Les Gros Lives Reggae du Confinement #41

Eliasse - KA ZAMBWA


En cette période de confinement, sans concerts, sans ciné, sans bars et resto, chez nous, quoi, nous souhaitons vous offrir une sélection de vidéos live pour vous ambiancer devant vos ordi !
Chaque jour, une vidéo sera ajoutée dans cet article !
Bon confinement à toutes et à tous ! Faites pas les cons !

Amis artistes, nous attendons vos vidéos

Pour cette nouvelle journée de confinement en musique, c’est avec le chanteur Eliasse que nous faisons cette parenthèse musicale. Le chanteur natif des Comores nous interprète le titre " KA ZAMBWA " qui se traduit en français par le mot ' Indicible '. Le chanteur nous a fait parvenir la traduction du texte ce qui nous permet de comprendre un petit peu mieux son message.

 

Notre interview d'Eliasse à (re)voir ici
 

Son album Amani Way est sorti en octobre 2019.
Toujours disponible en cliquant ici

Eliasse
" KA ZAMBWA "
- Live at home -
 


" KA ZAMBWA "
- Traduction -

" Le désespoir m’emmène vers des rancœurs,
pas contre des amis, mais contre  ceux qui détruisent les Comores, et entre autres contre une mendicité éternelle (de l’État) sans aucun projet autour. Même la nouvelle génération sur laquelle notre espoir reposait, joue le même jeu.

Il paraît que « le soleil finit toujours par se coucher*»
Hélas le nôtre ne s’est pas couché depuis une éternité
Il paraît que le soleil finit toujours par se coucher
Hélas le nôtre ne s’est pas couché depuis une éternité
Il parait que les souffrances doivent être indicibles
Parce que cela concerne peut-être ton l’oncle, le beau-frère voire même le voisin
Il paraît que les souffrances doivent être indicibles même Quand l’éducation est inexistante
Il paraît que les souffrances doivent être indicibles
De toutes façons, Dieu viendra à notre secours, disent-ils
Il paraît que les souffrances doivent être indicibles

Et faut voir l’état de l’hôpital !
Tu flippes en y mettant les pieds
Tu ressors avec plus de maladies qu’à l’entrée
Malheur à celui qui n’a pas un rond
Et quand t’entends les discours politiques de nos imams dans les places publiques
Tu souhaites que ces paroles ne soient pas nos prisons dans l’au-delà et sur terre
Et on se dit musulmans ? Que Dieu nous Pardonne !

Il paraît que « le soleil finit toujours par se coucher »
Hélas le nôtre ne s’est pas couché depuis une éternité
Il paraît que le soleil finit toujours par se coucher
Hélas le nôtre ne s’est pas couché depuis une éternité
Il paraît que les souffrances doivent être indicibles
Parce que cela concerne peut-être l’oncle, le beau-frère voire même le voisin
Il paraît que les souffrances doivent être indicibles
Même si se nourrir devient compliqué
De toutes façons, Dieu viendra à notre secours, disent-ils
Il paraît que les souffrances doivent être indicibles
Et quand tu vois cette société de soif et d’obscurité.
Elle te fout la rage.
Elle tue les petites entreprises donc l’économie du pays
Malheur à celui qui n’a pas un rond …."

*vient du proverbe comorien : le soleil qui brille finit toujours par se coucher / l’espoir que la roue tourne et que le système change mais hélas ..
 



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