The Courettes are Back… In Mono ! La claque garage de 2021 !

Back In Mono ! Tout est dit dans le titre. Ce troisième opus des Courettes, et aussi le premier pour leur nouveau label Damaged Goods, est porteur de très belles promesses tant les deux premiers ont conquis le cœur des fans de garage sixties. Avec cet album compilant quelques cinq titres sortis précédemment en single et neuf nouvelles compos, le duo brazilo-danois qui a su s’imposer par sa simplicité, son efficacité et son authenticité à travers deux premiers longs formats remet le couvert. Penchons-nous donc sur cette troisième livraison…

Le groupe nous a déjà appâté de fort belle manière avec quelques singles dont le « Want You! Like A Cigarette ». Toujours ces mélodies imparables et cette alchimie qui se ressent dès les premiers riffs et les premiers coups de caisse claire. Flavia et Martin respirent la simplicité et la joie de vivre et cela transparaît dans leur musique.

En face B de ce premier single chez Damaged Good, “Night Time (The Boy Of Mine)” est une pure pépite sixties revival. Les Courettes y rajoutent quelques nappes de claviers qui font encore plus ressortir la fuzz de la guitare de Flavia. Une très belle réussite.

Au rayon des choses déjà connues, on va aussi retrouver « I Can Hardly Wait », single de Noël déjà publié sur un split EP chez Crunchy Frog avec un titre de leur grand copain Kim Kix de Powersolo en face B. Ce « I Can Hardly Wait » est totalement jouissif. Un titre qui aurait pu figurer sur l’album de Noël de Phil Spector si les Courettes avaient vu le jour un demi-siècle plus tôt.

Et on continue en terrain connu avec ce « Hop The Twig », deuxième single sorti il y a quelques mois toujours chez Damaged Goods, en même temps que les rééditions des deux premiers albums (si vous n’aviez pas pu vous les procurer à l’époque, voila une belle occasion de rattraper le coup, elles sont magnifiques). Un titre excellent avec une utilisation de la fuzz surmaitrisée pour une efficacité maximale ! Pour la petite histoire, un morceau sur le COVID, « Hop The Twig » signifiant en argot british passer l’arme à gauche.

Encore un titre connu, déjà sorti sur le label portugais Groovie Records, « Too Late To Say I’m Sorry » est une parfaite illustration du culte voué à Phil Spector par le duo brésilo-danois. On se croirait replongé dans le Wall Of Sound des sixties du célèbre producteur. Bienvenue dans l’univers des Courettes. J’ai l’impression d’entendre les Dixie Cups et leur « Chapel Of Love ». Génial !

Et si l’on se penche sur les nouveaux titres, on a aussi de très belles surprises comme le futur single « Ringo ». Pour ceux qui ne l’auraient pas encore noté, on ne peut plus vous le cacher, les Courettes sont fans des Beatles ! Et puis, il faut rajouter que le côté pop de « Ringo » n’a rien a envier au plus belles réussite de l’immense gang liverpuldien ! On notera au passage la qualité des pochettes qui sont comme très souvent l’œuvre de Martin lui-même.

« Won’t Let You Go » est accrocheur à souhait ! Un coté pop avec des chœurs superbes. Pas besoin de plus de deux minutes, comme d’ailleurs sur la majorité des titres de l’album, pour filer une claque magistrale aux auditeurs. Won’t Let You Go ??? No problem, on ne veux pas partir ! Encore !

Et puis ce “Edge Of My Nerves” ! Ca c’est du rock garage revival ! Sûr que Rudi Protrudi des Fuzztones validerait ça sans problème ! C’est puissant ! Ca va à 200 à l’heure et ça embarque tout sur son passage. Flavia hurle, s’époumone pour notre plus grand plaisir tandis que Martin martèle ! Du bon vieux rock ‘n’ roll.

« Trash Can Honey » est encore un single en puissance. Ça rappelle la fureur des Who sur « Can’t Explain » ou « Anyway Anyhow Anywhere »… C’est super addictif ! Le titre vous traverse le crâne, les chœurs sont imparables. On a immédiatement envie de rejoindre le combo sur scène.

The Courettes - Back In Mono

Des titre commes « Hey Boy » ou « Misfits & Freaks » renvoient aussi vers les girls groups si cher au label Tamla Motown ou Stax. La mélodie vocale est super soignée. La frappe de Martin est métronomique et colle parfaitement au style. Et la production est parfaite. On sent revivre tous les vieux instruments vintage que le duo exploite à merveille.

Les Courettes savent aussi ralentir le tempo. Vous voulez une petite balade avec des guitares twangy aux relents de surf music ? Le groupe a ça en magasin. Ça s’appelle « Until You’re Mine ». Des sonorités un rien empruntées à Poison Ivy des Cramps. Ça aurait pu figurer sur une compil Peebles ou sur les Nuggets de Lenny Kaye.

Une petite ballade pour finir ? Allez « Cry, Cry, Cry »… Ça rappelle des groupes comme les Brood, adeptes du garage revival des eighties sortis sur le label Estrus records et Dionysus Records.

Avec ce troisième album, les Courettes imposent leur style certes inspiré des sixties mais auquel ils ajoutent avec brio leur personnalité, leur simplicité et leur talent. Avec Back In Mono, ils intègrent par la grande porte le cercle très fermé des grands noms du rock garage revival. Les Fuzztones ont régné en maitres sur les eighties, les années 2020 verront le règne des Courettes ! Back In Mono va faire un carton dans le monde garage rock !

NOTE DE L'AUTEUR : 9 / 10



Partagez cet article sur vos réseaux sociaux :

Ces articles en relation peuvent aussi vous intéresser...

Ces artistes en relation peuvent aussi vous intéresser...

Advertisements