur puisée là-bas.

Musicalement, c’est cuivré. Un croisement habile et audacieux de genres donnant naissance à un hybride mélodique. The Bongo Hop nous fait survoler la Colombie avant d’atterrir en Jamaïque faire le plein de bonnes vibrations aux sons du mento jusqu’aux frontières du rocksteady.

The Bongo Hop

Rajoutez à cela une bonne dose de groove, de la richesse et de la chaleur dans les voix. Ce soir là, c’était celle de la chanteuse Cindy Pooch et ses maracas. Comme un symbole de leur mixité musicale et même au delà.
Le public présent ne s’y est pas trompé et s’est laissé emporter, seul ou à deux dans une ambiance très “muy caliente ».

The Bongo Hop

C’est une tornade tropicale qui s’est abattue sur St Barthélémy, pour le plus grand bonheur de l’association Em’Barque et de toutes les personnes ravies d’avoir pu assister à des spectacles de qualité dans une ambiance des plus….chaleureuses.

Merci aux artistes présents sur ces deux soirs: Didier Super, Quand Sonne Mehdi, Feather Box, Tram des Balkans, Sviti, Arash Sarkechik, Païaka, Le Ré Grave, The Bongo Hop, James Stewart.
Un grand merci à Cédric, Bassat, et toute l’organisation pour leurs sourires et leur accueil chaleureux. On reviendra avec plaisir.
Enfin, un grand merci à ma Sev Irie (S.B Photos) pour ses prises de vue et sans qui rien ne serait pareil.



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