Stick Figure – Burial Ground

Un oasis de tranquillité ! Voilà l’expression qui résume les 14 titres que nous offre Stick Figure avec son nouvel album Burial Ground, sorti le 12 Juin 2012. Album encore plus plaisant lorsqu’on sait que toutes les pistes sont composées de l’enregistrement de chaque instrument séparément, superposés les un aux autres pour obtenir un résultat fluide et rigoureux. Impressionnant me diriez-vous ! Et oui toute la particularité de Stick Figure réside dans ce paradoxe : ce n’est pas vraiment un groupe, mais plutôt un artiste unique, Scott Woodruff, jeune homme passionné de Duxbery et plein de talents qui écrit, enregistre et produit lui-même ses chansons. Pourtant depuis que ce raggae-man a déménagé vers le sud de la Californie et qu’il s’est entouré de trois excellents musiciens : Todd Smith à la batterie, Brendan Dane à la basse et Kevin Bong au synthé pour assurer les lives, le groupe a prit une nouvelle dimension. En repoussant ses limites musicales pour pencher vers un mélange de roots optimiste et de dub hypnotique unique en son genre mais toujours fidèle au son StIck Figure d’origine.

Après 5 albums déjà incroyables, celui-ci sonne comme l’apothéose des capacités musicales et d’innovation du cerveau de «l’homme orchestre» Scott Woodruff. En effet, il comporte plus de couches, dont des effets dub lourd hallucinants pour une performance instrumentale jamais égalée par le quatuor jusqu’à ce jour, ainsi qu’une complexité lyrique à la fois poétique et apaisante. L’attention portée aux détails est aussi non négligeable sur cette galette, c’est dans ce but qu’une star du reggae et un ami de longue date font une apparition vocale sur deux pistes, j’ai nommé Half Pint et TJ O’Neill. Des sons venus d’ailleurs donc, qui propulsent l’auditeur dans un monde parallèle, une sorte de bulle où paix, nature et amour sont les maîtres mots. 

 


Scott Woodruff

 


La musique en elle-même est tellement riche que le groupe de gais lurons se permet même une track sans parole. Avec « Dreamland » c’est un voyage dans la douceur et l’harmonie qui est offert au public avec toujours quelques effets dub qui contribuent au côté moderne des chansons.

Autre track remarquable : « Breathe ». Un son cristallin, enfantin et ultra dansant mêlé à la voix berçante du chanteur qui nous promet que quand ça n’ira pas, il sera toujours là. A remuer la tête au rythme de la douce cadence des percussions on deviendrait presque addict, parce que Stick Figure c’est aussi ça : un grand bol d’air frais à l’heure où le pessimisme général est de mise.
  
Mais ne croyez pas à une œuvre naïve, le titre « Just another dream » se chargera de vous ramener sur Terre. En effet, à l’écoute des premières notes on croirait presque à une ballade rock jusqu’à ce que les éléments propres au reggae résonnent dans notre esprit.  Plus mélancolique et nonchalante, cette musique aborde  rêves déchus et désillusions.

Enfin, on soulignera aussi le trés posé « Burial Ground » avec ses arrangements terribles qui crée un moment de rupture avec la réalité pour remonter aux sources du reggae.

Ne reste plus qu’à mieux canaliser leurs prestations et montrer plus d’émotion et de passion à travers le chant pour que Stick Figure ravisse l’opinion générale.

Bonne écoute ! 



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