Pauric O’Meara et Postcode au Dublin Castle (Londres) 27/01/2026

27 janvier 2026, 20h30. La nuit est tombée depuis un moment déjà sur Londres. En arpentant les rues de Camden, toujours animées, difficile de ne pas croiser les fantômes qui les hantent encore, Bowie, The Clash, Amy Winehouse… Mais trêve de rêveries ce soir, c’est concert.

Direction The Dublin Castle, pub emblématique du quartier et véritable institution de la scène londonienne. L’endroit fait partie des rares lieux à programmer des concerts presque quotidiennement et il est surtout chargé d’histoire. Muse, Oasis, Madness, Blur ou encore Stereophonics font partie des nombreux groupes passés par cette scène minuscule, à peine plus grande que l’espace nécessaire pour installer une batterie. Ces quelques mètres carrés représentent un véritable morceau de l’histoire du rock britannique.

Ici, l’authenticité est totale. Les amplis sont surélevés à l’aide de vieilles caisses de bière et la proximité avec les musiciens transforme la soirée en un moment résolument intimiste. De plus, la jauge de spectateurs est loin d'être critique.

La soirée débute avec Pauric O’Meara, chanteur-compositeur irlandais, accompagné de musiciens. Malgré un volume sonore un peu élevé pour la taille réduite de la salle, le son reste équilibré et chaque instrument trouve sa place. En fermant les yeux, la voix évoque par moments le timbre de Gary Lightbody, dans une approche mélodique et posée, parfaitement intégrée à l’ensemble. La configuration, composée de deux guitares et d’un batteur sans basse, est simple et efficace. L’exécution est solide, carrée, sans fausses notes, et les morceaux apparaissent bien maîtrisés.

L’ambiance reste feutrée et confidentielle. Le chanteur ne se démonte pas pour autant, plaisante volontiers et partage quelques anecdotes sur l’écriture de ses chansons. Le set, d’une quarantaine de minutes, est sincère et livré avec la même implication malgré la faible affluence.

À écouter : "Together Tonight"; "Forget His Name"; "Still Feel Young"

La soirée se poursuit avec Postcode, groupe espagnol de pop-rock venu de Tenerife. Musicalement très en place, le groupe affiche aussi un professionnalisme évident. La voix du chanteur rappelle celle d’Ed Sheeran cette fois, dans un registre principalement pop-rock, enrichi par une formation complète.
Les musiciens prennent le temps d’échanger avec le public. Le chanteur raconte la genèse de ses morceaux tandis que le bassiste glisse quelques anecdotes sur la vie du groupe.

Postcode alterne intelligemment entre passages plus calmes et moments plus énergiques. Le public, peu nombreux mais attentif, écoute avec concentration et se laisse porter par le rythme. Le concert dure environ une heure sans temps mort.

À écouter : "Dancing All Night Long"; "Come With Me Tonight"; "Hold my hand"

Cette soirée au Dublin Castle rappelle que ce n’est ni la taille d’une scène ni le nombre de spectateurs qui font l’intensité d’un concert, mais bien l’engagement des artistes et la sincérité du moment. Dans ce pub emblématique, la musique continue de s’écrire au plus près du public.

Crédits photos : Antoine.S



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