Frank Carter & The Rattlesnakes au Hellfest 2024 : Le punk n’est pas mort

Frank Carter & The Rattlesnakes - Jeudi 27 juin - Mainstage 2 - 16h

S'il y a bien un groupe qui commence à devenir un classique de festival d'année en année, c'est forcément Frank Carter & The Rattlesnakes. Accompagné comme toujours de son groupe, l'artiste britannique et son punk rock modernisé devient une valeur sûre. D'autant plus vu l'ambiance qu'il peut mettre dans la fosse à chaque concert. Il est d'ailleurs inconcevable d'imaginer un concert du Britannique sans quelques moments un peu fou dans le public. Récit d'un concert vécu au plus près de la fosse. 

Frank Carter, s'il est là pour faire le show, en profite aussi pour nous présenter son nouvel album, Dark Rainbow, sorti en début d'année. Alors que le frontman fait son apparition, le groupe débute le set par une intro un peu pop romantique sur “Take me Home. Un “Good Evening Hellfest”, déjà bien énervé et qui présage déjà du niveau d’énergie habituel dont Frank Carter va faire preuve sur scène. Le riff du morceau est d’ailleurs tout à fait emblématique et nous rappelle quelque peu les Royal Blood qui vont jouer un peu plus tard dans la journée. Mention spéciale au guitariste Dean Richardson. Avec sa guitare Telecaster, le musicien apporte en effet une dimension supplémentaire au live grâce à ses effets qui sonnent encore plus rock que sur les albums.

Crédit photo : Sara Jisr/@GroovyMochi 

Impossible de ne pas parler du style de Frank Carter. Tout tatoué et arborant des lunettes de soleil blanches éclatantes, il porte un t-shirt noir du groupe G.L.O.S.S (groupe de punk hardcore qui se définissait comme "trans-féministe"), qui souligne son côté rebelle. En début de concert, il porte aussi une veste de costume, ajoutant une touche de classe et de sophistication à son ensemble. Car oui, à l'image de sa musique, Frank crée un contraste intéressant entre le formel et l'informel. Ou l'art d'allier le classique au punk.

Avec un “Excusez-moi très poli" pour passer dans la fosse, Frank ne perd décidément pas son temps, et commence à chanter au milieu du public dès le deuxième morceau, “Self Love”. Une chanson plus classique de son répertoire, plus rock et percutante. Il en faut peu au personnage pour déjà mettre le feu dans la foule. Frank décide alors calmement de monter sur des membres du public et de finir le morceau porté par la foule.

Crédit photo : Sara Jisr/@GroovyMochi 

Sur "Wildflowers", Frank Carter demande d’ouvrir le pit, pour laisser place à un mosh pit pour les filles seulement ! Un moment devenu un classique du groupe, et pour lequel Frank a d’ailleurs fait parfois interrompre le concert si jamais un gars venait à se glisser dedans ! C'est l'heure du "Safe Moshpit" !

Crédit photo : Sara Jisr/@GroovyMochi 

Et si vous n'en aviez pas assez, Frank s'ennuie déjà sûrement un peu d'être revenu sur scène. Il retourne alors dans la fosse pour lancer un énorme circle pit dans lequel il reste pour y chanter "The Drugs". Avec son ambiance très punk, c'est assurément un morceau dont on se souviendra.

Crédit photo : Sara Jisr @ GroovyMochi

You are in the best festival in the world”, Frank sait y faire pour séduire l’auditoire. D’un autre côté, vu l’ambiance dans la fosse, on peut penser que le chanteur est bien sincère. Il faut dire que le show est surtout l'occasion de faire la fête avec des chansons punk rock bien mélodiques et dansantes. Notons notamment le côté parfois un peu électro de certains morceaux comme à la fin de "My Town". C'est alors que le groupe décide de jouer "Crowbar", un morceau devenu classique du groupe sur son album End Of Suffering. Sûrement un de ses meilleurs pour ses influences à la Arctic Monkeys version très punk rock. Mais par rapport aux Arctic, la dimension show et punk du bonhomme devant nous est sans égal. Quelle énergie ! Alors que Frank Carter termine son show en beauté sur "I Hate You", un classique du groupe, qu'il ne faut évidemment "pas prendre personnellement".

Le groupe assure qu'il nous laisse entre de bonnes mains, celles de Royal Blood. Cela semble normal de le mentionner vu l'influence de ce dernier dans les compositions du Britannique. Et quelle énergie ! Frank Carter, qui n'est pas forcément le plus metal de la programmation, a sûrement été un des sets avec le plus d'ambiance du festival.

Crédit photo : Sara Jisr/@GroovyMochi 

Setlist

Can I Take You Home
Self Love
Wild Flowers
Kitty Sucker
Devil Inside Me
The Drugs
Brambles
My Town
Crowbar
Man of the Hour
I Hate You

Crédit photos : Sara Jisr/@GroovyMochi 
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