Entretien avec Frédéric Coux, Organisateur du festival des Voix Sonneuses

À quelques semaines de son édition 2026, le festival Les Voix Sonneuses s’apprête à accueillir sa plus grosse affluence depuis sa création. Fidèle à son univers festif et populaire, l’événement ariégeois continue de défendre une programmation mêlant groupes emblématiques de la scène alternative française, découvertes locales et ambiance conviviale au cœur de Saverdun. Entre jauge presque atteinte, arrivée du cashless, bénévolat, ancrage local et programmation déjantée portée notamment par Ludwig Von 88, La Rue Kétanou, Les Croquants ou les Ogres de Barback , Fred Coux revient avec nous sur les coulisses et les ambitions de cette nouvelle édition "du plus grand des petits festivals"...

Comment tu présenterais le festival des Voix Sonneuses pour quelqu'un qui ne connaît pas encore le festival ?

Eh bien, je te dirais que c’est le plus grand des petits festivals, comme on se plaît à le dire ! (rires) C’est un festival à taille humaine qui veut rester dans une approche familiale et festive. On ne veut pas devenir une grosse machine.

Ça fait combien de temps que tu es à la tête des Voix Sonneuses ?

6 ans. C’était avant le COVID. J’avais eu le nez fin de reprendre un festival à ce moment-là ! (rires). J’ai pris la relève d’une ancienne association qui avait créé l’événement. J’ai repris le truc fin 2019.

Est-ce que ta ligne directrice est toujours la même depuis 2019 ?

Oui même si elle évoluera avec le temps, forcément. Je parle notamment au niveau de la programmation. Il y a des groupes qu’on ne voit pas trop maintenant que je compte faire venir dans 2 ans. Mais bon, en ce qui concerne le festival lui-même, tout marche bien donc je ne vois pas pourquoi on devrait changer quelque chose. Et puis il y a une bonne ambiance. Les bénévoles s’amusent beaucoup même s'il y a beaucoup de taf à la buvette ou aux entrées. Ils ont toujours le sourire, ça fait des blagues…

Ce qui me plaît, c’est que depuis 2019, je vois les gens sourire dans cet évènement. Et d’année en année, il y a moins d’avis négatifs sur les réseaux sociaux. Et même s’il y aura toujours des haters pour te dire que la bière est trop chère au milieu de tout ça, on les écoute quand même pour rectifier le tir si nécessaire.

Depuis quelques temps il n’y a quasiment plus de critiques et beaucoup plus de compliments ou de gens qui disent vouloir revenir l’année prochaine. Quand on a ouvert la billetterie en septembre, on avait vendu une centaine de places alors même qu’on n’avait pas annoncé la programmation. Il y a des gens qui commencent leurs vacances d’été en Ariège avec les Voix Sonneuses.

Et puis le petit secret des Voix Sonneuses, c’est la cuisine à l'arrière. C’est convivial et on y mange super bien. On a un chef cuisiner, Fred, qui fait à manger avec des produits locaux tous les jours. Tous les matins, dès 6 heures, il commence à faire des petits plats.

Le truc c'est que les artistes, les bénévoles, les techniciens, ils mangent tous ensemble. Tout le monde est assis à table et ça, c'est super important qu’il y ait cette convivialité-là. Il y a les cuisiniers qui font à manger devant toi, tout le monde parle ensemble, c’est vraiment cool. Et puis quand le bénévole va faire une pause, il fait une vraie pause agréable. Il peut manger avec des musiciens, c’est super ! Et tout ça, ça crée du lien entre tout le monde…

Le festival est désormais bien installé dans le paysage estival du Sud-Ouest. C'est quoi qui fait sa singularité, selon toi ?

C’est un festival qui est en plein centre-ville de Saverdun. On ne peut pas pousser les murs, on va dire…Et d’autre part, on n’est pas une structure éphémère, on reste dans l’endroit où les gens jouent aux boules toute l’année, là il y a la fête du village. On s'inscrit vraiment dans Saverdun. Après, ce qui nous permet d’attirer beaucoup de monde, c'est qu’on tient à ce que le festival soit gratuit pour les moins de 15 ans. À partir de là, on a énormément de familles qui viennent.

Ce matin, j'ai regardé les préventes et il y a 900 billets (gratuits) de moins de 15 ans qui ont été pris. Donc, cette année, on aura plus de 1 000 jeunes de moins de 15 ans sur le site... Forcément, ils ne viennent pas tout seuls. Ils seront avec leurs parents et du coup, plus il y a d'enfants et de familles, plus l’ambiance sera bonne et détendue car tout le monde fait attention à tout le monde.

En quoi le fait que le festival soit à taille humaine influence ta manière de l’organiser ?

Moi, je suis quelqu'un de très fidèle dans les orgas, que ce soit pour la logistique, la technique, le graphisme. Quand tout se passe bien, il n’y a aucune raison de changer une équipe qui gagne. Je connais le nom de chaque bénévole et c’est quelque chose qui me tient à cœur.

D’année en année, on est très efficace car on travaille toujours avec les mêmes personnes qui connaissent le festival, qui savent comment on fonctionne. Chacun se connaît, chacun connaît ses défauts, ses qualités, ce qui permet d’avoir une organisation plus fluide tous les ans. Par exemple, l'année dernière, on est arrivé le mercredi sur site et le jeudi on avait terminé de tout installer. Tout le monde se connaît, donc on ne tergiverse pas. Bien sûr, il y a toujours des petites nouveautés à prendre en compte, mais elles sont vite réglées.

C'est une affaire qui roule entre tous les acteurs du festival, des bénévoles, jusqu'aux employés des services de la mairie. L'année dernière, par exemple, quand je suis arrivé sur site le mercredi, il y avait déjà tout l'éclairage qui avait été mis en place par les employés de la mairie sans que j’ai eu besoin de leur demander. Donc, tout est bien rôdé. C’est un gain de temps non négligeable car ça permet de pouvoir s’occuper d'autre chose, si besoin.

J'ai vu sur le site de la mairie de Saverdun que vous étiez en recherche de plus de bénévoles. Pourquoi ?

Les années passées, les bénévoles arrivaient à tenir la cadence dans le festival, mais pour 2026, on va avoir plus de monde au moins 2000 personnes de plus que l’année dernière. Je me suis dit que ce serait pas mal de renforcer les entrées, la buvette et les caisses. Ça permettra à chacun de pouvoir prendre des pauses et de ne pas travailler à flux tendu sur le festival car ce sera l'édition la plus chargée.

C’est une bonne chose !

Oui ! Sauf catastrophe imprévue, on va arriver au maximum de notre jauge et on ne veut pas la dépasser. Il y aura donc peut-être des axes d’amélioration dans l’orga cette année du fait de la foule, mais on fera au mieux !

On sait que pour cette édition, la billetterie sera complète, je pense, en juin et qu’il n'y aura pas de billetterie sur place. On sera au maximum de nos capacités.

Quel regard tu portes sur l'édition 2025 en termes de fréquentation et d'ambiance ?

Au niveau de la fréquentation, on était comme l'année d'avant, c’est-à-dire à peu près 4 000 personnes par soir. Au niveau de l’ambiance, je te dirais que c’est comme d'habitude : tout se passe bien. On a les secours, la sécurité… mais ils n'ont pas grand-chose à faire ! (rires) Les gens s’amusent en toute bienveillance, c’est très jovial, il y a beaucoup de sourires.

Depuis quelques temps, il y a même des enterrements de vie de jeune fille ou de garçons qui se font sur site. Ça, c'est la preuve qu’on commence un peu à parler d'amour et qu’il y a une excellente ambiance. L’année dernière, on a vendu plusieurs fois 10 places d’un coup, donc les gens viennent vraiment pour s'amuser pendant deux jours.

De ton côté, tu as senti qu'il y avait une évolution du public entre les habitués et les nouveaux festivaliers ?

Vu la programmation, on ne va pas se mentir : les festivaliers ont clairement plus de 35 ans ! (rires) Mais l’année dernière, j’ai trouvé qu’il y avait plus de jeunes. Je pense qu’il y a de la curiosité de la part d’un public plus jeune pour découvrir les groupes qu’on propose et puis vu les prix qu’on pratique, ce n'est pas une ruine de venir aux Voix Sonneuses.

Le festival se situe en Ariège, dans un milieu plutôt rural (même si Saverdun est une ville d’environ 3000 habitants). Est-ce que ça te met un peu la pression pour mettre en place la programmation ? Certains festivals locaux ariégeois, ont récemment pris un sacré coup dans l'aile, notamment Terre de Couleurs...

Oui, j’ai vu que le festival Terre de Couleurs avait jeté l’éponge cette année. Ils ont eu plusieurs problèmes et n’ont vraiment pas eu de chance, notamment sur le fait que le site sur lequel se déroulait le festival n’est maintenant plus autorisé. Après, il y a aussi peut-être eu quelques mauvais choix peut-être de programmation, mais ça, ça arrive à tout le monde. Moi, j'en ai eu aussi lors des premières éditions… Ce n'est pas une entreprise sans surprise !

La programmation d’un festival est évidemment toujours un stress.  Je suis quelqu’un qui cherche toujours à anticiper, c'est-à-dire que là, j'ai déjà la programmation de 2027 qui me trotte dans la tête ! (rires). Et le fait d’avoir en tête les groupes que tu veux mettre sur ton affiche presque 2 ans en avance peut te permettre d'éviter des erreurs et te donner le temps de retourner pour changer ton fusil d’épaule, si besoin…

Pour ma part, j'essaie d'anticiper au maximum. Bon, pour cette année, le projet commun La Rue Kétanou et les Ogres de Barback - que je cherchais à faire jouer depuis 5 ou 6 ans - ne font plus que 12 dates en France avant de s’arrêter donc je sais que ça va attirer du monde. À force de ténacité - et par mon côté têtu légendaire -, j’ai réussi à les avoir sur notre festival. Et puis ça colle bien avec des groupes comme Les Croquants ou Picon Mon Amour, toute cette bande Festejaïres [fêtards en Occitan – NDR]. Ça va être une bande de copains qui vont jouer ensemble !

Ensuite, j’ai fait le pari de faire jouer JoeyStarr cette année. Parce que j’avais envie de changer un peu et de rentrer dans la culture urbaine. C’est un grand nom de ce genre de musique, quand même. Qu'on aime ou qu'on n'aime pas, qu'il n'y a pas grand monde qui ne connaît pas JoeyStarr.

J'ai cru comprendre que tu avais essuyé quelques critiques à l’annonce de JoeyStarr

Oui c’est vrai.  C’est quelqu'un qui ne laisse pas indifférent. Au fil de sa carrière, il s'est passé effectivement pas mal de choses… On est quand même assez punk rock au sein des Voix Sonneuses, et s’il y a avait un punk au sein du hip-hop français, ça serait bien JoeyStarr !

Moi, j'aime bien les gens qui ne sont pas lisses. Je n'aime pas non plus trop ce qui passe à la radio, tout ce qui est aseptisé, tu vois ? J’aime quand il y a de la personnalité. Et là, il va y en avoir… et en plus il n’y aura pas d'autotune ! (rires) Il n'y aura jamais d'autotune aux Voix Sonneuses. C’est ma seule barrière musicale…

Qu'est-ce qui t'avait le plus marqué ou satisfait sur l'édition passée ?

L'année dernière, je trouve qu'il y a eu beaucoup de qualité musicale. Je pense notamment au backing band d’Amy Winehouse qui était au top ou à l’énergie de No One Is Innocent. Elmer Food Beat a aussi bien joué sa partie… Ce qui est d’ailleurs à noter c’est que tout le groupe était en bord de scène lorsque les filles de Pussy Miel ont joué. Ils ont adoré ce qu’elles faisaient ! Ils ont d’ailleurs tellement aimé qu’ils ont invité Pussy Miel à jouer avec eux à Paris à la Cigale en mars dernier.

J’ai essuyé quelques critiques l’année dernière quand j’ai programmé Elmer Food Beat, mais au final, ils se sont super bien entendus avec Pussy Miel et je trouve ça génial que grâce aux Voix Sonneuses, un jeune groupe de femmes puisse faire des dates avec ces vieux briscards !

À l'inverse, est-ce que tu as pu identifier des axes d'amélioration sur l'édition précédente ?

Alors, on a identifié des axes d’amélioration pour le paiement afin d’essayer de fluidifier tout ça. Cette année, on mettra des bracelets avec du cashless, où les gens pourront, dès le mois de mai, créditer leur cashless. Il n'y aura donc plus d’échange de jetons. Les festivaliers pourront même payer et recharger avec leurs téléphones ou bien en carte ou en liquide. Ça va donc fluidifier les caisses.

De même, on va essayer de fluidifier au niveau des entrées, pour que les gens attendent le moins possible.

Comme il va y avoir plus de monde, on va aussi rajouter un bloc WC et des douches au camping de façon à rendre la vie du festivalier plus agréable.

On va aussi agrandir un peu le site sur des côtés, là où il y a des espaces verts qu'on n'exploitait pas. On va y mettre le marché artisanal et les food-trucks pour gagner un peu de place.

Est-ce qu'il y a certaines décisions que tu as prises en amont qui ont particulièrement bien fonctionné ?

Comme je te disais, tout roule. Pour en revenir à la mairie, il y a même un agent qui est d’astreinte pour l’électricité, tu vois. Je n’ai rien contre Enedis, mais je pense que si on bossait avec eux, ça serait plus compliqué. Là, en cas de problème, j’appelle quelqu’un sur sa ligne directe et c’est vite réglé.

Je pense que cette année ce sera le vrai test pour les Voix Sonneuses car on sera au maximum de notre jauge suite à l’agrandissement de nos capacités définitives.

Mais je vais volontairement bloquer les ventes bientôt. En théorie, d’un point de vue sécurité, on peut monter jusqu’à 9 000 personnes, mais ça serait n'importe quoi. Pour moi, le but, c'est que les gens aient de l’espace, qu'ils puissent s'asseoir dans l’herbe, se balader…

On n’est pas là pour faire du pognon, ce n'est pas le but, même si on n’est pas là pour en perdre non plus ! Le but, c'est que les gens soient bien sur site, qu’ils soient heureux d’être aux Voix Sonneuses

Mais je ne me fais pas trop de soucis. On a de bonnes équipes et puis, on a tout renforcé en conséquence pour la sécu, les entrées, etc.

Et au niveau local ?

Depuis toujours on cherche à faire travailler l’économie locale (les hôtels pour les artistes, les gîtes pour héberger les techniciens, …). Il ne doit plus y avoir un Airbnb de libre dans toute la basse Ariège ! (rires)

Le 4 juillet, il y aura 6 000 ou 6 500 festivaliers sur une ville de 3000 habitants. Ça va faire marcher le commerce local. Et puis, les commerçants jouent aussi le jeu. Il y a un bar qui va organiser des concerts le midi dans le cadre d’un brunch. Les festivaliers vont pouvoir se balader en ville, découvrir des choses, écouter de la musique et manger ou boire un coup avant de revenir au festival.

Petite projection de 2026. On arrive presque dans la dernière ligne droite. Dans quel état d'esprit tu es ?

Je dois avouer que je suis très serein sur les places. Ce n'était pas le cas quand j'ai repris le festival il y a quelques années en 2020 !

On a toutes les équipes en place, les fiches techniques sont prêtes, tout est loué… la bouffe est presque en train de cuire ! (rires). Il faut que les dieux de la météo soient avec nous. Et puis, tout sera parfait !

Au niveau de la programmation, il y a des noms connus comme Ludwig Von 88, La Rue Kétanou, Les Ogres de Barback, JoeyStarr, mais il y a aussi des découvertes, notamment avec Drum.D ou Groumpf. Tu mets un point d’honneur à toujours mettre des nouveaux groupes ?

Oui ! Drum.D, c’est un artiste local de Foix qui est très bon avec un flow très rapide. C'est vraiment très cool. Pour info, c'est l'ancien batteur de La Petite Fumée. C’est un gros bosseur, un gars qui travaille toujours à fond sa rythmique, c'est à découvrir. Vraiment. C'est un style de musique bien à part mais c'est très qualitatif.

On essaye toujours de mettre de nouveaux artistes ariégeois en avant aux côtés d’artistes reconnus comme Ludwig, par exemple. Pouvoir mélanger ces nouveaux artistes avec des musiciens aguerris sur une même scène c’est génial. Je trouve que c’est un très joli truc.

Il y a quelques temps, tu avais mis en place un tremplin pour permettre à des nouveaux groupes de jouer aux Voix Sonneuses. Ce n’est plus le cas ?

Non, car ça avait été très compliqué de gérer tout ça. On avait reçu il y a 2 ans plus de 300 demandes et à la fin, tu n'arrives plus vraiment à savoir ce que tu écoutes. On est une toute petite équipe. En effet, on est 3 ou 4 pour tout écouter et puis pour organiser un live à l’issue des écoutes. En plus, c’était pendant les années où on n'avait pas forcément beaucoup rempli le festival donc on n'avait pas une trésorerie énorme pour organiser un live, c’est-à-dire louer la salle, la technique, …

Ça coûte un peu de sous de mettre en place un tremplin. Mais je pense que si ça va mieux, cette année, on arrivera quand même à avoir une petite trésorerie pour organiser un nouveau tremplin l'année prochaine.

On organisera ça sur d'autres bases avec des nouveaux critères parce que sinon, on reçoit trop de demandes. La dernière fois, j’ai reçu trop de demandes et il y avait de tout. Il y avait des trucs chouettes, mais aussi des vidéos de la maman qui filme son fils qui fait de la guitare depuis 2 ans, etc. C'était un peu compliqué de tout écouter. Mais cette idée de tremplin, c'est un truc que je garde de côté.

Comme à son habitude, le festival est engagé dans une démarche éco-responsable. Oui, Comment ça se passe en pratique ?

On fait attention à tout ça. On fait attention à l'eau, on fait attention au recyclage. On est partenaire avec le groupe Paprec, c’est un acteur majeur de la gestion des déchets. Ils nous fournissent des conteneurs – qui sont jolis d’ailleurs – et ce sont eux qui se chargent de trier tout ce qu’il y a dedans chez eux, sur leur site de tri. Donc déjà, on sait que tous nos déchets sont triés.

Pour les WC, ils sont tous à économie d'eau. Et pour les bénévoles, cette année, on va leur donner des gourdes nominatives à chacun pour éviter de boire dans des bouteilles d'eau en plastique, de les jeter, de ne pas les finir, etc.

Ce sont de petites choses, des petites étapes qui prennent en compte l’environnement et la nature.

Tu m'avais toujours dit que tu ne voulais pas faire grossir le festival. Or, pour 2026 tu commences à prendre les espaces verts sur le côté du festival…

Oui, ce sont des endroits qu’on fermait mais que je me gardais sous le coude. Il y a un petit espace vers la droite de l’entrée près du terrain de tennis, puis il y a les travées des terrains pétanque. Je m'étais dit que si jamais un jour, on arrivait au max de la jauge, on ouvrirait ces espaces pour que les festivaliers soient à l’aise. Par contre, là, c’est la limite, on n’ira pas plus loin car ce n’est plus possible. Et on ne changera pas d’endroit non plus, on restera dans le centre-ville de Saverdun.

Dernière question : si tu devais résumer l'édition de 2026 en une promesse faite au public, ça serait quoi ?

Du bonheur et de la fête au regard de la programmation. Parce que là, il n'y a que du festif. Et même pour JoeyStarr, quand il va se donner à fond sur scène, ça va bouger de partout !

Ce sera pareil avec Les Petits-Fils de Jeannine qui est un groupe à découvrir absolument, avec Picon Mon Amour ou bien avec Les Croquants… Cette année sera complètement déjantée, notamment avec Groumpf qui mixe de l’électro et de la musette ! (rires)

Ça va être fou car tous ces groupes se connaissent déjà, ils ont joué ensemble un petit peu partout, ça va être la grosse fête !



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